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Le manque de transparence dénoncé

 

 
Elle a appris avec étonnement que le promoteur savait depuis plusieurs mois que son projet était en difficulté. Dans les faits, Nav Canada, qui assure le contrôle de la circulation aérienne partout au pays, interdit l'implantation d'éoliennes sur la partie du territoire de la municipalité de Sainte-Flavie visée par le projet proposé. Une lettre a même été expédiée en début d'année à la compagnie Kruger pour l'aviser que son initiative ne pourrait se réaliser comme prévu dans ce secteur.

La mairesse de Sainte-Luce a mis la main sur le document. « Les sept éoliennes de Sainte-Flavie ne pourraient pas être construites dans le projet de Kruger, parce qu'elles viendraient nuire au trafic aérien », indique-t-elle. Ce n'est donc pas seulement en raison de l'attitude des élus et des opposants de Sainte-Luce que le projet ne pouvait se concrétiser comme souhaité.

Kruger n'a pas parlé de cet avis lorsque l'annonce de l'abandon du projet a été faite il y a quelques semaines, note la mairesse. « On a tellement eu peu de collaboration de cette compagnie-là, pis on s'est tellement fait jouer dans le dos », déplore-t-elle.

De son côté, le maire de Sainte-Flavie, Jean-François Fortin a obtenu copie de la même lettre mercredi. Peu surpris de la décision de Nav Canada, il aurait aimé lui aussi que Kruger fasse preuve de plus de transparence.

« Ce que j'aurais apprécié c'est de l'obtenir directement d'eux à partir du moment où ils ont eu connaissance de cause d'une situation qui n'était plus la même », dit-il. M. Fortin précise cependant qu'au moment où Kruger a reçu cet avis, il n'y avait plus de communication entre le comité de concertation et le promoteur.

Le jeudi 23 avril 2009.
http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2009/04/18/002-kruger-parc-eolien-reactions.asp