LA VOIX DU RESTIGOUCHE / Parc éolien de Carleton: les travaux avancent rondement / (le 28 juillet 2008)

CARLETON - Vent, brume, pluie… Les températures maussades du mois de juin n’ont pas été propices à la progression des travaux du parc éolien de Carleton.

Qu’à cela ne tienne, les conditions météorologiques favorables de juillet ont permis à l’équipe d’atteindre une vitesse de croisière enviable.

Selon Luc Leblanc, porte-parole de Cartier Énergie Éolienne (promoteur du projet), le chantier du projet éolien Carleton est actuellement en pleine ébullition. «On est au moment le plus fort des travaux. Il y a présentement environ 325 personnes qui travaillent sur le chantier. Et ça, c’est sans compter les employés qui oeuvrent sur les lignes d’Hydro-Québec. De près ou de loin, il y a donc environ 400 personnes qui travaillent ici chaque jour», indique LeBlanc.

Fait à noter, sur les 325 employés directement rattachés au chantier éolien, 81% – donc plus ou moins 263 travailleurs – proviennent de la Gaspésie. «Il y a énormément de retombées au niveau de l’emploi pour la région, et c’est bon pour l’économie en général», poursuit Leblanc.

À ce moment, tout indique que Cartier Énergie Éolienne sera en mesure de respecter – et même de devancer de quelques semaines – son échéancier de livraison d’électricité à Hydro-Québec. Cet échéancier, rappelons-le, est prévu pour le 1er décembre 2008. (JFB)

Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.lavoixdurestigouche.ca/actualite/article/363534;actualite

LE DEVOIR / Libre Opinion - La pire méthode de gestion des déchets / (le 28 juillet 2008)

Le projet d’agrandissement du dépotoir de Westville, dans le nord de l’État de New York, menace directement la salubrité des eaux coulant depuis les Adirondacks, ce qui inclut notamment la rivière Châteauguay, mais également de nombreux cours d’eau sillonnant le Haut-Saint-Laurent. Les inquiétudes concernant la qualité de l’air aux environs du site, mais aussi sur une plus longue distance, sont également compréhensibles et fondées. Au-delà du symptôme du «pas dans ma cour», le projet proposé reflète de loin la pire méthode de gestion des déchets.

Pourquoi alors multiplier par six la taille du dépotoir, comme on le prévoit? Bien évidemment, parce que c’est rentable d’enfouir les ordures. Rien de plus simple! Quand on sait le retard que les États-Unis accusent en matière de gestion des déchets (les États-Unis produisent 12,5 % des déchets mondiaux, mais ne représentent pas 1 % de la population mondiale), on se demande bien pourquoi nous devrions en subir les conséquences. Un dépotoir, c’est la solution la plus simple sur le plan économique et la pire sur le plan environnemental.

L’Europe a passé des années à étudier la situation de la gestion des déchets et en est arrivée à une conclusion, il y a un mois, en adoptant une hiérarchie des méthodes de gestion des déchets. D’abord, réduire la quantité de déchets produits. Ensuite, réutiliser (ce qu’il est possible de faire avec les dépôts sur les bouteilles de bière et les 18 litres d’eau). Puis recycler (comme le très efficace dépôt sur le plastique, le verre et l’aluminium, les collectes sélectives, pas seulement à la maison mais à tous les coins de rue, dans les édifices publics).

Et pour le reste, l’incinération avec récupération efficace (de 25 à 80 %) de l’énergie contenue dans les déchets résiduels. En guise de transition, on permet la mise en décharge, qui doit cependant être complètement éradiquée d’ici 2025, objectif déjà atteint en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. En Europe, comme partout ailleurs, la dernière chose à faire — on l’a compris — serait donc d’augmenter (par six fois!) la taille des décharges.

Outre la quantité effroyable de gaz à effet de serre émise par les décharges (laquelle n’est malheureusement pas le premier souci pour de très nombreux États-Uniens), il y a également deux aberrations à mettre les déchets en décharge. La première, et de loin la pire, c’est que les décharges n’assument pas du tout la sécurité de ce qu’on met dedans. Pire, la garantie des membranes géotextiles, qui sont mises au fond des décharges et qui sont sensées empêcher le contact avec la nappe phréatique, ne dépasse pas les 5 à 10 ans. Imaginez: la garantie sur une automobile est aussi longue que celle qui protège une nappe phréatique des contenus toxiques des déchets. Mais qu’est-ce qui se passe après cette période de garantie?

Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil à la situation des déchets à Naples, en Italie, où les dioxines provenant d’ordures abandonnées n’importe où ont contaminé le sol et l’alimentation des vaches laitières à l’origine de la fabrication du fromage mozzarella. Bien sûr, à Naples, on parlait de décharges illégales, c’est-à-dire sans membrane géotextile et sans clôture autour du site. C’est à peu près la différence entre une décharge contrôlée et une illégale…

Mais au-delà de cette mise en contexte de l’élimination inadéquate de ces déchets qui peupleront le sous-sol de l’État de New York pendant des siècles, on pourra toujours soutenir que c’est la solution la moins chère.

Dommage, voisins étasuniens, vous êtes installés au pays le plus riche au monde! Et New York est l’un des États les plus riches aussi. Il y a donc forcément une solution meilleure pour l’environnement, fut-elle plus chère sur le coup, mais bien plus rentable pour le futur.

Je parle évidemment du recyclage. Le comté de Franklin (dont il est question) n’a pas de service de recyclage, selon Claude De Bellefeuille, députée bloquiste de la région. Avec un taux de recyclage de 29 % (en 2005, ce qui est sous la moyenne nationale), l’État de New York devrait augmenter son taux de recyclage avant de venir enfouir des papiers, des plastiques et des métaux sous nos yeux. Pour les matières non recyclables, dont la biomasse (déchets de jardin, restes alimentaires), elles sont bien mieux valorisées énergétiquement (toute la biomasse, soit 60 % des déchets résiduels incinérés, est neutre au plan carbonique) que laissées libres de former du méthane (21 fois plus dangereux que le CO2 en ce qui a trait au potentiel de changement climatique) et des dioxines.

Si les États-Unis s’inquiètent de la montée du prix du pétrole, pourquoi ne se lancent-ils pas dans le recyclage et la valorisation énergétique des déchets résiduels? La dépendance aux énergies importées serait réduite, sans parler de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’une gestion hygiénique des déchets. Le seul argument contre ces formes complémentaires de valorisation des déchets, c’est qu’elles sont chères.

Mais si les Belges, les Allemands, les Italiens et les Français peuvent se payer ce système, pourquoi pas nos voisins du sud? Et il y a des sous à faire à développer ces technologies: le recycleur collecte des matières pour presque rien et peut désormais les revendre à profit (surtout les métaux). Quant à la valorisation énergétique, c’est une énergie renouvelable, au même titre que l’hydroélectricité ou l’éolien.

Bref, même s’il y a peu de chances que le projet soit modifié ou annulé, il doit servir d’exemple pour le Québec, où nous pouvons encore augmenter notre taux de recyclage (actuellement de 48 %) et où on devrait sérieusement songer à fermer nos décharges afin de réduire nos émissions de GES et cesser de laisser des traces archéologiques de notre présence consumériste qui persisteront durant des centaines d’années.

Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.ledevoir.com/2008/07/25/199108.html

LA VOIX DU RESTIGOUCHE / Nathalie Normandeau visite le parc éolien de Carleton / (le 28 juillet 2008)

CARLETON - La vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau, a constaté en personne la progression des travaux du parc éolien de Carleton. Cette dernière a pris part, le 15 juillet, à une visite guidée du chantier de construction derrière le Mont St-Joseph.

Il s’agissait d’une première inspection du genre pour la députée-ministre depuis l’annonce du projet. «Il faut vraiment voir le site en personne pour constater l’immensité du chantier. C’est énorme, et très impressionnant», s’est exclamée la ministre.

Et elle n’a pas tout à fait tort puisque le parc éolien de la compagnie Cartier Énergie Éolienne comptera ni plus ni moins que 73 éoliennes sur un territoire de 5000 hectares. Au moment de la visite ministérielle, 15 de ces 73 éoliennes avaient été complètement érigées.

Mais au-delà du gigantisme et des qualités techniques du projet, ce sont les aspects humains et sociaux de ce dernier qui frappent particulièrement la ministre. «Pour les communautés qui sont touchées, c’est vraiment de bonnes nouvelles. Les impacts économiques se font sentir chez les commerçants, les restaurateurs, les propriétaires de logements. Tout le monde en bénéficie», indique-t-elle.

Outre le projet éolien de Carleton, rappelons que des projets auront également cours dans la région des Plateaux de Matapédia ainsi que dans la région de New Richmond. D’autres projets de plus petites envergures pourraient également voir le jour dans le cadre du prochain appel d’offres d’Hydro-Québec sur l’énergie éolienne.

«Dans le calendrier actuel, il y aura de l’ouvrage dans les chantiers éoliens jusqu’en 2014. C’est une perspective intéressante pour nos travailleurs gaspésiens. Ça fait du bien de voir nos gens à l’oeuvre chez eux», poursuit Normandeau.

Paulo Leblanc de Carleton est l’exemple parfait des propos de la ministre. Travailleur de la construction depuis 1975, il en est à son quatrième chantier éolien. Il a participé à l’érection d’une bonne centaine d’éoliennes jusqu’ici. «J’ai travaillé à Vancouver, en Albert, partout ailleurs au Québec, mais c’est la première fois que j’ai la chance de travailler chez-nous, dans mon coin. Et je dois admettre que j’aime pas mal ça», exprime ce dernier.

Dans son second appel d’offres de 2000MW sur l’énergie éolienne, Hydro-Québec s’est vu proposer plus de 8000MW en projets. Cela fait dire à la ministre qu’il y a un engouement croissant pour cette industrie au Québec. Elle espère que la Gaspésie continuera de jouir de cette manne pour encore plusieurs années.

Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.lavoixdurestigouche.ca/actualite/article/363515;actualite

LA VOIX DU RESTIGOUCHE / Les éoliennes font leur apparition / (le 28 juillet 2008)

CARLETON-SUR-MER - Le paysage de l’arrière-pays de Carleton-sur-mer a quelque peu changé au cours des dernières semaines. En effet, la compagnie Cartier Énergie Éolienne a commencé l’érection des 73 éoliennes qui composeront ce parc de 109,5MW. La vice-première ministre du Québec et député de Bonaventure, Nathalie Normandeau, a d’ailleurs visité le chantier question de voir ces structures géantes qui poussent à grande vitesse sur son territoire.
Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.lavoixdurestigouche.ca/article/363526;pageune

CNW / Mission économique du Québec / (le 28 juillet 2008)

Salon HUSUM WindEnergy 2008 en Allemagne du 8 au 13 septembre 2008

MONTRÉAL, le 28 juill. /CNW Telbec/ - Grâce à la contribution du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal a le plaisir de vous annoncer que la mission économique québécoise à l’occasion du salon HUSUM WindEnergy 2008 sera accompagnée par Normand Bergeron, sous-ministre au ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

La mission économique comprendra la participation au salon, des visites auprès des joueurs majeurs de l’industrie éolienne dans le nord de l’Allemagne et un jumelage individuel avec des entreprises allemandes. Le salon HUSUM WindEnergy 2008 (www.husumwindenergy.com) qui aura lieu du 9 au 13 septembre 2008 à Husum, la capitale allemande de l’éolien, est le plus grand salon en énergie éolienne au monde avec 18000 visiteurs et 700 exposants. Le salon HUSUM WindEnergy 2008 est une unique plateforme d’information et de réseautage dans le domaine de l’énergie éolienne ainsi qu’une occasion idéale pour toutes les entreprises pour approfondir des contacts, identifier et rencontrer des clients potentiels et augmenter sa notoriété. De plus, une conférence internationale mettra l’accent sur l’énergie éolienne au Canada et aux Etats-Unis pendant le salon.

Le Québec sera représenté au salon en Allemagne par sept entreprises, institutions et municipalités. Le kiosque du Gouvernement du Québec accueillera le Groupe Collegia, le Groupe Delom, Eo-Synchro, Genivar, TM4 et
la Ville de Matane.

Pour de plus d’information ou pour se joindre encore à la mission économique, n’hésitez pas à contacter Mme Eva Lotta Schmidt à la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal au (514) 844-3051 ou au eva.schmidt@germanchamber.ca.

À propos de la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce Mission économique du Québec au salon HUSUM WindEnergy 2008 en Allemagne du 8 au 13 septembre 2008

MONTRÉAL, le 28 juill. /CNW Telbec/ - Grâce à la contribution du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal a le plaisir de vous annoncer que la mission économique québécoise à l’occasion du salon HUSUM WindEnergy 2008 sera accompagnée par Normand Bergeron, sous-ministre au ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

La mission économique comprendra la participation au salon, des visites auprès des joueurs majeurs de l’industrie éolienne dans le nord de l’Allemagne et un jumelage individuel avec des entreprises allemandes.

Le salon HUSUM WindEnergy 2008 (www.husumwindenergy.com) qui aura lieu du 9 au 13 septembre 2008 à Husum, la capitale allemande de l’éolien, est le plus grand salon en énergie éolienne au monde avec 18000 visiteurs et 700 exposants. Le salon HUSUM WindEnergy 2008 est une unique plateforme d’information et de réseautage dans le domaine de l’énergie éolienne ainsi qu’une occasion idéale pour toutes les entreprises pour approfondir des contacts, identifier et rencontrer des clients potentiels et augmenter sa notoriété. De plus, une conférence internationale mettra l’accent sur l’énergie éolienne au Canada et aux Etats-Unis pendant le salon.

Le Québec sera représenté au salon en Allemagne par sept entreprises, institutions et municipalités. Le kiosque du Gouvernement du Québec accueillera le Groupe Collegia, le Groupe Delom, Eo-Synchro, Genivar, TM4 et la Ville de Matane.

Pour de plus d’information ou pour se joindre encore à la mission économique, n’hésitez pas à contacter Mme Eva Lotta Schmidt à la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal au (514)
844-3051 ou au eva.schmidt@germanchamber.ca.

À propos de la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce.

La Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal, un organisme bilatéral privé à but non lucratif, a comme but de renforcer et d’encourager les relations d’affaires canadiennes-allemandes. La Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce offre des services de consultation professionnelle aux entrepreneurs canadiens et allemands intéressés à s’établir sur leur marché étranger respectif. L’objectif clé est d’intensifier la coopération entre les entreprises canadiennes et allemandes dans le secteur des énergies renouvelables, des technologies environnementales et de l’efficacité énergétique en promouvant l’export et en favorisant les partenariats et accords de licences.

Renseignements: Eva Lotta Schmidt, Conseillère en développement des affaires, (514) 844-3051, Fax: (514) 844-1473, eva.schmidt@germanchamber.ca;

La Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce à Montréal, un organisme bilatéral privé à but non lucratif, a comme but de renforcer et d’encourager les relations d’affaires canadiennes-allemandes. La Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce offre des services de consultation professionnelle aux entrepreneurs canadiens et allemands intéressés à s’établir sur leur marché étranger respectif. L’objectif clé est d’intensifier la coopération entre les entreprises canadiennes et allemandes dans le secteur des énergies renouvelables, des technologies environnementales et de l’efficacité énergétique en promouvant l’export et en favorisant les partenariats et accords de licences.

Renseignements: Eva Lotta Schmidt, Conseillère en développement des affaires, (514) 844-3051, Fax: (514) 844-1473, eva.schmidt@germanchamber.ca;

Source: Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce, bureau Montréal

Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.newswire.ca/en/releases/archive/July2008/28/c7645.html

CYBERPRESSE / Le Texan qui voulait planter des éoliennes / (le 28 juillet 2008)

Richard Hétu
La Presse
Collaboration spéciale
New York

Al Gore a son plan énergétique, tout comme Barack Obama et John McCain. Mais le plan dont les Américains entendent le plus parler ces jours-ci porte le nom d’un homme de pétrole légendaire qui s’est converti au vent : T. Boone Pickens.

Chaque soir, depuis deux semaines, les Américains entendent le milliardaire texan les implorer, dans une publicité télévisée, de rompre leur « dépendance » à l’égard du pétrole importé.

«En 1970, nous importions 24% de notre pétrole. Aujourd’hui, c’est près de 70%, et ça augmente», dit la voix de T. Boone Pickens, un géologue coloré qui s’est rendu célèbre dans les années 80 pour ses raids hostiles sur des sociétés pétrolières.

Aujourd’hui, l’octogénaire est le meilleur allié d’Al Gore et des militants écologistes. Il a investi 58 millions de dollars dans une campagne publicitaire en faveur de l’énergie éolienne qui tombe au milieu d’une année électorale où le dossier énergétique occupe une place majeure. «T. Boone Pickens cherche à sauver l’Amérique», affirme Carl Pope, président du Sierra Club, un des groupes écologistes américains les plus importants.

Ce n’est pas la première fois que T. Boone Pickens s’invite dans une campagne présidentielle. En 2004, il avait été le bailleur de fonds de la campagne médiatique des Swift Boat Veterans for Truth. Cette organisation, formée d’anciens combattants de la guerre du Vietnam, avait fait mal au candidat démocrate John Kerry en l’accusant d’avoir menti sur son service militaire et trahi ses compagnons d’armes en militant contre la guerre du Vietnam à son retour aux États-Unis.

Cette année, cependant, la campagne de Pickens ne nuira pas au candidat démocrate mais plutôt à son adversaire républicain. Dans sa pub télévisée, sur son site internet ou dans les journaux, l’homme de pétrole est catégorique : la solution à la crise actuelle ne passe pas par de nouveaux forages en mer, au large des États-Unis. Or John McCain propose justement de lever l’interdiction contre ces forages, une solution que rejette son rival démocrate.

«J’ai été un homme de pétrole toute ma vie et c’est un problème dont nous ne pouvons pas nous sortir par le forage», dit-il.

Le «plan Pickens» est ambitieux : réduire d’un tiers les importations américaines de pétrole d’ici cinq à 10 ans. Comment? En bâtissant des fermes éoliennes le long de ce que T. Boone Pickens appelle « l’Arabie Saoudite du vent », un immense corridor qui s’étend du Texas jusqu’au Dakota-du-Nord, un État jouxtant la frontière canadienne.

Le «plan Pickens» est également coûteux : il évalue le coût de la construction des fermes éoliennes à un trillion de dollars, et à 200 milliards le coût de la construction des réseaux de haute tension.

Dans la vision de Pickens, l’énergie éolienne produite par ces fermes permettra de réduire la consommation de gaz naturel des centrales électriques. Ce combustible fossile, abondant aux États-Unis, pourrait alors servir de carburant à des véhicules qui consomment aujourd’hui de l’essence.

«Le monde compte huit millions de véhicules à gaz, dit Pickens. Or les États-Unis n’en ont que 150 000. Nous pouvons et nous devrions faire beaucoup plus pour agrandir notre parc de véhicule à gaz.»

Prêcher par l’exemple

En attendant la réalisation de son plan, T. Boone Pickens donne l’exemple. Il est en train de construire une ferme éolienne de 10 milliards de dollars près de son ranch de Pampa, dans le nord du Texas, qui produira 4000 mégawatts en 2011. Sa compagnie, Mesa Power, a déjà investi 2 milliards pour l’achat de 667 turbines éoliennes, qui produiront 1000 mégawatts, de quoi éclairer 300 000 maisons.

Pour acheminer cette électricité aux régions plus peuplées du Texas, il promet même de construire lui-même son propre réseau à haute tension. Une telle «générosité» est évidemment impensable à l’échelon national. D’où les pressions qu’exerce ces jours-ci Pickens sur le Congrès pour obtenir de nouvelles incitations fiscales à l’exploitation de l’énergie éolienne.

La campagne de Pickens lui a valu d’être vanté non seulement par des groupes écologistes comme le Sierra Club, mais également par des journaux comme le New York Times, qui n’ont pas l’habitude de lui lancer des fleurs.

«Le président Bush devrait écouter son concitoyen texan et allié politique de longue date», a écrit la page éditoriale du quotidien new-yorkais. La droite américaine, beaucoup moins admirative, accuse Pickens de demander l’aide du Congrès afin de pouvoir rentabiliser sa propre ferme éolienne.

Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080728/CPMONDE/80727104/6730/CPACTUALITES

YAHOO.COM / Parcs éoliens : Des citoyens de Sainte-Luce se mobilisent / (le 28 juillet 2008)

Le comité de résidents de Sainte-Luce s’opposant au projet de parc éolien de Kruger Énergie a obtenu, samedi, l’appui d’une centaine de citoyens lors d’une opération de sensibilisation menée à l’occasion d’un concours de châteaux de sable.Les membres du comité ont également distribué plusieurs pamphlets pour marquer leur opposition au projet de la compagnie Kruger Énergie. Celle-ci veut installer un parc de 37 éoliennes d’une hauteur de 80 mètres près d’une zone résidentielle de Sainte-Luce.

D’après une des porte-parole du comité, la municipalité de Sainte-Luce pourrait retirer son appui au projet lors de la prochaine séance du conseil municipal, prévue le 4 août.

Kruger Énergie souhaite construire plusieurs parcs éoliens dans la région. Parmi les trois projets retenus par Hydro-Québec pour la production de 2000 mégawatts d’énergie éolienne d’ici 2015, deux sont situés en territoires forestiers. Seul le projet de Sainte-Luce est situé en zone résidentielle.

Le lundi 28 juillet 2008.
http://qc.news.yahoo.com/s/27072008/3/national-parcs-eoliens-des-citoyens-de-sainte-luce-se-mobilisent.html

FARMCENTRE.COM / L’énergie éolienne et les régions montagneuses / (le 28 juillet 2008)

Au fur et à mesure que le prix du pétrole et du gaz augmente, les communautés éloignées qui dépendent du diesel se tournent vers l’énergie éolienne comme opportunité économique pour la réduction des émissions de carbone. L’installation de parcs d’éoliennes dans des régions montagneuses et plus au nord exige une compréhension des régimes éoliens qui sont uniques.

Jean-Paul Pinard, consultant en énergie éolienne à Whitehorse, au Yukon et aspirant a doctorat au département des sciences de la terre et de l’atmosphère à l’université de l’Alberta, a concentré ses recherches et ses consultations sur les climats éoliens montagneux. «Au cours des dernières années, mes recherches et mes consultations se sont concentrées sur l’évaluation de l’énergie éolienne, la sélection des sites et leur installation au Yukon, dans les T.N.O., en Alaska, dans le Nord du Québec et de la Colombie-Britannique, » dit Jean-Paul Pinard. «J’ai fait plusieurs études de sélection de sites pour de gros projets d’aérogénérateurs en installant des aérogénérateurs de 1 à 2 mégawatts (MW), y compris un projet hydroélectrique en collaboration avec Yukon Electric, et des parcs d’éoliennes communautaires plus petits qui utilisent des aérogénérateurs de 60 à 100 kilowatts (kW).
Les installations d’aérogénérateurs de taille moyenne d’application de 30 à 300 kW conviennent à de grandes exploitations agricoles dans le réseau ou hors réseau ou celles qui sont isolées, à des bâtiments commerciaux ou à des communautés isolées où le vent s’ajoute à des génératrices au diesel et/ou à d’autres sources. Une bonne évaluation des sites et une évaluation directe réduiront les coûts et augmenteront l’efficacité à long terme et le débit de l’installation.
Les climats éoliens dans les terrains montagneux
                                                                                                                        
Comparé aux régions plates comme les prairies où la direction du vent est assez constante avec des changements minimes sur quelques centaines de kilomètres, les régions montagneuses peuvent connaître des changements en direction et en vitesse du vent sur de courtes distances. «Au sommet des crêtes montagneuses, le vent suit généralement les vents prévalents en altitude,» explique Jean-Paul Pinard. «Dans les vallées avoisinantes, le régime éolien peut être complètement différent, tournant à 90 degrés des vents prévalents en altitude.»
Pour comprendre les vents un peu de physique de base aide. Les vents changent de direction entre les sommets et les vallées en partie à cause du rapport entre les gradients barométriques horizontaux et la rotation de la terre ou force de Coriolis. Au-dessus des sommets les vents suivent une ligne de pression constante avec la haute pression vers la droite. Dans l’hémisphère nord, tout vent bloqué par une montagne est dévié vers la gauche (face au courant en aval) parce que la force de Coriolis diminue et pousse de la droite.
Les vents géostrophiques, qui l’on trouve à des altitudes de plusieurs centaines de mètres au-dessus des sommets sont largement poussés par les différences de température et de pression sous l’influence de la force de Coriolis. Ces vents ont tendance à tourner dans les sens contraire des aiguilles d’une montre quand ils approchent d’une zone de basse pression. «En fait les gradients barométriques essaient de pousser les paquets d’air de la haute pression à la basse pression, mais à cause de l’effet de la rotation de la terre le paquet d’air tourne en fait de 90 degrés vers la droite ou vers le gradient barométrique,» explique Jean-Paul Pinard.
Il faut aussi tenir compte de l’effet d’ombragement. Les installations dans l’ombre des autres crêtes ou des aérogénérateurs peuvent résulter en des changements de direction du vent, de sa vitesse et de sa turbulence. «Si une crête montagneuse est perpendiculaire à la direction prévalente du vent, vous pouvez alors remplir cette crête d’aérogénérateurs. Cependant, si elle est parallèle, vous devez alors bien espacer les aérogénérateurs parce que chaque aérogénérateur peut ombrager celui qui est derrière.»
Parmi les autres considérations il y a l’accessibilité au site, la distance aux lignes de transport d’énergie et l’altitude. «Le givrage peut devenir un problème l’hiver pour les aérogénérateurs, mais il a été réglé en utilisant la technologie de chauffage des aubes et d’autres techniques,» dit Jean-Paul Pinard. «Dès que vous voyez des nuages au-dessus d’un sommet, il y a de l’humidité et l’hiver cela devient un problème de givrage.»
Le potentiel de l’énergie éolienne
 
Jean-Paul Pinard travaille avec plusieurs communautés du nord qui montrent des promesses d’un bon potentiel d’énergie éolienne. «Burwash Landing – Destruction Bay et Old Crow sont deux communautés avec un bon potentiel d’énergie éolienne. Toutes les deux comptent sur la production de diesel, une option de plus en plus onéreuse et qui est aggravée par les problèmes de livraison,» déclare Jean-Paul Pinard. «Pour de nombreuses communautés et industries éloignées qui dépendent du diesel et qui ont de bons régimes éoliens, le diesel, dans un avenir très proche, deviendra une solution de remplacement plutôt que la source principale d’électricité. Nous avons désormais les recherches, les connaissances et l’expérience pour une énergie éolienne couronnée de succès comme solution de rechange pour diverses applications.
Le lundi 28 juillet 2008.
http://www.farmcentre.com/Francais/Features/ScienceInnovation/Article.aspx?i
d=d1abc257-5517-41ca-a0e7-ed3986e65a87

CANOË / Un fabricant canadien débute des travaux en Californie / (le 23 juillet 2008)


Le seul fabricant canadien d’éoliennes de 1 mégawatt et plus a annoncé aujourd’hui le lancement des travaux de construction d’un projet éolien de 1,5 MW à la base logistique du Corps des Marines des États-Unis, à Barstow, en Californie.

En effet, lors de la première pelletée de terre, le général James Conway, commandant de l’USMC, et Lisa Cagnolatti, vice-présidente, service aux clients d’affaires, de Southern California Edison ont confirmé la construction d’une éolienne A1500 de 1,5 MW dont la livraison est prévue pour la fin du quatrième trimestre de 2008. C’est ACCO Engineering Services qui en dirigera l’installation en collaboration avec le Corps des Marines et la société Southern California Edison.

AAER est un manufacturier d’éoliennes situé à Bromont, au Québec, optant pour une stratégie de fabriquer progressivement les composantes de ses produits. Sa mission consiste à fabriquer et à entretenir des éoliennes à haute capacité de 1,0 MW et plus principalement pour le marché nord-américain.

Une percée aux États-Unis

Selon Dave Gagnon, président et chef de la direction d’AAER, les États-Unis est l’un des marchés qui se développent le plus rapidement dans le secteur de l’énergie éolienne. C’est pourquoi AAER se doit de consolider sa présence dans tout le pays.

«Nous sommes très heureux d’avoir lancé les travaux sur le futur site de l’érection de notre première éolienne dans l’ouest des États-Unis», a déclaré dans un communiqué Dave Gagnon, président et chef de la direction d’AAER.

«Il s’agit de la deuxième turbine que nous avons vendue sur le marché américain et, avec la turbine A1500 de 1,5 MW livrée à la Ville de Portsmouth, au Rhode Island, ce projet nous apporte une présence manifeste à la fois sur la côte est et sur la côte ouest des États-Unis. Nous sommes très fiers de travailler à la réalisation de ce projet en collaboration avec des clients aussi prestigieux que le Corps des Marines des États-Unis et Southern California Edison, une entreprise considérée comme un chef de file du secteur des énergies renouvelables», a-t-il ajouté.

Le 21 mai dernier, AAER a annoncé la signature d’une entente d’approvisionnement d’éoliennes ainsi que d’une entente de garantie, d’entretien et de service avec ACCO Engineered Systems, entrepreneur chargé de l’exécution du projet. L’entente de garantie, d’entretien et de service sera confiée à la base logistique du Corps des Marines des États-Unis après la mise en service. L’éolienne A1500 fournira une partie de l’énergie utilisée par les installations de la base.

http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/07/20080722-130855.html
Le mercredi 23 juillet 2008.

LA PRESSE CANADIENNE / AAER débute les travaux de construction d’un projet éolien aux États-Unis / (le 23 juillet 2008)

MONTRÉAL — La société québécoise AAER (TSXV:AAE), seul fabricant canadien d’éoliennes d’un mégawatt et plus, a annoncé mardi le lancement des travaux sur le futur site d’une éolienne de 1,5 MW qui sera installée à la base logistique du Corps des Marines des Etats-Unis à Barstow, en Californie.

AAER a précisé que la livraison de l’éolienne était prévue pour la fin du quatrième trimestre. ACCO Engineering Services en dirigera l’installation en collaboration avec le Corps des Marines et la société Southern California Edison.

Dave Gagnon, président et chef de la direction d’AAER, a indiqué que cette turbine était la deuxième vendue par l’entreprise sur le marché américain, l’autre, également de 1,5 MW, ayant été livrée à la Ville de Portsmouth, au Rhode Island.

Il a en outre estimé que les Etats-Unis était l’un des marchés se développant le plus rapidement dans le secteur de l’énergie éolienne, et dit espérer consolider la présence de la société dans ce pays par de nouvelles ventes.

Le 21 mai, AAER, dont le siège est situé à Bromont, en Estrie, avait annoncé la signature d’une entente d’approvisionnement d’éoliennes ainsi que d’une entente de garantie, d’entretien et de service avec ACCO Engineered Systems.

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Le mercredi 23 juillet 2008.

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