LE SOLEIL / Québec paiera la facture des petits barrages / (le 30 juin 2008)
Carl Thériault
Le Soleil
Collaboration spéciale
Matane
Il n’est plus question pour Québec de transférer aux MRC et aux municipalités la responsabilité de l’entretien de quelque 125 petits barrages publics à des fins de villégiature, jugés «non essentiels à la mission de l’État».
Le Centre d’expertise hydrique du Québec voulait les abandonner ou les démolir s’il n’y avait pas de repreneur municipal.
«Il n’a jamais été question en février pour nous de transférer la gérance de certains barrages publics. En mai, nous avons fait connaître que ces barrages seront entretenus par l’État si la MRC nous signifie son intérêt à ce que ses barrages soient maintenus.
Et il n’y a pas de condition si on nous dit de le conserver en justifiant leur décision», a affirmé Yvon Gosselin, porte-parole du Centre d’expertise hydrique du Québec, rattaché au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP).
Démolition
Les barrages concernés sont pour la plupart des ouvrages de type «déversoir», sans vanne d’évacuation d’eau. Des MRC ont déjà indiqué qu’elles n’étaient plus intéressées à maintenir leurs barrages, note M. Gosselin. «Alors, ils seront démolis. À l’automne, nous aurons un bilan pour l’ensemble de ces petits barrages.»
La mairesse de Matane, Linda Cormier, qui s’était opposée aux plans initiaux de l’agence, est satisfaite que la gestion de ces barrages demeure à la charge de Québec dans un contexte où les municipalités ont suffisamment de charges financières et où la capacité de payer de la part de ses contribuables est déjà atteinte.
Deux de ces barrages étaient situés dans la MRC de Matane, dont le barrage Mathieu-D’Amours. Situé au centre-ville de Matane, il contrôle le débit d’eau de la rivière à saumons Matane autour d’un lieu touristique, le parc des Îles, à sa sortie vers le fleuve Saint-Laurent. La facture d’entretien pour cette infrastructure était estimée jusqu’à 70 000 $, sans compter un coût supplémentaire périodique de 30 000 $ et des dépenses reliées à la surveillance de la structure.
Le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), créé en 2001, est une agence du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, qui a pour mission de gérer le régime hydrique du Québec, plus particulièrement 250 stations de mesure des niveaux et débits des principaux cours d’eau du Québec, d’exploiter quelque 800 barrages publics et de voir à l’application de la Loi sur la sécurité des barrages, qui vise quelque 5000 ouvrages au Québec.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080630/CPSOLEIL/80629082/5133/CPSOLEIL
Le lundi 30 juin 2008.
LE REFLET / Kruger souffle quelques mots sur ses éoliennes / (le 30 juin 2008)
DELSON – La compagnie Kruger a peur de déplacer de l’air pour rien en dévoilant maintenant l’emplacement des futures éoliennes dans la région.
«Dans le projet de Port Alma que nous avons construit en Ontario, nous avons fait des changements à sept reprises avant de présenter notre soumission à Ontario Power Authority. Par la suite, nous avons fait des modifications huit fois avant d’en arriver aux plans définitifs. Enfin, nous avons apporté des corrections à deux reprises en cours de construction», dit Jacques Gauthier, vice-président principal et chef de l’exploitation de Kruger Énergie.
Il veut donc éviter de créer des attentes inutiles considérant l’état embryonnaire du projet. «Si, par exemple, on disait à un propriétaire qu’on va ériger une tour sur son terrain et que les études démontrent que le sol ne s’y prête pas, on ne veut pas se faire reprocher de ne pas tenir parole», poursuit-il. Le contrat qui sera négocié avec les municipalités et le propriétaire foncier prévoit que ceux-ci auront des redevances annuelles respectives de 5 000 $ et 10 000 $ par poteau. Ces montants ne tiennent pas compte du dédommagement pendant la construction.
Mais avant d’ériger des mats, Kruger doit franchir plusieurs étapes et faire des études environnementales sur le bruit, les impacts visuels, la mortalité aviaire, etc. Celles-ci débuteraient cet été.
Au cours des deux prochaines années au moins, études et consultations seront menées. Des audiences et dépôts au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs sont aussi prévus. «C’est un long processus. Les gens ont parfois l’impression d’y perdre le nord parce que ce n’est pas palpable», ajoute-t-il. Les éoliennes dans le Roussillon ne seraient pas en service avant 2012, soit un an après leur implantation.
Réagissant à un billet écrit par l’auteure de ces lignes, M. Gauthier a précisé que sa compagnie, au contraire, veut être transparente. Convaincu qu’il peut rallier jusqu’à 98 % de la population, il n’écarte pas l’idée de rencontrer éventuellement le Comité de citoyens de Saint-Mathieu, qui s’oppose au projet.
Séance publique à l’automne
Il y a quelques semaines, le gouvernement a donné le feu vert à Kruger, désireuse de développer un parc de 100 mégawatts à Saint-Rémi, Saint-Constant, Mercier, Saint-Mathieu, Saint-Isidore et Saint-Michel. La compagnie avait volontairement gardé le silence de peur de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et de susciter inutilement la controverse.
Si aucun plan n’a été dévoilé jusqu’ici, c’est aussi parce que Kruger Énergie voulait d’abord rencontrer les élus des municipalités concernées et des deux MRC du territoire (de Roussillon et des Jardins-de-Napierville). Les dernières réunions ont eu lieu la semaine dernière.
«On leur a présenté un échéancier sommaire et on a demandé aux municipalités de désigner chacune un membre pour siéger sur un comité que nous allons créer. Nous voulons décider ensemble des meilleures pratiques», rapporte Jacques Gauthier, précisant que leur participation est souhaitée.
Il s’engage à rendre l’information accessible lors d’une première séance publique prévue au début de l’automne. Les plans préliminaires y seront dévoilés.
«On veut travailler dans la transparence, mais il faut nous donner un peu de temps de mettre les outils en place, ajoute-t-il. Nos études faites, des experts seront capables de fournir des réponses générales crédibles. Il y aura d’autres consultations par la suite.»
Corriger le tir
Quoi qu’il en soit, M. Gauthier a été en mesure de préciser certains détails.
Le parc éolien comprendra 50 tours de deux mégawatts chaque fournie par la firme Enercon. Elles auront 80 mètres de hauteur, incluant le socle de béton. Les pales, qui font 16 tours à la minute, émettent moins de 40 décibels. Elles ne comprendront pas de multiplicateur de vitesse, une pièce qui brise parfois, ni d’indicateurs lumineux. Elles seront raccordées à la station électrique de Saint-Rémi.
Kruger Énergie met à la disposition des gens une ligne téléphonique pour recueillir leurs questions. Il suffit d’appeler au 1.866.661.7554. Il est aussi possible d’avoir de l’information en consultant le site Internet de l’entreprise au www.krugerenergie.com, dans la section énergie éolienne, projet Montérégie.
http://www.hebdos.net/lrd/edition272008/articles.asp?article_id=212437
Le lundi 30 juin 2008.
BAS-SAINT-LAURENT / La biomasse forestière chauffera les infrastructures de La Matapédia / (le 30 juin 2008)
Amqui - La Vallée de la Matapédia pourrait bientôt jouer un rôle de précurseur en matière de chauffage des infrastructures. L’implantation d’un procédé innovateur permettra de réduire considérablement la facture d’électricité des édifices publics.
Deux projets de chauffage à la biomasse forestière sont envisagés à Amqui. Un premier sur le site du centre hospitalier évalué à 1,2 M$, l’autre dans l’enceinte de la polyvalente Armand-Saint-Onge pour 936 000 $. Ces montants incluent la construction de bâtiments, l’achat et l’installation de la chaufferie et les canalisations. Il s’agit d’un système de chaudière qui brûlera des résidus de la coupe de bois.
Le système de chauffage de l’hôpital nécessitera l’implantation de deux chaudières. Quant au projet de la polyvalente, la chaudière aménagée sera branchée sur un réseau souterrain de 210 mètres. Ce réseau servira également à chauffer la salle communautaire, le centre récréatif et possiblement le garage municipal, de même que l’hôtel de ville. Ce genre de système remplacera l’utilisation de combustibles fossiles dont les coûts sont en croissance fulgurante.
Pour la suite de cet article, consultez le site Internet du journal L’Avant-Poste.
http://www.bas-saint-laurent.org/texte.asp?id=6984
Le lundi 30 juin 2008.
RADIO-CANADA / Des emplois aux quatres vents / (le 30 juin 2008)
L’Association canadienne de l’énergie éolienne prévoit la création de 8000 nouveaux emplois dans le secteur, d’ici 2015.
Jean Paquin, de la firme de consultants en énergie éolienne Hélimax, parle d’une progression « à un rythme exponentiel ». Il remarque que les candidats disponibles sont courtisés, même lorsqu’ils n’ont pas une formation qui répond aux besoins des entreprises. Après la Gaspésie et l’Estrie, l’Ontario serait aussi dans la mire des fabricants d’éoliennes. Le consortium TAI Wind, dont la création a été annoncée la semaine dernière, souhaite y implanter une usine qui assemblerait annuellement de 100 à 200 turbines.
Le vice-président de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, Sean Whittaker, mentionne que l’objectif est d’attirer les investisseurs au pays. Selon Industrie Canada, les investissements pourraient atteindre deux milliards de dollars par année, d’ici cinq ans. Plus de 3000 ingénieurs, ouvriers spécialisés et cartographes travaillent actuellement dans le secteur éolien au Canada.
La septième conférence internationale sur l’énergie éolienne s’est terminée jeudi, à Kingston, en Ontario.
http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2008/06/27/006-emplois-eolien.shtml
Le lundi 30 juin 2008.
CNW / La FQM réclame que le caractère communautaire des projets éoliens soit prédominant sur le prix / (le 30 juin 2008)
QUÉBEC, le 27 juin /CNW Telbec/ - La Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) réclame, dans une lettre envoyée aujourd’hui au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Claude Béchard, que le caractère communautaire des projets du bloc de 250 MW d’énergie éolienne soit mis en valeur dans la grille d’appel d’offres que préparera Hydro-Québec, afin d’éviter que le prix ne soit un facteur prépondérant de sélection des projets.
La Fédération Québécoise des Municipalités dépose aujourd’hui sa réaction au projet de règlement sur l’énergie éolienne communautaire, publié dans la Gazette officielle du Québec du 14 mai dernier.
“Si la grille de sélection des projets accorde un nombre important de points pour le prix, l’objectif initial d’éviter une compétition néfaste entre les municipalités, les MRC, les coopératives et les autres acteurs du milieu passera à côté de la cible. La FQM tient à réitérer son souhait que les projets soient sélectionnés en fonction de leur caractère communautaire, et non sur la base du prix. Il importe que le gouvernement envoie une indication en ce sens à Hydro-Québec afin que cela se concrétise dans la grille d’évaluation des projets”, soutient le président de la FQM, M. Bernard Généreux.
M. Généreux rappelle que la FQM a toujours privilégié, dans le cadre de ses discussions avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, un programme d’achat garanti à prix déterminé et sans limite quant au nombre de mégawatts. “La position de la FQM a été rejetée à la table de travail pilotée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, qui a finalement opté pour un appel d’offres assorti d’un prix plafond”, explique M. Généreux.
“La FQM est très inquiète à propos du prix fixé par le gouvernement de 9,5 cents par kilowattheure parce que ce choix ne semble pas reposer sur des bases solides et objectives. Il y a de fortes chances que les meilleurs sites soient déjà réservés et que ceux restant nécessitent un prix supérieur pour être rentables. Cette façon de faire pourrait, ultimement, entraîner des conséquences financières regrettables dans plusieurs milieux”, souligne M. Généreux.
Dans cette optique, la FQM souhaite que la détermination d’un prix plafond soit révisée en fonction d’une analyse réaliste du marché et du cadre dans lequel se réaliseront les projets. D’ailleurs, la Fédération souhaite que, dans le cas des partenariats entre des municipalités ou des MRC et des communautés autochtones, une plus grande flexibilité soit accordée en ce qui a trait à la taille maximale des projets.
Aussi, la FQM estime que le niveau de contenu québécois devrait être considéré lors de l’appréciation des projets. Dans cette perspective, un pourcentage plus élevé que le minimum requis de 60% pourrait se mériter une bonification dans la grille de pointage.
Finalement, la FQM s’estime tout de même satisfaite de constater que les municipalités locales et régionales auront la responsabilité de statuer sur le caractère communautaire ou non des projets. De par leur mission de développement socioéconomique et leur mandat de veiller au meilleur intérêt des citoyens de leur territoire, les instances municipales lui apparaissent comme étant les mieux outillées pour accomplir cette tâche. De plus, la FQM est également heureuse de constater qu’un traitement privilégié sera accordé aux projets au sein desquels le milieu municipal sera impliqué.
“Les municipalités nourrissent de grandes attentes à l’égard des projets éoliens communautaires. La FQM espère, que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune tiendra compte de ses recommandations, particulièrement en ce qui concerne l’établissement du prix plafond et les critères de sélection des projets. Nous croyons fermement que le succès de l’appel d’offres en dépend, car si les conditions ne permettent pas le développement de projets structurants en région, les communautés qui auront déployé des énergies se sentiront flouées par l’exercice”, affirme M. Généreux.
La Fédération Québécoise des Municipalités a pour mandat d’informer, de soutenir et de conseiller les municipalités dans leurs rôles et leurs
responsabilités. Elle représente 920 municipalités de même que la presque totalité des MRC. La FQM, dont le rayonnement s’étend à plus de 85 % du territoire habité québécois, s’appuie sur une force de 7000 élus.
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2008/27/c8655.html
Le lundi 30 juin 2008.
PORTAIL QUÉBEC / Développement de la filière éolienne / (le 30 juin 2008)
QUÉBEC, le 27 juin /CNW Telbec/ - Le député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, a transmis aujourd’hui ses commentaires au ministère des Ressources naturelles relativement au projet de règlement publié dans la Gazette officielle du Québec concernant le prochain appel d’offres de deux blocs de 250 mégawatts d’énergie éolienne, l’un réservé aux projets autochtones et l’autre à des projets communautaires.
Dans ses commentaires, le député de Jonquière juge que la cible à 60 %
de contenu québécois est insuffisante. «Il s’agit d’un jeu d’illusion. Quand on regarde attentivement la répartition des coûts dans la fabrication et l’installation d’une éolienne, on observe que le 60 % est atteint avec la fabrication du mât, des pales et de l’installation, notamment le béton et l’acier pour la fixer au sol. Le 60 % ne doit pas être vu comme une cible, mais plutôt comme un plancher. Une cible de 85 %, par exemple, serait plus juste», a déclaré Sylvain Gaudreault.
Le député rappelle que la fabrication des composantes à haute teneur
technologique et les investissements dans la recherche et développement
constituent le véritable enjeu.
Il se désole de voir que des entreprises multinationales ont récemment
choisi d’établir des installations de R & D aux Etats-Unis. «Le gouvernement du Parti Québécois a fait le choix de développer, avec les régions, un créneau d’excellence éolien afin de faire du Québec un pôle économique et mondial en la matière parce qu’au Parti Québécois, nous croyons aux capacités des développeurs d’ici. Or, actuellement, le manque de vision et de fermeté du gouvernement Charest fait en sorte que le Québec est en train de passer à côté du développement le plus
structurant à long terme dans l’industrie éolienne», a déploré le député de Jonquière.
Par ailleurs, le porte-parole du Parti Québécois se questionne sur le prix maximum de 9,5 cents/KWh exigé par le projet de règlement aux développeurs de projets communautaires pour vendre à Hydro-Québec l’énergie produit par un parc éolien de 25 MW.
Des études de faisabilité démontrent que la viabilité économique de ce
type de projet est compromise à moins de 10,5 ou 11 cents/KWh.
«Pourquoi le gouvernement impose-t-il un prix plafond à 9,5 cents ?
Agir ainsi, c’est limiter la rentabilité des projets communautaires et c’est
agir en sens contraire de l’objectif visé par l’appel d’offres. Il faut espérer
qu’il ne s’agit pas d’un choix délibéré du gouvernement Charest pour décourager les communautés afin que ce type de projets ne voient jamais le jour», a souligné Sylvain Gaudreault.
Le député de Jonquière demande aussi à ce que le contrôle de propriété des projets communautaires soit de l’ordre d’au moins 50 % pour la communauté, identique à ce qui est prévu pour les projets autochtones. «Il s’agit d’une question d’équité, d’une part, mais d’autre part, il faut s’assurer que les projets communautaires ne servent pas de simple façade à des grands promoteurs. Ils ont déjà eu leur appel d’offres», a conclu Sylvain Gaudreault.
Le lundi 30 juin 2008.
Nomination d’Hélimax au sein du Conseil d’administration de l’AQPER / Helimax on AQPER Board of Directors
Hélimax Énergie inc. est heureux d’annoncer la nomination de Jean Paquin, Responsable de la gestion au département du développement des affaires, comme nouveau membre élu du Conseil d’administration de l’AQPER pour l’exercice 2008-2009. L’AQPER (Association québécoise de la production d’énergie renouvelable) a pour mission première de représenter l’ensemble des producteurs d’énergie renouvelable au Québec. Cette nouvelle nomination permettra donc à Hélimax, un joueur actif sur les marchés éoliens québécois, canadien et étasunien, d’approfondir ses relations avec les autres acteurs-clé de la filière renouvelable du Québec. Par ailleurs, Hélimax espère contribuer à la mission de l’AQPER par le biais de son importante expertise dans le domaine de l’énergie éolienne.
RADIO-CANADA / Le modèle de Franquelin malmené / (le 30 juin 2008)
Selon le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, le projet de construire une petite centrale hydroélectrique sur la rivière Franquelin n’est pas satisfaisant. M. Généreux est déçu des redevances qui seront versées à la municipalité. Il juge que ces retombées financières sont insuffisantes. La FQM s’est pourtant battue pour que Québec mette fin au moratoire sur la construction de petite centrale hydroélectrique.
Le président de l’organisme croit maintenant que le premier projet à émerger depuis la fin de ce moratoire n’est pas un modèle à suivre par les autres municipalités. « Il ne me semble pas que la municipalité en cause ait fait le maximum d’efforts pour aller chercher toute la place qu’elle pourrait occuper dans la capacité de garder les retombées à long terme dans son milieu », commente Bernard Généreux.
L’entreprise Axor, partenaire de la municipalité dans le projet, rappelle que c’est elle, par contre, qui assumera tous les risques financiers.
Investissements municipaux
Bernard Généreux, qui est aussi maire de Saint-Prime, pense que les municipalités doivent investir dans les projets pour en retirer le maximum de retombées.
M. Généreux fait valoir que les municipalités ne doivent pas se contenter de détenir la majorité des actions. « Il faut que l’investissement municipal local soit réel et proportionnel aux retombées que va en retirer le territoire », avance M. Généreux.
Malgré la situation financière difficile de Franquelin, le président de la FQM croit que la municipalité aurait pu emprunter les capitaux nécessaires. « Il n’y a pas de limites à la capacité d’emprunter dans la mesure où on est capable de démontrer par un plan d’affaires que ce qu’on empruntera sera largement compensé par des revenus », soutient-il.
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement déposera son rapport concernant le projet de Franquelin au plus tard, le 28 août prochain.

http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2008/06/26/002-franquelin2.asp
Le lundi 30 juin 2008.
VISION DURABLE / Royaume-Uni: 200 milliards $ pour les énergies renouvelables / (le 27 juin 2008)

Le premier ministre Brown parle d’une « révolution verte »
Le gouvernement britannique a dévoilé aujourd’hui un ambitieux plan visant à multiplier par dix la capacité de génération d’énergie renouvelable.Le premier ministre Gordon Brown a esquissé les grandes lignes de ce qu’il voit comme une « révolution verte », qui nécessitera des investissements de 100 milliards £ (environ 200 milliards de dollars) d’ici 2020.
C’est le secteur privé qui fera ces investissements, mais le gouvernement promet de dévoiler « bientôt » quels incitatifs de nature fiscale et autres assureront la participation des entreprises à la hauteur espérée par le 10 Downing Street.
Un plan dans le vent
L’énergie éolienne, sur terre et en haute mer, occupe une place de choix dans le plan Brown. La mer du Nord et les autres eaux côtières britanniques deviendraient en matière d’énergie éolienne « ce que le Golfe d’Arabie est pour l’industrie pétrolière », dans les mots du premier ministre travailliste.
L’objectif est d’avoir une capacité de génération installée de 14 000 megawatts d’énergie éolienne « offshore »…ou environ la moitié de la capacité totale du réseau électrique ontarien !
Même si l’énergie nucléaire n’est pas considérée comme renouvelable, M. Brown estime que cette filière aura un rôle important à jouer dans la transition vers une économie où les émissions de GES seront limitées. Il a déjà annoncé des mesures afin d’accélérer la construction de nouvelles centrales nucléaires, qui produisent actuellement 6 % de l’électricité dans ce pays.
Une directive européenne exige qu’un minimum de 20 % de l’électricité doit provenir de sources renouvelables en 2020. Le Royaume-Uni ne sera donc pas le seul à préparer une “révolution verte”…
Le premier ministre Brown a également énuméré plusieurs mesures visant une meilleure efficacité énergétique, notamment au niveau des maisons : les résidences britanniques sont particulièrement mal isolées, notamment à cause de leur âge.
Toute nouvelle maison serait donc carboneutre dès 2016, et les immeubles commerciaux le seraient en 2019.
Ce plan se traduirait par des centaines de milliers de nouveaux emplois, et l’émergence d’une véritable classe de « cols verts » au Royaume-Uni, selon M. Brown.
Les réactions à cette annonce sont mitigées, notamment parce que MM. Brown et Tony Blair, son prédécesseur, n’ont pas toujours livré la marchandise en matière d’environnement et d’énergie renouvelable.
Pour aller plus loin :
www.number-10.gov.uk
Discours du premier ministre Gordon Brown
ALLOCUTION DE MONSIEUR JACKY CERCEAU (Lundi 23 juin 2008)
Monsieur le sous-ministre,
Monsieur le préfet,
Monsieur le maire de Rivière-Saint-Jean,
Messieurs les maires et conseillers membres de la MRC,
Partenaires et associés,
Chers amis,
Je vous remercie vivement d’avoir accepté notre invitation et celle de la MRC à assister à cet événement qui, avouons-le, n’est pas tout à fait près des grands centres urbains que sont Montréal et Québec.
Le fait que vous soyez ici est une démonstration de votre appui au projet et à sa réalisation. Je m’adresse ici, plus précisément aux gens qui viennent des grands centres. Vous verrez, vous aussi, vous serez conquis, non seulement par les magnifiques paysages de la Minganie, mais aussi par l’accueil chaleureux de ses habitants.
La centrale hydroélectrique de la rivière Magpie est là, tout près de nous. Vous l’entendez, elle est là tout près de vous, elle ronronne sous l’effet de l’eau, source d’énergie renouvelable et propre.
Elle nous démontre sa puissance et ses ambitions.
Dans le plus fort de son débit, elle produit près de 41 mégawatts soit la puissance nécessaire pour fournir en électricité, l’ensemble du territoire de la Minganie et même au-delà de ce territoire.
Cette réalisation est le résultat d’un appel d’offres d’Hydro Québec, lancé en avril 2002, dont la construction a commencé en septembre 2005, mais surtout de la volonté d’une collectivité de vouloir prendre une partie de ses ressources naturelles en main.
Dès le début des discussions, malgré quelques embuches qui ont fini par être entièrement éliminées, nous avons senti la vision et la détermination des dirigeants, non seulement ceux de la Municipalité régionale de comté, et des autorités de chacune des municipalités et communautés membres de la MRC, mais également celle de la Communauté Innu de Ekuanitshit, de leurs ainés et de leur Chef Jean-Charles Piétacho.
C’est cette vision commune, cette détermination générale, qui nous a permis de travailler tous ensemble et d’arriver aujourd’hui à une si belle réalisation et à un si grand projet.
Cette détermination est aussi celle de la population qui, depuis le tout début des travaux, a su maintenir le cap et son appui au projet.
Monsieur Cormier vous en parlera plus longuement dans quelques instants, mais cet appui de la population minganoise est une preuve qu’une collectivité qui souhaite se prendre en main peut réaliser de grandes choses.
La centrale de la rivière Magpie est certes une belle réussite au niveau d’un partenariat public privé, mais aussi un beau succès pour les gens qui y ont travaillé dont la très grande majorité est originaire de la région.
En effet, 70 % des quelques 350 000 heures de la main d’œuvre, nécessaire à la construction de la centrale était d’origine minganoise.
Je revois ici, avec un très grand plaisir, plusieurs visages qui y ont œuvré à plusieurs niveaux : ferrailleurs, dynamiteurs, menuisiers, arpenteurs, bref…tous des gens à qui revient une grande partie de cette réussite. Merci à tous.
Je tiens également à remercier nos partenaires sans lesquels, le projet n’aurait pu voir le jour :
Les firmes d’ingénieurs, les différents bureaux de professionnels tels que avocats, notaires, comptables ; les partenaires financiers qui ont cru au projet ; Hydro-Québec qui acquiert l’électricité produite ici, ainsi que le Gouvernement du Canada, via le programme écoÉnergie.
Je me dois aussi de remercier les autorités des différents ministères qui ont été impliqués. Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et tout particulièrement son ministre, monsieur Claude Béchard qui devait être avec nous et que nous aurions eu plaisir à recevoir, mais qui a besoin de toutes ses forces aujourd’hui pour vaincre la maladie. Nous sommes de tout cœur avec lui, et le saluons pour l’aide qu’il a apportée.
Également, le ministère du Développement économique, de l’Innovation, de l’Exportation et du Tourisme, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Je voudrais saluer Madame la députée Lorraine Richard ainsi que Monsieur Claude Descôteaux directeur général de l’AQPER dont l’appui indéfectible nous a été précieux.
Nous, Hydroméga, sommes très heureux de notre association, je devrais dire de notre partenariat avec la MRC de Minganie.
Non seulement, nous le sommes grâce à notre réalisation commune, mais aussi et surtout pour les retombées économiques significatives au profit des communautés de la Minganie. On parle ici, facilement de retombées de quelques dizaines de millions de dollars durant les 25 ans de l’exploitation de la centrale.
Nous sommes aussi très fiers de la halte routière et du centre d’information touristique que nous cédons aujourd’hui au maire Michel Beaudin de Rivière-Saint-Jean.
Je vous invite d’ailleurs à prendre quelques instants pour aller sur l’île et profiter de la magnifique vue qui nous est offerte.
Soyez attentif, vous aurez peut être la chance de voir quelques saumons remonter les rapides.
Voici une belle preuve que le développement hydroélectrique ne se fait pas au détriment de la Nature, bien au contraire, nous nous attachons à la préserver.
D’ailleurs, c’était là un des grands enjeux du projet que nous avons atteint avec succès. Nous avons créé de nouvelles frayères pour l’Omble de fontaine, et avons également développé une grille de protection, unique en son genre, qui empêche les poissons en dévalaison de passer dans les turbines.
La centrale de la rivière Magpie est une belle réussite. C’est la plus importante des petites centrales hydroélectriques indépendantes et la plus moderne. C’est aussi et surtout le premier projet réalisé en partenariat entre une entreprise privée et un gouvernement régional.
Merci à vous tous, partenaires et collaborateurs.
Merci à la Communauté Innu de Ekuanitshit, à leurs ainés et à leur Chef Jean-Charles Piétacho.
Merci à vous maires et conseillers municipaux des municipalités et communautés membres de la MRC.
Merci à monsieur Michel Beaudin, maire de Rivière-Saint-Jean pour sa très grande collaboration. Michel, merci pour ta ténacité et ton dévouement sans borne à la volonté de réaliser ce projet.
Finalement, merci à monsieur Pierre Cormier, préfet de la MRC. Pierre, ce fut constructif de travailler avec vous, même si quelques fois, les discussions ont été plus ardues et plus viriles. Mais, les résultats sont là !
Tel que pensé et surtout, tel que prévu.
Merci à tous.
Pour terminer, j’aimerais ajouter que dans tout projet comme cette centrale, nous rencontrons des partenaires exceptionnels avec lesquels nous développons des relations plus personnelles.
Plusieurs d’entre eux sont ici aujourd’hui.
Mais, malheureusement, ils n’y sont pas tous.
Notamment Steven Probyn qui nous a quitté prématurément il y a quelques semaines. Je cède la parole à mon associé, Philip Lawee, qui vient lui rendre hommage.
ALLOCUTION DE M. JACKY CERCEAU
PRÉSIDENT HYDROMÉGA SERVICES
Le lundi 23 juin 2008