JOURNAL DE MONTRÉAL / Éoliennes / (le 17 mars 2008)

Pas dans ma cour !

 
Éoliennes - Pas dans ma cour
© Corbis

Des communautés et des voisins ne veulent pas d’éolienne dans leur paysage.Earnest Marshall est obligé de quitter sa demeure où il vivait depuis 30 ans. Il a une nouvelle voisine qu’il trouve trop bruyante.Sa voisine est une nouvelle venue qui s’est installée il y a deux ans dans la communauté de Goderich, en Ontario.Aujourd’hui, les poulains de M. Marshall ont peur et un grondement constant entre par la fenêtre de sa chambre à coucher.M. Marshall ne dort plus comme avant. Il a même souffert d’un infarctus depuis l’arrivée de sa nouvelle voisine. Sur les conseils d’un neurologue, il a vendu sa maison. Il déménage.

La voisine est imposante. On ne peut pas s’empêcher de la voir. Tout le monde parle d’elle en ville. Mais elle n’est pas populaire pour autant.La nouvelle voisine est une éolienne. On l’affuble de nombreux noms, la plupart pas très jolis. Pas plus jolis qu’elle d’ailleurs. L’éolienne est bruyante, laide et constitue un danger pour les oiseaux disent ses voisins ou passants humains.

«J’ai les nerfs en boule, dit Marshall, un homme de 65 ans. On n’a pas eu le choix de partir. Vous n’avez aucune idée de ce que ça peut déranger.»
Ce n’est pas qu’il en a contre l’idée de produire une énergie verte, même avec une tour qui fait 80 mètres de haut.

«Le problème, c’est qu’on les construit trop proches des habitations», soutient-il.

Celle qui l’empêchait de dormir était située à 548 mètres de sa maison. La distance est tout à fait légale selon les normes de l’industrie, explique Robert Hornung, président de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA).

«Ce n’est pas nécessairement une question de distance, ajoute-t-il, mais de niveau sonore.»Le bruit peut être réduit par la présence d’arbres ou de collines, mais en terrain plat, il peut être amplifié. En général, les éoliennes à turbine doivent être construites entre 300 et 600 mètres d’une résidence.

SYNDROME

Pour l’industrie, c’est un cas classique du syndrome Pas dans ma cour. Un syndrome qui en poussé plusieurs à faire campagne contre l’érection d’éoliennes et forcé l’abandon de quelques projets d’envergure.

Comme à Chatham-Kent, dans le sudouest de l’Ontario, où le projet de construire quatre éoliennes a perdu son souffle le mois dernier, après trois heures de discussions et d’invectives impliquant des résidants en colère et des biologistes inquiets.

Autre exemple. En 2006, la société Enbridge a annulé un projet de construction de plusieurs éoliennes à Saugeen Shores, sur les berges du lac Huron. La résistance de la population était féroce.

Cela explique peut-être pourquoi le Canada traîne de la pale… derrière les dix principaux pays qui ont entrepris d’engranger le vent pour trouver de l’énergie. Au Danemark, par exemple, les éoliennes produisent déjà 20 pour cent de la demande d’électricité du pays.

Mais le Canada est un grand pays. Aucun autre pays n’a des côtes aussi longues. Il renferme des territoires de culture et des lacs parmi les plus vastes du monde. Ce n’est pas la place qui manque pour construire des éoliennes. Nous aussi, on pourrait produire 20 pour cent de notre énergie avec le vent. De quoi fournir en électricité 17 millions de maisons, selon la CanWEA.

À l’heure actuelle, le Canada peut compter sur 1 856 mégawatts d’énergie produite par le vent, soit une quantité suffisante pour chauffer et éclairer 560 000 maisons.

En comparaison, les États-Unis ont ajouté un record de 5 244 mégawatts d’électricité produite par le vent, seulement l’année dernière.

Le mois dernier, le Global Wind Energy Council a annoncé que quelque 20 000 mégawatts d’énergie éolienne avaient été ajoutés au réseau d’électricité de la planète en 2007. Les États-Unis étaient en tête de cet effort, suivis par la Chine et l’Espagne.

Pour toute l’année, il s’agissait d’une croissance de 31 pour cent sur 2006. «Le Canada a été plus lent à démarrer que les autres pays, estime M. Hornung. Et lent aussi à s’attaquer au réchauffement climatique.»

SONS NOCIFS

Les détracteurs soutiennent que les éoliennes produisent des sons graves qui sont nocifs aux humains, même si ceux-ci ne peuvent pas les entendre. Mais les études ne sont pas là pour le prouver, rétorque M. Hornung.

Une ferme d’éoliennes située au plus près à 350 mètres d’une résidence produit entre 35 et 45 décibels (db). Or, une chambre à coucher tranquille baigne dans un niveau sonore de 35 db, alors qu’une automobile roulant à 64 km/h produit un bruit de 55 db à une distance de 100 mètres. L’industrie se targue par ailleurs d’avoir l’appui de la National Audubon Society, un groupe de défense des oiseaux. Cette société considère que les éoliennes sont moins nocives pour les oiseaux que le réchauffement climatique appréhendé.

«L’énergie éolienne est également source d’enrichissement collectif pour les communautés rurales», soutient M. Hornung.

En outre, l’énergie éolienne est un excellent partenaire de l’hydro-électricité, qui produit 60 pour cent de l’électricité consommée par les Canadiens, poursuit M. Hornung. Lorsqu’il vente, on peut en demander moins des barrages.

Quant à ceux qui dénoncent la laideur des moulins à vent modernes, le président de la CanWEA dit qu’il faut en tenir compte.

«L’un des plus grands défis qui confrontent l’industrie est celui de l’aspect visuel des éoliennes, parce qu’il s’agit là d’une question très subjective, dit-il. Tout ce qu’on peut faire, c’est de conseiller aux constructeurs de développer leur projet en commun avec la population.»

***

LES 15 PAYS LES PLUS DANS LE VENT

(FIN 2007 ET EXPRIMÉ EN MÉGAWATTS)
1. Allemagne 22 247 MW
2. États- Unis 16 819 MW
3. Espagne 15 145 MW
4. Inde 8 000 MW
5. Chine 6 050 MW
6. Danemark 3 125 MW
7. Italie 2 726 MW
8. France 2 454 MW
9. Royaume-Uni 2 389 MW
10. Portugal 2 150 MW
11. Canada 1 846 MW
12. Pays-Bas 1 746 MW
13. Japon 1,538 MW
14. Autriche 982 MW
15. Grèce 871 MW

http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/03/20080316-095202.html
Le lundi 17 mars 2008.

CYBERPRESSE / Éoliennes: le projet de 450 M$ sur la bonne voie / (le 13 mars 2008)

Évalués à plus de 450 millions $, le processus d’implantation des projets Des Moulins et Des Collines de la firme 3Ci énergie éolienne dans la région de Thetford Mines se poursuit. Une récente rencontre entre les dirigeants de l’entreprise et les élus et les intervenants économiques de la région a permis de faire le point sur l’état du dossier et sur les démarches à venir.

Les élus municipaux de Kinnear’s Mills, Saint-Jean-de-Brébeuf, Saint-Joseph-de-Coleraine et Thetford Mines de même que des représentants du Comité de diversification économique de la région de Thetford Mines, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de L’Amiante et de la Société de développement économique de la région de Thetford Mines ont pu prendre connaissance du dossier déposé à Hydro-Distribution de même que de la panoplie d’études, d’analyses et de plans réalisés par la firme depuis plus de deux ans.

Au dire des représentants de la région, les projets éoliens prévus par la firme dans la région de Thetford Mines sont bien ficelés et tous sont unanimes pour affirmer qu’ils ont l’appui incontesté de la région. La décision finale d’Hydro-Distribution devrait être rendue publique possiblement au cours du mois de mai prochain.

Les partenaires se sont dits confiants d’obtenir le contrat en raison de l’expérience de l’entreprise 3Ci et de l’appui du milieu favorable aux projets éoliens.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080312/CPTRIBUNE/80312180/5167/CPACTUALITES
Le jeudi 13 mars 2008.

LE JOURNAL DU LAC ST-JEAN / Grâce à BFI Énergie Verte, ça va chauffer à New York… ! / (le 13 mars 2008)

Livraison de deux chaudières à biomasse

Encore une fois, une autre entreprise de Lac-St-Jean-Est s’illustre dans la région de New York. Lundi dernier, deux imposantes chaudières à biomasse, pesant 80 000 livres chacune et pouvant produire ensemble 12 MW d’énergie, ont pris place sur un convoi routier à destination de New York. Elles ont quitté les ateliers de leur producteur, BFI Énergie Verte, du Parc industriel Nord à Alma et serviront pour les 20 prochaines années au centre du système de chauffage de la Compagnie Lockhead Aircraft,, située dans la région de New York.

Ainsi, BFI Énergie Verte imite l’entreprise Béton préfabriqués du Lac qui réalise présentement un imposant contrat avec la construction à Alma et la livraison à New York des gradins du nouveau domicile des Yankees de New York de la Ligue américaine de baseball.

Réalisé pour la compagnie Wellon-FEI, un client canadien et américain de BFI Énergie Verte, les deux chaudières de 6 MW chacune remplaceront les chaudières à l’huile qu’utilise actuellement la compagnie américaine Lockhead Aircraft, une importante entreprise oeuvrant dans le secteur aéronautique aux États-Unis.

Elles deviendront donc pour Lockhead le cœur d’une centrale d’énergie thermique alimentée à la biomasse. Puisque ces chaudières sont des produits « énergie verte », produisant de l’énergie propre et qu’elles ont un effet neutre sur l’environnement, l’entreprise pourrait avoir droit à des crédits carbone du gouvernement américain.

Depuis quelques années BFI Énergie Verte a pris un positionnement clair dans le secteur des énergies renouvelables, plus particulièrement dans le secteur de la « Biomasse Énergie ». Ce choix stratégique des dirigeants et des membres actionnaires de la COOP des travailleurs de BFI a permis à l’entreprise de développer une compétence et expertise qui fait de BFI Énergie Verte un leader dans ce secteur d’activité au Québec et au Canada.

Jusqu’à maintenant plus d’une vingtaine de centrale de chauffage américaine sont équipées d’une chaudière produite ici même au Saguenay-Lac St-Jean. Entre autre, la centrale de chauffage du Dickenson Hospital, situé au Massachusetts, fonctionne avec une chaudière de 6 MW fabriquée à Alma par des travailleurs provenant du Saguenay comme du Lac St-Jean.

Choix
Il y a quelques années BFI a fait le choix de développer des centrales d’énergie thermique ainsi que des centrales de cogénération alimentée à la biomasse, un choix qui à l’époque était audacieux et avant-gardiste.

« Nous voulions, après avoir travaillé sur plusieurs projets en ‘’Biomasse énergie’’, développer nos propres produits et devenir un leader dans le secteur des énergies renouvelables. La centrale de cogénération que nous sommes à construire pour la Fromagerie Boivin de Saguenay avec la collaboration précieuse de Luc Boivin, nos chaudières que nous livrons aux États-Unis ainsi que les nombreux projets sur lesquels nous travaillons actuellement nous prouvent la justesse de notre décision. BFI Énergie Verte a un avenir prometteur qui aura des retombées partout au Saguenay—Lac St-Jean », résume Claude Asselin, directeur général de BFI Énergie Verte.

Actuellement BFI dispose de quelque 75 employés demeurant un peu partout au Saguenay—Lac St-Jean.

Le jeudi 13 mars 2008.

http://www.lelacstjean.com/article-192395-Grace-a-BFI-Energie-Verte-ca-va-chauffer-a-New-York.html

LES AFFAIRES.COM / Alliance entre Ethanol GreenField et Enerkem / (le 12 mars 2008)

Les entreprises canadiennes Ethanol GreenField et Enerkem ont signé une entente de principe visant la production d’éthanol sur une échelle commerciale.

Selon l’entente, les deux sociétés collaboreront, à parts égales, à des projets visant la conception, la construction et l’exploitation d’usines de fabrication d’éthanol cellulosique utilisant la technologie d’Enerkem.

L’emplacement de la première usine a été choisi au Canada et sera annoncé au cours des prochaines semaines. Une deuxième usine est en cours de développement.

Enerkem, dont le siège social est situé à Montréal et qui a des bureaux d’ingénierie à Sherbrooke, oeuvre dans le domaine de la technologie de gazéification, de conditionnement du gaz synthétique et de catalyse. La technologie d’Enerkem transforme la biomasse comme les déchets solides municipaux triés et les résidus forestiers en éthanol cellulosique et autres biocarburants.

Ethanol GreenField, auparavant Les Alcools de commerce, est le principal producteur d’éthanol du Canada. Chaque année, la société produit 250 millions de litres d’éthanol à ses usines de Chatham et Tiverton, en Ontario, et de Varennes, au Québec.

Frank Dottori, directeur général de la division d’éthanol cellulosique de GreenField, fait valoir que les consommateurs canadiens veulent une solution de rechange plus verte et peu coûteuse aux combustibles fossiles. Il souligne que GreenField répond à cette demande en accroissant de façon significative ses activités de production de nouveaux biocarburants.

Le mercredi 12 mars 2008.
http://www.lesaffaires.com/article/0/energie/2008-03-12/473650/alliance-entre-ethanol-greenfield-et-enerkem.fr.html

LE DEVOIR / On peut rêver d”une région presque entièrement autonome sur le plan énergétique / (le 10 mars 2008)

L’agroénergie est mise au service des régions rurales

Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, a choisi le saule à croissance rapide comme biomasse. Son projet vise à utiliser les copeaux de bois tirés des saules pour alimenter les fournaises et ainsi servir de carburant pour le chauffage. Source: Agro Énergie

Depuis quelques années, les régions québécoises se tournent de plus en plus vers la production d’énergie comme moyen de développement et de diversification économique. Il y a la filière de l’énergie éolienne, la plus connue, et celle de la biomasse, pour le moment surtout concentrée sur la fabrication d’éthanol à base de maïs. Cette approche est-elle viable?

Pour Francis Allard, ingénieur et président d’Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d’énergie en région est la voie de l’avenir. Dans le cadre d’un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.
«Ma famille est propriétaire d’une ferme maraîchère à Saint-Roch-de-l’Achigan, raconte-t-il, et il devenait de plus en plus difficile de gagner sa vie uniquement avec les fruits et légumes à cause de la présence des produits importés. J’ai donc eu l’idée de cultiver une partie de la terre afin de produire de la biomasse, ce qui pourrait devenir une nouvelle source de revenus.»

Il fallait en premier choisir le type de biomasse, et plutôt que la biomasse végétale, comme le maïs, il a opté pour la biomasse ligneuse. L’essence choisie fut le saule à croissance rapide. «Le saule à croissance rapide est peu connu au Québec, bien que le Jardin botanique en fasse la culture expérimentale depuis 15 ans. Mais en Suède, ça fait plus de 30 ans qu’on en cultive.»

Le saule à croissance rapide

Le choix du saule à croissance rapide s’explique, selon Francis Allard, par les caractéristiques propres à cette essence, qui lui confèrent de nombreux avantages. D’une part, le saule à croissance rapide est parfaitement compatible avec le climat québécois. Il ne nécessite pas un sol de grande qualité et sa culture n’exige pas de techniques complexes. De plus, comme il s’agit d’un vivace, on n’a pas à recommencer chaque année. Et d’autre part, il pousse vite. «Les saules peuvent atteindre une hauteur d’environ six à huit mètres en trois ans.»

La méthode agricole préconisée par Francis Allard est celle de la culture intensive sur courtes périodes de rotation (CICR). Cette méthode a l’avantage de s’apparenter aux cultures traditionnelles tout en augmentant le rendement. «Elle permet aussi de récolter environ tous les trois ans, ce qui veut dire que, sur un cycle de 25 ans, on aura environ sept à huit récoltes.»

La récolte se fait de façon mécanisée, mais ne requiert pas pour autant de machinerie sophistiquée. Elle peut se faire avec une fourragère traditionnelle. «Nous en avons adapté une, de sorte que les copeaux sont produits lors de la récolte, directement dans le champ.» Ne reste plus qu’à expédier les copeaux à l’utilisateur.

L’utilisation de cette biomasse

Cette biomasse peut être utilisée par des transformateurs, qui s’en serviront pour fabriquer des granules ou des bûches, des produits pour lesquels la demande est en hausse. Mais le projet de Francis Allard et d’Agro Énergie vise plutôt à utiliser ces copeaux de bois directement pour alimenter les fournaises et ainsi servir de carburant pour le chauffage. «Beaucoup d’édifices publics sont présentement chauffés au mazout et l’on pourrait facilement les convertir et se servir des copeaux de saule plutôt que du mazout. Des études de faisabilité démontrent que les investissements pour la conversion s’amortissent en deux ans.» Sans compter les économies réalisées en choisissant un carburant moins cher que le pétrole.

Selon Francis Allard, il est souhaitable aussi de se rapprocher de l’utilisateur, ce qui réduit, entre autres, les coûts de transport. «C’est la raison pour laquelle notre entreprise a d’abord approché la commission scolaire de la région avec le projet de convertir les écoles du mazout à la biomasse, une biomasse qui serait produite par les agriculteurs de la région.» Si la commission scolaire donne son aval, la seconde étape sera de convertir tous les édifices publics de la région, et ensuite, pourquoi pas, les entreprises qui se trouvent sur son territoire. «On pourrait même étendre un jour l’utilisation de la biomasse au chauffage des résidences. On peut rêver d’une région presque entièrement autonome sur le plan énergétique, à tout le moins en ce qui concerne le chauffage.»

Avantages environnementaux

L’utilisation du saule comme biomasse, ainsi que l’approche préconisée par Francis Allard, comportent de nombreux avantages environnementaux. On le sait, brûler du bois, comme du pétrole ou toute autre forme de carbone, libère dans l’atmosphère du dioxyde de carbone. Les copeaux de saule n’échappent pas à cette règle. «Par contre, ces saules servent aussi de capteurs de CO2 et comme ils poussent à proximité, ils absorberont les émissions. On arrive donc à une production zéro.»

De plus, le saule possède la caractéristique de produire peu de cendres, environ 2 % du volume brûlé, ce qui simplifie grandement la vidange des cendres. «De plus, ces cendres contiennent beaucoup de potassium. En les mélangeant aux boues d’épuration, riches en azote et en phosphate, on obtient un engrais équilibré qui servira ensuite à fertiliser les champs.»

Sans compter que le saule présente d’autres avantages environnementaux. «La structure des racines fait en sorte qu’il absorbe bien les éléments comme l’azote et le phosphate. Sa plantation autour d’un champ où l’on se sert de lisier comme engrais permettrait au saule d’absorber l’azote et le phosphate plutôt que de les laisser s’échapper dans le sol.» La plantation de saules agirait alors comme une usine d’épuration. «De plus, une plantation de saules agit comme brise-vent, ce qui empêche l’odeur du lisier de trop se répandre chez les voisins.»

Pour le moment, Francis Allard et ses associés dans Agro Énergie ont démontré la viabilité de cette culture agricole. L’entreprise est maintenant en mesure de fournir des boutures et des conseils à tout producteur désireux de se lancer dans la culture du saule à croissance rapide.

«L’étape sur laquelle nous travaillons présentement est de convaincre les utilisateurs potentiels que la conversion à la biomasse est non seulement souhaitable tant sur le plan économique qu’environnemental, mais qu’elle est facilement réalisable. Une fois les utilisateurs convaincus, il deviendra plus facile d’attirer les producteurs à ce genre de culture.»
Le lundi 10 mars 2008.
http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179231.html

LE REFLET / La députée de La Prairie en faveur de la création d’une table de concertation / (le 10 mars 2008)

DELSON – Monique Roy-Verville n’est pas contre l’implantation d’éolienne sur le territoire, mais avant d’acquiescer à une telle demande, il est important d’avoir l’appui des résidants.


C’est pourquoi elle se dit en faveur de la création d’une table de concertation depuis que des citoyens ont démontré des inquiétudes face à ce projet de parc éolien.

«Il est clair qu’un projet de cette ampleur en appelle à la responsabilisation des acteurs du milieu, notamment par une implication active des citoyens, a souligné la députée de La Prairie. Sa planification doit nécessairement passer par la concertation des préoccupations des acteurs économiques, sociaux et environnementaux.»

Pour Mme Roy-Verville, seule une vision globale permettra d’éviter une implantation inappropriée.

Un projet qui a des avantages économiques et sociaux

Bien qu’elle sympathise avec les citoyens mécontents, Mme Roy-Verville croit néanmoins que l’implantation d’un parc éolien sur le territoire pourrait représenter des avantages économiques et sociaux, ne serait-ce qu’au niveau de la création d’emplois.


Monique Roy-Verville croit que l’implantation d’un parc éolien sur le territoire
pourrait représenter des avantages économiques et sociaux, ne serait-ce
au niveau de la création d’emplois. (Photo d’archives)


«N’étant pas assujetti aux variations constantes du coût des combustibles, l’énergie éolienne présente un coût faible pour l’environnement», a-t-elle noté.

À l’heure où Québec est appelé à prendre un virage important en matière environnementale, un tel projet pourrait s’inscrire dans cette démarche.

Le lundi 10 mars 2008.
http://www.hebdos.net/lrd/edition112008/articles.asp?article_id=201755

CYBERPRESSE / LA MRC MARIA-CHAPDELAINE NÉGOCIE UNE ENTENTE AVEC UNE UNIVERSITÉ / (le 5 mars 2008)

La MRC Maria-Chapdelaine négocie une entente avec une université canadienne dans le but d’installer sur une rivière de son territoire une nouvelle technologie qui permet de produire de l’électricité sans construire de réservoir ou de barrage.

Le directeur général adjoint de la MRC et responsable de l’aménagement du territoire, Jacques Potvin, a confirmé l’existence de ce projet sans pour autant identifier l’université qui détient les droits sur la technologie. Il affirme qu’il s’agit d’une question de confidentialité puisque le projet n’est pas encore assez avancé pour être dévoilé dans son ensemble.

Toujours selon les sources du Quotidien, la technologie est constituée de longues lames installées sur le sens du courant de la rivière. Le mouvement permet d’activer des génératrices qui produisent de l’électricité en quantité importante.

“Nous avons reçu le mandat de regarder des projets qui permettraient d’avoir accès au bloc d’électricité communautaire (électricité vendue par un organisme public à Hydro-Québec) et ça fait partie des démarches. Il s’agit dans ce cas d’un projet pilote pour tester la technologie”, ajoute Jacques Potvin.

Le Quotidien avait recueilli des indices à l’effet que le site retenu pour l’expérience était situé en bordure de la rivière Mistassini dans un endroit où le débit et le courant permettraient de maximiser la production d’électricité. Jacques Potvin est demeuré discret quant à l’endroit qui pourrait être retenu pour mener l’expérience.

La MRC avait mené des consultations publiques pour connaître l’avis des citoyens sur les endroits propices pour la construction de petites centrales hydroélectriques sur le territoire.

Les citoyens avaient catégoriquement rejeté l’aménagement d’ouvrages sur la partie de la rivière Mistassini utilisée par l’ouananiche pour se rendre dans les frayères de la rivière Ouasiemsca.

Ils avaient donc retenu un seul projet sur la rivière Mistassini sur le site de la 11e chute situé à un kilomètre en amont de la jonction de la Ouasiemsca ainsi qu’un autre site dont les impacts seraient nuls pour la flore et la faune sur une autre rivière. Jacques Potvin mentionne qu’il y a en ce moment un ralentissement dans les projets de production d’électricité communautaire.

En 2004, Hydro-Québec devait importer de l’électricité alors qu’aujourd’hui, la société d’État dispose de surplus: “Nous négocions pour la signature d’un protocole avec les Innus de Mashteuiatsh et il y a des projets qui seront évalués, mais la situation est au ralenti en raison des surplus”, a indiqué le responsable le de l’aménagement de la MRC.

Turbine à la vapeur

La situation financière précaire d’Abitibi-Bowater ne change pas les visées de la MRC Maria-Chapdelaine qui voudrait construire une usine de production d’énergie thermique dans la cour de la papeterie. Le projet nécessite la construction d’une turbine alimentée par la vapeur.

En ce moment, explique Jacques Potvin, Abitibi-Bowater achète de la vapeur par contrat à long terme de la société Boralex qui exploite l’usine thermique fonctionnant à la biomasse située également sur le terrain de l’usine.

La papetière n’utilise qu’une petite quantité de vapeur et c’est, excédent que la MRC voudrait acheter pour approvisionnement son usine. Ces revenus additionnels permettraient à Abitibi-Bowater de diminuer ses coûts de production tout en permettant à la MRC de faire des profits.

Les deux projets évalués pour le moment sont d’une puissance de 8 ou 16 mégawatts. Il s’agit d’un projet sur un site industriel qui ne sera pas soumis aux procédures publiques d’évaluation environnementale.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080305/CPACTUALITES/803050462/5276/CPACTUALITES
Le mercredi 5 mars 2008.

À l’attention du directeur de l’information : Report des projets éoliens communautaires - Le Parti vert du Québec demande des comptes au ministre Béchard / (le 5 mars 2008)

MONTREAL ET AMQUI, le 4 mars /CNW Telbec/ - Une puissante rumeur veut
que l'actuel gouvernement du Québec s'apprêterait à annoncer
que tous les projets de parcs éoliens de nature communautaire
seraient refoulé pour être admissible
dans un autre appel d'offre de 1000MW à venir.
Le Parti vert s'insurge contre une telle éventualité
et demande au ministre Béchard
de clarifier immédiatement la situation.
Au quinzième congrès de
Solidarité rurale du Québec tenu le week-end
dernier, la ministre des Affaires municipales,
Mme Nathalie Normandeau,
interpellé par des élus locaux sur la question,
n'a pas démenti la rumeur.
"Si une telle rumeur devait s'avérer fondée,
cela signifierait que le lobby
des promoteurs privés aurait
finalement réussi à convaincre le Gouvernement
et Hydro-Québec que l'acceptation
de projets de parcs éoliens communautaires
comporterait
plus d'inconvénients que d'éléments positifs
pour le développement de cette
filière d'énergie verte à fort potentiel d'avenir."
estime le chef du Parti vert du Québec, M. Scott McKay.
M. McKay joint sa voix à celle du maire d'Amqui,
M. Gaetan Ruest, pour dénoncer
la situation et pour demander des comptes au
gouvernement du Québec. Premier maire du
Québec a avoir osé dire et
convaincre que les projets
communautaires pourraient constituer une
opportunité plus qu'intéressante pour
accroître l'autonomie des régions et
de leurs municipalités locales, Gaetan Ruest voit
cette décision comme
"un geste de démobilisation incroyable
envers ceux qui comme à la Ville d'Amqui, et par
la suite de la Vallée de
La Matapédia, ont osé se mettre en marche pour
monter un solide projet de parc éolien
communautaire d'à peine 9MW et dont
le financement est en voie d'être complété".

Le chef des Verts du Québec, Scott McKay,
cite en exemple ce projet de la
MRC de La Matapédia. "N'oublions pas que
les citoyens
de La Matapédia, une des régions les
plus pauvres du Québec, se sont
engagé à investir ensemble des
sommes de plus 4 millions. Les 18 municipalités
Matapédiennes, se sont
elles aussi engagés à investir ensemble 40% de la
mise de fond requise dans ce projet de parc
éolien communautaire de 9MW.
" Si la décision de reporter ce
type de projets devait se confirmer, les gens
de la base ne pourront
qu'être terriblement déçus et complètement
démobilisés" déplore M. McKay.
Le Parti vert du Québec exige du ministre
responsable, M. Claude Béchard,
d'agir dans les plus brefs délais afin de
faire taire cette rumeur et de donner suite
aux nombreux projets éoliens
communautaires en région.

Aux plus récentes élections provinciales, plus de
150 000 Québécoises et
Québécois ont voté en faveur de l'élection
du Parti vert du Québec. Ce dernier fait la
promotion du développement
durable en politique et propose de gérer
l'Etat selon les principes écologiques. Sa lutte vise
à sauvegarder, préserver
et améliorer notre environnement et
ses habitants en rassemblant les Québécoises et les
Québécois autour d'une
vision d'avenir porteuse et cohérente.
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/March2008/04/c8732.html
Le mercredi 5 mars 2008.

RADIO-CANADA / Retombées contestées / (le 5 mars 2008)

Parc éolien
Parc éolien (archives)

Jean-Louis Chaumel, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et spécialiste de l’éolien, émet des réserves au sujet des projets de parcs éoliens annoncés récemment au Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement provincial a souligné que les parcs éoliens allaient créer un certain nombre d’emplois permanents, notamment de trois à cinq à Lamèque et un peu plus d’une douzaine au mont Caribou, près de Bathurst.

Cependant, les quelques employés permanents, qui s’occupent principalement de l’entretien des éoliennes, ne sont pas toujours postés dans les collectivités où se trouvent ces dernières. « Les éoliennes sont surveillées par des ordinateurs », souligne M. Chaumel.

Le professeur Chaumel laisse entendre que certaines collectivités pourraient bien avoir de mauvaises surprises. Il cite le cas d’un parc éolien en Gaspésie. « Cap-Chat, par exemple, 70 éoliennes, là, aucun technicien permanent. Ils sont tous localisés à Matane », dit-il.

Investissement à l’étranger

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, a déclaré récemment que les projets éoliens annoncés au cours de la dernière année représentent des investissements du secteur privé qui vont dépasser un milliard de dollars.

« Seulement une toute petite part de cet argent va dans la région. La majeure partie de ces fameux investissements privés va, par exemple, en Espagne, en Allemagne, pour acheter les éoliennes », indique Jean-Louis Chaumel.

Les seuls investissements dans les régions où on entreprend les projets sont liés à la construction des bases des éoliennes, aux tours et à l’aménagement des terrains.

Jean-Louis Chaumel ne veut pas insinuer que la province tente d’induire la population en erreur. Il apporte des nuances et des précisions aux déclarations et aux communiqués officiels.

http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2008/03/05/002-NB-retombees-eoliennes.shtml
Le mercredi 5 mars 2008.

JOURNAL DE L’HABITATION / QuébecOiseaux veut une audience du BAPE sur l’éolien / (le 5 mars 2008)

Face au développement exponentiel de l’énergie éolienne au Québec et à l’incertitude qui règne quant aux effets cumulatifs des nombreux projets déjà réalisés et à venir, le Regroupement QuébecOiseaux vient de demander à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le mandat de tenir une audience générique qui permettra d’évaluer l’ensemble des impacts découlant de l’exploitation intensive de cette source d’énergie, notamment en ce qui concerne l’avifaune.

Dans sa lettre adressée à la ministre Line Beauchamp, le Regroupement QuébecOiseaux rappelle les mises en garde contenues dans les sept rapports du BAPE portant sur des projets éoliens dans le Bas Saint-Laurent et en Gaspésie, dont les conclusions du rapport sur l’implantation d’un parc dans la MRC de Matane déposé en 2006.

On peut y lire que: «plusieurs impacts soulevés en cours d’audience publique visaient la croissance fulgurante que connaît l’éolien dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie et ses conséquences économiques, sociales et écologiques. La dernière décennie a connu l’implantation d’environ 200 éoliennes et les prochaines six années pourraient en voir s’ajouter plus de 850, et cette croissance régionale n’est pas terminée. D’un point de vue écologique, c’est la limite des connaissances qui est en cause, notamment en ce qui concerne la mortalité aviaire durant les migrations. Environ 60 % des éoliennes se situeraient à une distance inférieure à 5 km du fleuve Saint-Laurent d’ici 2007, ce qui laisse perplexe quant aux effets cumulatifs de toutes ces structures en hauteur à l’intérieur du principal corridor de migration circonscrit par les experts».

Les projets soumis par les promoteurs sont toujours évalués à la pièce, sans jamais tenir compte des effets cumulatifs des parcs éoliens, ce que le BAPE a d’ailleurs déploré à plusieurs reprises. Or, les connaissances actuelles en ce qui concerne les couloirs de migration dans ces deux régions ne permettent pas de tirer des conclusions rassurantes, notamment en ce qui concerne certaines espèces en péril comme le Pygargue à tête blanche, l’Aigle royal et le Faucon pèlerin.

Le Regroupement QuébecOiseaux s’inquiète également de l’impact que risque d’avoir l’aménagement de parcs d’éoliennes sur certains habitats très spécifiques pour l’avifaune. À cet égard, le cas de la Grive de Bicknell est troublant. Après avoir vu son habitat transformé par la construction d’éoliennes au sommet des monts Miller et Copper, en Gaspésie, cette espèce en péril pourrait bien être menacée dans d’autres régions, notamment du côté du massif du Sud où des projets éoliens ont été présentés. Jusqu’à quel point est-il possible d’empiéter sur les aires de nidification très limités de cette grive sans accélérer davantage son déclin? Voilà l’une des nombreuses questions sur laquelle une audience générique sur le développement éolien au Québec permettrait de se pencher.

Pour le Regroupement QuébecOiseaux, il est donc impératif que la ministre Beauchamp demande au BAPE de tenir une audience générique sur l’éolien, particulièrement dans le contexte où Hydro-Québec se penche sur les 66 soumissions qui ont été déposées à la suite de son nouvel appel d’offres visant à ajouter 2000 MW, soit le double de la production actuelle de la province. «Le temps est venu de déterminer enfin les balises qui assureront que la filière éolienne ne menacera pas la biodiversité du Québec», souligne en conclusion le président de l’organisme, Gilles Goulet.

http://www.journalhabitation.com/article-189713-QuebecOiseaux-veut-une-audience-du-BAPE-sur-leolien.html
Le mercredi 5 mars 2008.

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