Livraison des premières tours d’éoliennes de 100 mètres (Le lundi 21 juillet 2008)
Gilles Gagné
Le Soleil
Collaboration spéciale
Saint-Siméon
Fabrication Delta, un atelier d’usinage de Saint-Siméon, en Gaspésie, a chargé cette semaine sur 10 wagons les sections des deux premières tours éoliennes de 100 mètres fabriquées dans les Amériques. Le convoi partira la semaine prochaine vers Cadillac, au Michigan, quand les deux bases de ces tours auront été chargées sur un onzième wagon.
Les tours seront érigées dans un parc éolien appartenant à Heritage Sustainable Energy et qui comptera huit tours munies de turbines de 2,5 mégawatts. Les six tours additionnelles devraient aussi être produites par Fabrication Delta.
La firme gaspésienne doit maintenant fabriquer deux tours de 61 mètres pour Johnson Control, de l’Illinois. Elle lorgne un autre contrat de quatre tours de 60 mètres pour les Maritimes.
Ces contrats découlent de la confiance de deux turbiniers allemands, Fuhrlander et Vensys AG, précise Élie Arsenault, directeur des ventes et chargé de projet à Fabrication Delta.
«Dans le secteur éolien, c’est le turbinier, ou son distributeur d’équipement, qui trouve un fournisseur pour chacune des composantes», rappelle M. Arsenault.
Ces contrats de quelques millions de dollars entraînent de solides retombées sur l’emploi à l’atelier, où le personnel est passé de 40 travailleurs à près de 60.
«Nous avons beaucoup de travail. Nous venons de compléter une expansion, nous faisons des marquises pour les stations-services, des réservoirs pour Xstrata en Ontario, des travaux pour Uniboard à Sayabec et Tembec à Matane. Nous avons aussi été choisis pour fabriquer les ancrages des parcs éoliens de Carleton et de Matane-Saint-Léandre», note Élie Arsenault.
À l’exception du petit parc Renard, dans lequel Fabrication Delta était actionnaire, la préparation d’ancrages constitue un premier contrat éolien important au Québec, puisque la firme n’avait pu attirer les faveurs du turbinier General Electric lors de l’appel d’offres de 1000 mégawatts de 2004.
À l’étranger
Venue près de quitter la filière éolienne, la compagnie a toutefois trouvé du boulot pour des développeurs du Colorado, de l’A-laska et de la Nouvelle-Écosse.
L’acheminement de 11 wagons au Michigan la semaine prochaine représente aussi un premier envoi massif par rail de composantes éoliennes à partir de la Gaspésie, qui avait reçu par train des composantes ayant servi à la construction des parcs éoliens de Murdochville. Élie Arsenault assure que le rail sera de nouveau utilisé.
«Notre section la plus longue fait 22 mètres et elle pèse 73 tonnes. Livrer ça en camion aurait coûté une fortune, considérant aussi le prix du carburant», observe-t-il.
En marge de l’appel d’offres de 2 000 mégawatts conclu en mai, Fabrication Delta ambitionne de se qualifier comme fournisseur de tours du turbinier allemand REpower.
Le lundi 21 juillet 2008
www.cyberpresse.ca/article/20080719/CPSOLEIL/80718226/6586/CPSOLEIL02
Biomasse forestière - Le syndicat représentera les intérêts des producteurs forestiers (Le lundi 21 juillet 2008)
Rimouski – La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) a récemment confirmé le rôle du Syndicat des producteurs forestiers comme agent de vente et de mise en marché des producteurs de son territoire, en ce qui concerne les bois à des fins de production d’énergie. La RMAAQ a ainsi approuvé une modification au règlement sur l’Agence de vente en commun des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent. Cette dernière est entrée en vigueur suite à sa parution dans la Gazette officielle du Québec le 2 juillet.
Comme pour le secteur des pâtes, papiers et panneaux, les propriétaires forestiers pourront compter sur le Syndicat pour négocier les meilleures conditions possibles pour la biomasse forestière en provenance de la forêt privée. Même si cette ressource était déjà incluse au Plan conjoint des producteurs forestiers et au règlement sur l’agence de vente, le Syndicat souhaitait que soit précisé son rôle, étant donné que l’utilisation de la biomasse forestière est en plein développement et qu’elle se situe principalement en forêt privée. L’organisation considère que les producteurs doivent se donner les moyens efficaces pour la mise en marché de ce produit qui leur appartient.
Les entreprises et organismes intéressés par la biomasse forestière à des fins de production d’énergie sont donc invités à communiquer avec le Syndicat pour prendre des informations et convenir éventuellement de mesures et de conditions d’approvisionnement.
Le lundi 21 juillet 2008
www.bas-saint-laurent.org/texte.asp?id=7136
Message important du maire de Saint-Gédéon-de-Beauce - Un projet d’affaires & de société novateur en Beauce (Le mercredi 16 juillet 2008)
SAINT-GEDEON-DE-BEAUCE, QC, le 15 juill. /CNW Telbec/ -
Le 4 juillet dernier s’organisait le plus important rassemblement des décideurs et intervenants en développement économique de la région de Chaudière-Appalaches au centre des congrès du Georgesville à Saint-Georges. Orchestrée par Corporation de développement industriel de Saint-Gédéon (CORDI inc.), le CLD de Beauce-Sartigan et Compétitivité-Québec, cette rencontre a permis à 60 personnes de prendre connaissance d’une proposition industrielle novatrice pour la mise en place d’un premier consortium PHENIX beauceron.
Nos industries manufacturières en Beauce sont confrontées à des défis majeurs et sans précédents. Les coûts d’énergie qui grimpent sans cesse, la hausse du dollar canadien, le ralentissement de l’économie américaine, l’économie des pays émergeants, tous ces facteurs ébranlent notre structure industrielle actuelle et l’environnement économique de nos entreprises.
Face à cette réalité, nous sommes dans l’obligation de revoir nos stratégies et nos tactiques manufacturières. Nous devons prendre le virage ECO-INDUSTRIEL en ligne avec les prérogatives de l’environnement et du développement durable. Nous devons donc réagir et riposter selon une nouvelle vision commune de l’action.
L’objectif est de regrouper les entreprises autour de la fabrication d’un nouveau type d’éolienne produisant de 1 à 10 kilowatts. En effectuant ce virage industriel, nous nous assurerons d’être au diapason des nouvelles
opportunités liées à l’environnement et à la responsabilité sociale et positionnera le Québec comme un LEADER mondial au niveau industriel.
En plus d’être un modèle innovant, le projet permettra de conjuguer toutes les forces vives de notre territoire telles que le développement d’un créneau d’excellence, une richesse humaine disponible et des intervenants dynamiques et visionnaires.
Un nouveau modèle d’affaires en Beauce
La mise en place du consortium PHENIX est un projet régional et mobilisateur qui maximisera l’expertise des entreprises déjà en place et qui permettra la création d’une entreprise d’assemblage dans une municipalité dynamique et assurera des emplois de qualité à des ressources directement touchées par le ralentissement économique vécu par notre région.
Renseignements: CORDI ST-GEDEON inc.: Eric Lachance, président, (418)
582-3341, ericmaire@globetrotter.net
Le mercredi 16 juillet 2008
www.newswire.ca/en/releases/archive/July2008/15/c4627.html
L’hôpital d’Amqui sera chauffé à la biomasse (Le mercredi 16 juillet 2008)
La région du Bas-Saint-Laurent se tourne vers ses résidus forestiers afin de réduire sa facture de chauffage.
par Alain Duhamel
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Texte mis en ligne le 10 juillet 2008 à 9:44
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La biomasse forestière se compose des résidus (cimes, branches ou écorces) qui, réduits en copeaux ou en granules, peuvent chauffer des chaudières à eau.
Le centre hospitalier d’Amqui consacrera 1,3 million de dollars cet automne pour convertir sa chaufferie centrale à la biomasse forestière.
L’hôpital de 49 lits serait ainsi la première institution publique régionale à adapter son système de chauffage pour s’approvisionner aux sources de l’or vert du Bas-Saint- Laurent : sa forêt, qui couvre plus de 87 % de son territoire. La biomasse forestière se compose des résidus (cimes, branches ou écorces) qui, réduits en copeaux ou en granules, peuvent chauffer des chaudières à eau.
L’institution a confié l’exploitation de sa chaufferie à une société locale, Énergie CFM, filiale de la Coopérative forestière de la Matapédia, qui l’approvisionnera en biomasse.
” C’est une entente clé en main, dit Nicole Morin, directrice de l’hôpital. Nous restons propriétaires des installations, mais nous achèterons de l’énergie à un prix convenu en faisant des économies appréciables. ” La facture annuelle de chauffage de 600 000 $ diminuera de 120 000 $, selon les prévisions.
La Coopérative, qui emploie 86 travailleurs en forêt, écoule ainsi un sous-produit issu de ses travaux forestiers. ” Nous récolterons la biomasse en même temps que le billot, dit Yoland Légaré, directeur général de la Coopérative. C’est le début d’une filière intéressante qui créera des emplois en forêt, développera l’économie régionale et nous apportera un savoir-faire nouveau. ”
Chaufferies communautaires
Cet exemple est précurseur d’un mouvement qui devrait se répandre rapidement dans le Bas-Saint-Laurent. La municipalité de Mont-Carmel se propose d’utiliser la biomasse de sa forêt communale pour chauffer son bureau municipal, l’école et l’église. La ville d’Amqui envisage un réseau qui reliera des édifices publics.
L’événement déclencheur de ce mouvement est survenu en avril 2006 lorsque Hydro-Québec a aboli le tarif préférentiel consenti aux institutions qui avaient installé des systèmes bi-énergie au milieu des années 1980. Depuis, l’augmentation des prix du mazout et de l’électricité accélère la conversion à la biomasse.
La Conférence régionale des élus (CRÉ) du Bas-Saint- Laurent entend favoriser l’installation de chaufferies communautaires qui fourniront en chaleur plusieurs édifices publics reliés à une chaufferie centrale. Sa stratégie vise les bâtiments déjà équipés d’un système de chauffage à l’eau chaude. Elle envisage d’ici 2010 l’installation d’une dizaine de chaufferies communautaires.
Ce faisant, elle fera d’une pierre deux coups : elle réduira le coût de chauffage des édifices publics et ouvrira un nouveau marché à l’industrie forestière locale qui peine à se relever de la crise du bois d’oeuvre.
Au Québec, l’utilisation de la biomasse forestière pour se chauffer n’est pas nouvelle. Elle reste négligeable, ne dépassant pas 10 % de la consommation de la province. Le secteur industriel en est le plus grand utilisateur, grâce aux scieries qui l’utilisent pour sécher le bois. Elle est populaire dans les pays nordiques comme la Finlande, l’Autriche et la Suède, où le quart de l’énergie de chauffage provient de la biomassse.
” L’Europe est très en avance sur nous, dit Denis Pineault, de la CRÉ. On pensait qu’il n’y avait rien à faire avec ce qui était laissé au sol après l’exploitation, mais les Européens nous démontrent que c’était une erreur ! ”
Cet article est tiré du journal Les Affaires du 12 au 18 juillet 2008
Le mercredi 16 juillet 2008
www.visiondurable.com/article-231003-Lhopital-dAmqui-sera-chauffe-a-la-biomasse.html
Les projets éoliens communautaires menacés (Le mercredi 16 juillet 2008)
10 juillet 2008 - 06h26
La Presse
Les municipalités et les communautés autochtones, qui ont attendu longtemps leur tour de profiter de la manne éolienne, pourraient ne rien avoir du tout en raison des conditions imposées par le gouvernement à l’appel d’offres qui leur est réservé.
- Cliquez pour en savoir plus :
- Hydro-Québec
- | Ressources
- | ministère de l’Énergie
- | Bernard Généreux
- | Hélimax
En même temps, à Rivière-du-Loup, ce qui était annoncé comme le plus important projet éolien au Canada pourrait être abandonné par son promoteur Skypower, faute de rentablité.
Laissés pour compte dans les deux premiers appels d’offres éoliens d’Hydro-Québec, les municipalités et les autochtones ont obtenu un prix de consolation, un appel d’offres de 500 mégawatts qui leur est réservé. Mais le prix plafond qui l’accompagne est trop bas pour réaliser des projets rentables.
Dans l’industrie, on est unanimes. Le prix plafond de 9,5 cents le kilowattheure imposé à des projets ne pouvant pas dépasser 25 mégawatts chacun ne permet pas la réalisation de projets rentables.
«Ce n’est pas assez», dit Gilles Lefrançois, le président d’Innergex, l’entreprise qui a obtenu la part du lion du premier appel d’offres d’Hydro-Québec pour 1000 mégawatts d’énergie éolienne en Gaspésie.
Selon lui, les petits projets coûtent plus cher à réaliser en raison des frais fixes. «Les études environnementales et le financement, ça revient plus cher pour un petit projet qu’un gros», illustre-t-il.
En outre, les municipalités et les groupes autochtones arrivent tard dans le marché du vent, alors que les meilleurs sites ont trouvé preneur. “On a épuré les meilleurs gisements”, déplore Bernard Généreux, le président de la Fédération québécoise des municipalités.
Les gisements éoliens qui restent sont aussi plus éloignés des lignes de transmission, ce qui augmente le coût des futurs projets. «Ça risque de nous forcer à développer des projets à la limite de la rentabilité et s’il y a des échecs, ça nuira considérablement à notre capacité de développer d’autre chose», s’inquiète Bernard Généreux.
Le prix plafond fixé par le ministère de l’Énergie et des Ressources, soit 9,5 cents le kilowattheure, est plus élevé que les prix moyens obtenus à la suite des deux premiers appels d’offres éoliens d’Hydro-Québec (6,5 cents et 8,7 cents, sans le transport et l’équilibrage).
l est quand même beaucoup trop bas, selon l’Association canadienne de l’énergie éolienne, mieux connue sous son acronyme anglais CanWEA. L’association des producteurs d’énergie éolienne est d’avis qu’il ne devrait pas y avoir de prix plafond.
S’il doit y avoir un prix maximum, ce prix devrait être entre 11,5 et 13,5 cents le kilowattheure, a-t-elle fait valoir au ministère de l’Énergie et des Ressources, en se basant sur une étude commandée à la firme de consultants Hélimax.
Selon les experts d’Hélimax, le prix maximum de 9,5 cents le kilowattheure génère un rendement de seulement 2% pour les projets communautaires. Par comparaison, les projets privés déjà acceptés par Hydro-Québec sont beaucoup plus rentables, avec des taux de rendement variant entre 10 et 15%.
Au ministère de l’Énergie et des Ressources, on affirme que c’est à la demande des municipalités et des groupes autochtones qu’un prix plafond a été fixé. L’idée était que personne ne voulait que les projets se nuisent entre eux, explique Pascal d’Astous, porte-parole du ministre Claude Béchard.
Étant donné les commentaires négatifs reçus depuis qu’il est connu, ce prix maximum pourrait être augmenté, a-t-il laissé entendre.
Le gouvernement et Hydro-Québec mettent au point les derniers détails de l’appel d’offres réservé aux municipalités et aux groupes autochtones, qui doit être lancé officiellement à l’automne.
Le député de Jonquière et porte-parole du Parti québécois en matière d’énergie, Sylvain Gaudrault, est d’avis que le prix plafond n’est pas la seule chose qui cloche dans les conditions imposées par le gouvernement. Le pourcentage de contenu québécois des projets, fixé à 60%, est nettement insuffisant pour assurer le développement d’une industrie québécoise de l’énergie éolienne, selon lui.
Il faudrait «exiger que plus de composantes de la nacelle soient fabriquées au Québec, comme le rotor, la transmission et la génératrice, soit les composantes à haute teneur technologique», a-t-il réclamé.
Le mercredi 16 juillet 2008
lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080710/LAINFORMER/807100658/5891/LAINFORMER01
GE investira 100 M$ US dans trois parcs éoliens (Le mercredi 16 juillet 2008)
10 juillet 2008 - 06h34
Bloomberg
General Electric (GE), premier fabricant mondial d’équipement de production d’électricité, a fait savoir qu’il investira 100 M$ US dans trois parcs éoliens en construction dans les parties nord et ouest de l’État de New York.
- Cliquez pour en savoir plus :
- GE Energy Financial Services
Cet investissement qui sera réalisé par GE Energy Financial Services porte l’engagement total dans les énergies renouvelables à plus de 4 G$ US, a précisé hier la société dans un communiqué.
GE, qui est également le plus grand fournisseur d’éoliennes aux États-Unis, augmente ses investissements pour profiter des crédits d’impôt du gouvernement fédéral américain et des exigences minimales des États en ce qui concerne les énergies renouvelables.
Le secteur éolien est la source d’énergie renouvelable dont la croissance est la plus rapide dans le monde parce que cette technologie est moins chère que les systèmes solaires ou les usines géothermales.
«Nous avons atteint la barre des 4 G$ US cinq mois seulement après avoir franchi le seuil de 3 G$ US, ce qui confirme que notre division d’énergie renouvelable est notre secteur à la croissance la plus importante», a indiqué dans le communiqué Alex Urquhart, président et PDG de GE Energy Financial Services
Incluant l’investissement annoncé hier, GE Energy Financial Services possède ou possédera 76 parcs éoliens dans le monde d’une capacité totale de plus de 4000 mégawatts. L’entreprise projette d’investir 6 milliards US dans cette activité d’ici 2010.
GE va acheter des participations dans un parc éolien de l’État de New York de Noble Environmental Power, une division dont JPMorgan Chase&Co. est propriétaire majoritaire. JPMorgan Chase&Co. est la plus importante banque américaine sur le plan de la capitalisation boursière.
Le mercredi 16 juillet 2008
lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080710/LAINFORMER/807100662/5891/LAINFORMER01
Des éoliennes au cœur du Plateau (Le mercredi 16 juillet 2008)
Pour surveiller ses deux éoliennes et ses trois panneaux solaires, Hugues Leblanc a installé une caméra sur le toit.
Photo Patrick Sanfaçon, La Presse
Clément Sabourin
La Presse
Quand on pense éoliennes, on pense immenses hélices blanches plantées au milieu des champs de la Gaspésie et du Bas-du-Fleuve. Difficile de croire qu’on en trouve aussi… au coeur du Plateau Mont-Royal! Avenue du Parc, Hugues Leblanc produit sa propre électricité. Et ce n’est absolument pas rentable. Pour le moment.
Si une autre crise du verglas devait plonger Montréal dans le noir, une maison serait encore éclairée, au cœur du Plateau-Mont-Royal. Une maison coiffée de deux éoliennes fabriquées par Hugues Leblanc, un débrouillard qui a choisi de
produire sa propre électricité.
Les grandes pales grises sont invisibles de la rue, tout comme les trois panneaux solaires installés près des éoliennes. C’est dans le salon de ce trentenaire qu’on découvre le «système parallèle», comme il le nomme. Sur une étagère trônent trois batteries, une douzaine de prises et quelques appareils qui clignotent.
«En ce moment, je suis alimenté par le solaire et l’éolien. Si j’abaisse l’interrupteur, je me branche sur le réseau Hydro-Québec», montre M. Leblanc avec fierté. «C’est un système assez rapide, pour qu’il n’y ait pas d’interruption de courant.»
Les 100 watts produits quotidiennement sur le toit de l’immeuble à trois étages alimentent la télévision, le magnétoscope, l’imprimante, une chaîne stéréo ainsi que les lumières du salon et de la salle à manger. «Ça fait beaucoup d’installations matérielles pour peu de courant », dit-il en souriant.
Mais qu’importe le rendement, M. Leblanc ne cherchait pas l’indépendance énergétique lorsqu’il a commencé à s’intéresser aux technologies de production domestique d’électricité, il y a trois ans. «Je voulais juste essayer», explique celui qui n’estime pas être un militant écologique.
Lorsqu’il a acheté sa première éolienne chez Canadian Tire, il a vite constaté que peu d’électricité était produite. «Je me suis plaint à la compagnie, qui m’a répondu qu’elle n’était pas installée suffisamment en hauteur et que les câbles n’étaient pas assez gros. Ils m’ont sorti toutes sortes d’excuses.»
M. Leblanc revend donc rapidement son hélice et entreprend d’en construire une plus performante. Comme expérience en la matière, cet aide-infirmier en gériatrie a «un peu travaillé les motos» dans sa jeunesse.
En fouillant sur l’internet, il tombe sur des sites où des amateurs comme lui fournissent de nombreux tuyaux, qui lui permettent de bricoler deux éoliennes de deux mètres de diamètre.
Il profite également de ses recherches sur la Toile pour commander trois panneaux solaires à Miami, «car pour le même prix que ceux vendus ici, ils étaient trois fois plus puissants».
Si l’installation des trois panneaux n’a pas posé problème, il aura fallu un an et demi pour mettre au point ses éoliennes… Non sans quelques ratés, tels que des hélices qui se décrochent – sans causer de dommages, précise-t-il – ou un vent soufflant si fort, environ 80 km/h, qu’il a dû monter sur son toit, qui n’est accessible que par une frêle échelle. «Je croyais que ça allait arracher le toit!»
Pour surveiller en tout temps les deux éoliennes et les trois panneaux solaires, les images du toit sont retransmises en permanence sur la télévision de l’appartement, grâce à une caméra fixe. M. Leblanc appelle cela «le canal éolien». Mais depuis un an et demi, il n’y a plus de gros problèmes à gérer, assure-t-il. Tout au plus, quelques mécanismes à huiler.
Reste qu’après avoir investi près de 4000 $, ce bricoleur n’économise chaque mois qu’entre 5 et 10$, soit 10% de sa facture d’électricité. «Jamais je ne récupérerai mon argent ! Il faudrait multiplier l’installation par 10», rigole-t-il, avant de reprendre son sérieux et de dénoncer le faible coût de l’électricité au Québec, qui n’encourage pas le développement de l’éolien et du solaire, selon lui.
Vélos électriques
Ce qui rend Hugues Leblanc encore plus fier se trouve dans la pénombre de la salle à manger, où se côtoient machine à coudre, livres et multiples outils de mécanique. Mais ce qui attire surtout l’œil, ce sont ces vélos drôlement bidouillés qui pendent du plafond, attachés à de larges chaînes.
«Quand le projet d’éoliennes et de panneaux solaires a été achevé, je me suis mis à faire des vélos électriques!»
Alors qu’il lui fallait 20 minutes avec un vélo ordinaire pour se rendre à l’hôpital où il travaille, M. Leblanc ne met plus que 8 minutes avec son nouveau prototype qui peut filer à 44 km/h pendant une heure.
«Si jamais tout flanche, qu’il y a une panne générale de courant et que la rue est sombre, et bien moi je continuerai à m’éclairer.» Et si son fameux « système parallèle» lui a coûté cher, son système de transport, lui, est complètement gratuit. Pas mal en ces temps où le prix de l’essence ne cesse de grimper !
Le mercredi 16 juillet 2008
www.cyberpresse.ca/article/20080710/CPENVIRONNEMENT/80709267/6730/CPA
La porte s’ouvre pour des projets ambitieux (Le mardi 15 juillet 2008)

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean conserve encore des espoirs de tirer des bénéfices substantiels de l’industrie de l’énergie éolienne.
Les résultats d’une étude de faisabilité, commandée par la firme saguenéenne STAS et d’autres partenaires du Saguenay, de la Beauce et de l’Estrie, ouvrent la porte à d’ambitieux projets éoliens.
Parmi les partenaires financiers de l’étude, on retrouve Promotion Saguenay, un organisme paramunicipal. Celui-ci a investi 24 000 des 300 000 dollars que le document a coûtés. Selon le responsable du dossier au sein de cet organisme, Claude Bouchard, les résultats de l’étude laissent penser que tous les ingrédients sont présents pour aspirer à de gros projets, notamment le marché et l’expertise des Saguenéens.
Le projet de quelques dizaines de millions que caressent STAS et son réseau de manufacturiers consiste à produire, au Québec et en partenariat, des éoliennes de conception allemande.
Le mardi 15 juillet 2008
www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2008/07/07/004-eoliennes_saguenay.shtml
«L’électricité québécoise n’échappera pas à la hausse du prix de l’énergie» Le mardi 15 juillet 2008
Clément Sabourin
La Presse
La hausse du cours du pétrole pourrait forcer Hydro-Québec à augmenter ses tarifs, ce qui rendrait l’énergie renouvelable plus rentable. C’est ce qu’a expliqué à La Presse Jean-Louis Chaumel, directeur du groupe sur l’énergie éolienne de l’Université du Québec à Rimouski.
Q Est-ce rentable pour un particulier de s’équiper en éoliennes ou en panneaux solaires?
R Aucune éolienne dans le monde ne peut actuellement satisfaire la demande en électricité d’une maison canadienne, tant les Canadiens sont des consommateurs d’énergie éhontés et tant le prix de l’électricité au Québec est bas. Mais si Hydro-Québec augmente ses tarifs dans les prochains mois, tout peut basculer.
Q La hausse du prix du pétrole peut-elle hâter cette transition vers l’éolien?
R Des milliers de Québécois se chauffent au mazout, mais n’en veulent plus car les prix explosent. Nous allons assister l’hiver prochain à un glissement massif vers le chauffage électrique. C’est déjà en train de se produire. Il est difficile de quantifier l’ampleur de ce mouvement, mais il est déjà amorcé.
Q Hydro-Québec pourra-t-elle satisfaire cette augmentation de la demande?
R Depuis deux ans, Hydro-Québec passe de justesse les pointes de consommation pendant l’hiver. Alors, avec le glissement du mazout vers l’électricité, la société risque de ne plus être capable de répondre à la demande. Elle devra importer de l’électricité du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, qui vont la vendre très cher. Au final, pour endiguer cette hémorragie vers le chauffage électrique, Hydro-Québec n’aura qu’un seul moyen : l’augmentation tarifaire.
Q Cela rendrait l’éolien et le solaire finalement rentables?
R C’est ce qui s’est passé dans l’État de New York : à cause du prix de l’électricité là-bas, mais aussi grâce aux subventions accordées par l’État, l’éolien est devenu rentable. Pour répondre à la demande, on a choisi d’aider les particuliers à s’équiper en panneaux solaires et en éoliennes, au lieu de multiplier la construction de centrales au charbon ou au gaz.
Le mardi 15 juillet 2008
www.cyberpresse.ca/article/20080710/CPENVIRONNEMENT/807100621/1019/CPACTUALITES
Boralex acquiert des droits pour un projet éolien en Ontario (Le mardi 15 juillet 2008)
à 14h40 le 09 juillet 2008
LA PRESSE CANADIENNE
MONTREAL - Boralex a acquis des droits pour un projet éolien d’une puissance installée potentielle de 100 mégawatts en Ontario.
La compagnie a indiqué mercredi, en annonçant cette transaction, que le projet, situé dans la municipalité de Chatham-Kent, dans le sud-ouest de la province, sera déposé dans le cadre de l’appel d’offres III pour 500 mégawatts d’énergie renouvelable de l’office de l’électricité de l’Ontario (Ontario Power Authority) attendu cet automne.
Cet appel d’offres représente une des étapes du gouvernement ontarien pour l’obtention de 2000 mégawatts d’énergie renouvelable.
Le mardi 15 juillet 2008
www.jminforme.ca/economie/article/349428;economie