RADIO-CANADA / Un projet qui avance à grands pas / (le 14 fév. 2008)
Le projet de récupération de biomasse forestière de la compagnie Cyclofor de La Sarre franchit une nouvelle étape. L’entreprise s’est officiellement portée acquéreur de l’usine N de Tembec afin d’y installer ses équipements. Le coût de la transaction n’a pas été dévoilé.
L’acquisition de cette usine permettra à Cyclofor de mettre en place une ligne de production d’essai pour convertir la biomasse forestière en produit du bois à valeur ajoutée. « On a à faire la preuve que notre procédé au niveau de l’usinage ou de la valorisation des résidus, on est capable de le faire », explique le directeur de la foresterie chez Cyclofor, Alain Brodeur.
Cyclofor prévoit créer une dizaine d’emplois supplémentaires avec l’achat de l’usine. L’entreprise fonctionnera grâce à des ententes spécifiques avec la compagnie Tembec pour ce qui est de la récupération du bois en forêt.
Pour le directeur général de la chambre de commerce d’Abitibi-Ouest, Richard Lacombe, cette acquisition est une excellente nouvelle pour l’économie du secteur de La Sarre. « Une nouvelle comme ça, bien ça encourage les gens à investir entre autres […]. Donc, c’est une nouvelle qui va donner un élan de dynamisme », souligne-t-il.
Richard Lacombe reconnaît que l’acquisition de l’usine N met également fin à une certaine incertitude concernant l’avenir des installations.
http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2008/02/13/004-cyclofor-la-sarre.shtml
Le jeudi 14 février 2008.
Parc éolien de Saint-Ulric–Saint-Léandre : Northland Power écope d’une pénalité historique (Le mercredi 13 février 2008)
Carl Thériault
Le Soleil
Collaboration spéciale
Rimouski
Le promoteur éolien Northland Power devra payer la plus importante pénalité imposée par contrat par Hydro-Québec Distribution à un fournisseur privé d’électricité.
Une somme de 3 millions $ devra être versée à Hydro-Québec pour ne pas avoir livré au 1er décembre 2007 les 150 MW en provenance du parc éolien de Saint-Ulric–Saint-Léandre (né du premier appel d’offres de 1000 MW).
«C’est la pénalité la plus élevée pour Hydro-Québec Distribution qui passe par appel d’offres. Pour nous, le contrat porte toujours sur une livraison de 150 MW générés par 100 éoliennes, sinon il y aura pénalité», souligne Josée Morin, attachée de presse d’Hydro-Québec.
La Régie de l’énergie du Québec a donné, la semaine dernière, le dernier feu vert au projet modifié de Saint-Ulric–Saint-Léandre — composé de 85 éoliennes au lieu des 100 prévues initialement — qui sera en fonction en décembre 2009.
La Régie demande au promoteur de l’informer «administrativement» du sort qui sera réservé aux 15 éoliennes abandonnées ainsi que du projet de Mont-Louis au moment des négociations avec son fournisseur General Electric ou un autre.
La pénalité de 3 millions $ sera utilisée par la société d’État pour réduire le coût des ses approvisionnements en 2008 dans le processus habituel des demandes d’augmentation tarifaire devant la Régie de l’énergie.
Northland pourra faire contre mauvaise fortune bon cœur puisque le projet de la compagnie est inscrit au programme fédéral écoÉnergie, de qui elle devrait recevoir 75 % d’une subvention de 40 millions $.
Exigence de la CPTAQ
Le déplacement de la moitié des éoliennes, exigé par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), avait engendré le report du projet de Saint-Ulric–Saint-Léandre obtenu lors du premier appel d’offres d’Hydro-Québec de 1000 MW. La CPTAQ avait invoqué le fait que ces éoliennes se trouvaient au centre de terres cultivées et dans des bois composés d’érables. L’entreprise a donc dû reconfigurer son projet, puis négocier et signer de nouvelles ententes avec les propriétaires terriens concernés.
Northland aménagera aussi pour 2010 le parc éolien de Mont-Louis, en Gaspésie, composé de 67 éoliennes (100 MW), qui n’a pas encore franchi l’étape de l’audition par le Bureau d’audiences publiques en environnement.
Seulement deux des neuf parcs éoliens issus du premier appel d’offres d’Hydro-Québec à installer d’ici 2012 sont en activité : ceux de Cartier Energie à Baie-des-Sables et d’Anse-à-Valleau–Gaspé (100,5 MW). Sept des neuf parcs éoliens ont été octroyés à Cartier Energie et deux à Northland Power.
Le mercredi 13 février 2008
www.cyberpresse.ca/article/20080213/CPSOLEIL/80212244/5133/CPSOLEIL
Expansion géographique : Ouverture d’un nouveau bureau Hélimax dans l’Ouest canadien (Le mercredi 13 février 2008)
Le 15 mars, Hélimax ouvrira un nouveau bureau dans l’Ouest canadien, près de Vancouver, afin de mieux
servir sa clientèle. En plus d’offrir un éventail unique de services (entre autres par le biais de son récent
partenariat avec le groupe Germanischer Lloyd), ce nouveau bureau régional permettra à Hélimax de mieux remplir sa mission dont l’un des fondements est la création de valeur supérieure pour sa clientèle en leur offrant entre autres un service personnalisé, conçu sur mesure et d’une efficacité accrue. Le nouveau bureau se situera au 7455 132nd Street, bureau 222, à Surrey, en Colombie-Britannique.
Le directeur sera M. Richard Brown qui sera relocalisé temporairement au bureau de l’Ouest afin d’assurer
un démarrage en douceur des opérations ainsi que le recrutement de ressources humaines locales. Ce
dernier pourra être rejoint par courrier électronique à brownr@helimax.com ou par téléphone au 604-313-6867.
Geographic Expansion: Hélimax Opens New Office in Canadian West
On March 15th, Hélimax will open a new office in Western Canada, near Vancouver in order to better serve its clientele. In addition to offering a unique range of services (thanks in part to our recent partnership with Germanischer Lloyd), this new regional office will allow Hélimax to better fulfill its role, one of the pillars of which is the creation of superior value for its clientele by offering them personalized, custom-designed and efficient services. The new office will be located at 7455 132nd Street, suite 222, Surrey, BC.
The office manager will be Mr. Richard Brown who will be temporarily located in the Western Office in order to ensure a smooth start-up of operation as well as the recruitment of local human resources. Mr. Brown can be reached by email at brownr@helimax.com or by telephone at 604-313-6867.
Le mercredi 13 février 2008
http://www.helimax.com/
UQAR / L’UQAR confirme son leadership / (le 12 fév. 2008)
La filière éolienne sous l’angle du Développement régional

Au cœur des préoccupations de la population bas-laurentienne, le développement de l’énergie éolienne suscite une attention soutenue de la part des médias, entre autres par le récit que l’on fait des négociations parfois amères qui en résultent dans plusieurs localité de l’Est québécois. Au-delà du défi technologique, l’exploitation des vents est vite devenue le symbole d’une révision souhaitée des politiques publiques liées à l’exploitation du territoire. L’heure est aux projets «socialement acceptables».
Photo: Évariste Feurtey
C’est pourquoi, depuis près d’un an, une équipe de chercheurs de l’UQAR utilise l’éolien comme un cas de figure pour faire progresser la réflexion à ce sujet. Les recherches en cours visent à identifier les éléments qui permettront à l’industrie éolienne, aux municipalités et aux citoyens de trouver les meilleurs terrains d’entente pour un développement plus harmonieux, lorsque le développement éolien est souhaité. UQAR-Info vous présente ici l’exemple d’une discipline d’avant-garde à laquelle les institutions publiques recourent aujourd’hui pour réfléchir et préparer nos lendemains à l’énergie verte.
Unité de recherche sur le développement territorial durable
et la filière éolienne
Afin de poursuivre le mandat de développement de l’éolien que lui a confié le gouvernement, Hydro-Québec s’est tournée vers l’UQAR pour mener des recherches sur l’acceptabilité sociale de cette filière énergétique. Au-delà des voix discordantes qui se sont fait entendre sur la place publique, le même constat se répète: inclure la population dans toutes les étapes du projet, en la consultant d’abord, puis en montrant que ses doléances ont été entendues. Qu’il s’agisse des impacts sur les paysages, l’environnement et la faune, du bruit engendré par la concentration des éoliennes en «parc», du calcul des redevances ou de l’entretien à apporter durant et après la vie utile des installations, il semble que l’on n’ait pas accordé toute l’importance voulue à ces questions dans la réalisation de projets récents. La filière éolienne cherche à remédier à cette situation pour poursuivre sur sa lancée.


Carol Saucier
et Marie-José Fortin
Fort du don d’un million $ fait à la Fondation de l’UQAR par la société d’État, un regroupement de chercheurs a donc mis sur pied une unité de recherche interdisciplinaire dont les travaux s’échelonneront sur sept années, c’est-à-dire de 2007 à 2013. Coordonnée actuellement par le professeur et chercheur Carol Saucier (membre du GRIDEQ et du CRDT), travaillant, entre autres, sur l’économie sociale, l’Unité de recherche sur le développement territorial et la filière éolienne comprend plusieurs autres membres: Bruno Jean, directeur scientifique du CRDT, titulaire de la Chaire du Canada en développement rural; Danielle Lafontaine, directrice du GRIDEQ, s’intéressant aux paradigmes du développement et à l’émergence du développement territorial, ainsi que Marie-José Fortin, titulaire de la Chaire du Canada en développement régional et territorial. S’ajoutent à eux James Wilson, économiste de l’environnement, professeur en Gestion des ressources maritimes; Magella Guillemette, biologiste et directeur du programme de doctorat en Sciences de l’environnement; Jean-François Méthot, professeur en génie et responsable du Laboratoire de recherche sur l’éolien; et Gilles Côté, professionnel de recherche. Quant à Évariste Feurtey, il est le premier étudiant à bénéficier d’une bourse dans le cadre de cette entente avec Hydro-Québec. M. Feurtey est inscrit au doctorat en sciences de l’environnement.
M. Saucier précise ainsi la nature de l’entente partenariale avec la société d’État: «Nous conservons toute indépendance intellectuelle. Hydro-Québec n’est jamais intervenue dans l’élaboration du devis de recherche, et la collaboration se passe très bien jusqu’à maintenant. Elle est marquée par une relation de confiance et une entière autonomie. Le comité de suivi qui chapeaute l’unité de recherche comporte deux membres d’Hydro-Québec (sur six) et a un rôle consultatif.»
Débutée en janvier 2007 et devant prendre fin cet été, la première programmation de l’Unité s’intitule Des installations éoliennes socialement acceptables: élaboration et évaluation de modèles. La nature de ce projet consiste en la mise en œuvre d’une recherche axée sur la conception de modèles d’implantation et de suivi de projets de parcs éoliens dans des communautés locales et régionales, ceci dans une perspective de développement territorial durable. «Peu de ressources spécialisées existent sur la question du suivi de parcs éoliens, d’où le caractère exploratoire de la recherche», indique le chercheur-coordonnateur. Pour pallier une littérature scientifique insuffisante, le travail de terrain s’avère incontournable. «D’abord, il y a des expérimentations concrètes (les parcs éoliens), puis les chercheurs commencent à voir les problèmes que cela pose, à se rendre sur le terrain et à produire de la connaissance sur le sujet, ce qui a été amorcé depuis quelques années seulement», constate-t-il.
Pour réaliser les six études de cas qu’elle a retenues, l’Unité a d’abord ciblé des parcs éoliens en ayant pour objectif d’en observer autant les points communs que les différences. Cela explique leur sélection en fonction de la diversité d’impacts qu’ils permettent d’observer. Trois catégories d’acteurs font l’objet d’entrevues pour chacune des études de cas: les promoteurs, les élus municipaux et des groupes de citoyens de la société civile. Des questionnaires ont été élaborés puis administrés. Les entrevues sont toujours en cours de réalisation. «Dans les mois à venir, on devra transcrire et analyser les réponses obtenues, puis rédiger un rapport final qui fera la synthèse de ces données sur l’acceptabilité sociale», poursuit M. Saucier.
Enfin, l’Unité de recherche a participé à l’élaboration du «Guide sur l’acceptabilité sociale des projets éoliens à l’attention des élus municipaux du Québec», dont la parution est prévue dans quelques semaines. Fruit d’une collaboration avec les CRÉ (Conférences régionales des élus) de l’Est du Québec, auxquelles s’ajoute la participation du Département français du Poitou-Charentes, c’est un outil attendu qui constituera une précieuse source d’information.
Un nouveau souffle pour les régions ?
C’est dans le même esprit que Marie-José Fortin nous parle de son implication dans le projet. « Le gouvernement du Québec a fait le choix d’implanter la filière éolienne en procédant par un système d’appel d’offres qui favorise les grands promoteurs privés. Cependant, les populations d’accueil cherchent un modèle alternatif, une planification mieux intégrée à leur réalité.» Mme Fortin insiste également sur le fait qu’il n’existe rien d’absolu en développement régional, et qu’il vaut mieux parler d’une évolution des pratiques, au gré des contextes et des demandes sociales, que de chercher à créer un modèle unique. «Parmi les avenues envisageables, celle de la formule coopérative offre un certain intérêt, de dire Mme Fortin, mais comme les autres, ce modèle doit répondre à un ensemble de préoccupations comme celles touchant la qualité des paysages, l’identité régionale et l’industrie touristique.»
Marie-Josée Fortin mène également des recherches parallèles en compagnie de Sophie Lefloch (Cemagref de Bordeaux) et Sophie Devanne (post-doctorat, UQAR). La formation multidisciplinaire de Mme Fortin en architecture de paysage, en développement régional et en géographie humaine en fait une chercheure particulièrement sensible aux problématiques régionales relevées dans le Bas-Saint-Laurent, d’où sa participation récente au colloque sur les municipalités dévitalisées organisé par la Coalition Urgence Rurale. À propos des groupes de citoyens qui se préoccupent de la tournure prise par le développement de l’énergie éolienne, Mme Fortin dit considérer cela comme un signe de vitalité de nos sociétés démocratiques. «En éolien, c’est même souvent une source de changement potentiellement bénéfique. Depuis un an, plusieurs démarches de gouvernance ont été proposées par différents intervenants. L’avenir nous dira si ces mécanismes sont efficaces pour répondre aux demandes et aux critiques, touchant notamment l’implication des populations», précise-t-elle.
Par ailleurs, l’UQAR accueillera en août 2008 le colloque annuel de l’ ASRDLF (Association de Science Régionale de Langue Française), qui réunira plus de deux cents chercheurs internationaux à Rimouski. Il y a fort à parier que la filière éolienne y fera l’objet de plusieurs discussions.
En plus de la recherche en Développement régional, la mission académique du Département, structurée sur trois cycles, vise à former des étudiants appelés à devenir des agents de développement éclairés, en mesure de résoudre des situations complexes tout en tenant compte d’impératifs qui dépassent la simple étude de marché ou l’étude de faisabilité. L’UQAR a fait le choix de consacrer plusieurs ressources au développement régional et d’en faire l’un des trois axes d’excellence en recherche qu’elle soutient.
Phillip Schube Coquereau
Pour plus de détails:
Groupe éolien de l’UQAR:
http://www.uqar.qc.ca/chaumel/UPA11.htm
Marie-José Fortin et Gérald Domon, «Éolien et paysage: pour une véritable démarche de développement territorial». Article paru dans L’Action nationale, avril 2007, vol. XCVII (4), p. 27-42.
-30-
Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
(418) 723-1986 poste 1426
mario_belanger@uqar.ca
http://www.uqar.qc.ca/uqar-info/0208/eolienetdeveloppementregional.asp
Le 12 février 2008.
CYBERPRESSE / C’est vert à l’Expo habitat / (11 fév. 2008)
Marianne Dandurand
La Tribune
Sherbrooke
|
Doublement grand, comme le dit le slogan, mais surtout plus vert que jamais.
De la géothermie aux foyers au bioéthanol, en passant par les fosses septiques à culture microbienne et les sources d’énergie alternative, le salon Expo habitat de l’Estrie colle aux dernières tendances écolo en matière d’habitation.
Le directeur général de l’APCHQ, Sylvain Mathieu, ose avancer que 25% des stands présentent des technologies vertes. Le Groupe Gaston Côté risque d’ailleurs de faire tourner bien des têtes, avec son chalet modulaire de deux étages auto-suffisant en énergie. Éolienne et panneaux solaires inclus.
“L’Envirocamp a un impact zéro sur l’environnement; même les batteries sont recyclables, fait valoir John Heffernan, directeur général du Groupe. Ça répond à une nouvelle vision, avec des sources d’énergie renouvelable. On a même une toilette au compost.”
Il s’agit de la première sortie publique de ce nouveau chalet. Il a été complètement dessiné par une équipe de la région, et est assemblé à Richmond avec des pièces fabriquées à Sherbrooke.
“Ce qu’on a gardé en tête tout le temps, c’est qu’il fallait que ça reste abordable.”, explique M. Heffernan. Mission accomplie, le chalet, dont le rez-de-chaussée fait 20′ x 24′, est vendu 115 000$. Installé en une seule journée. D’ici le mois prochain, le Groupe Gaston Côté lancera un multi-logement modulaire. “C’est ça, la voie de l’avenir.”
C’est la nouvelle installation du salon Expo habitat, qui déborde de l’édifice d’Expo Sherbrooke vers le Palais des sports, qui a permis l’érection du chalet. “En hauteur, ça ne pouvait pas entrer dans l’édifice d’Expo Sherbrooke”, remarque Sylvain Mathieu.
Mais des exposants ont encore dû être refusés faute de place, et le déplacement d’un édifice à l’autre se pose déjà comme un irritant pour les organisateurs. Les mots “centre de foire” ont à nouveau été prononcés…
Les nombreuses conférences qui seront présentées adoptent aussi la ligne verte. Énergie passive et bâtiment vert entre autres. Le “Home Staging” fera aussi l’objet de quelques conférences. Parmi les retours attendus, les pièces décorées.
Le plus vieil événement du genre au Québec tient jusqu’à dimanche sa 26e édition. “Il y a 26 ans, on faisait des maisons en série”, remarque le président de l’APCHQ, Pierre Gauvin. Aujourd’hui, les maisons sont plus grandes, et plus personnalisées.
“Au Québec, on a plein de petits entrepreneurs, et ça nous permet d’avoir un bien meilleur service qu’ailleurs”, remarque le président, particulièrement fier de voir la relève entrepreneuriale qui pousse les portes de l’Expo habitat de l’Estrie.
www.cyberpresse.ca/article/20080208/CPTRIBUNE/802080564/5206/CPACTUALITES
Le lundi 11 février 2008)
CENT PAPIERS / La biomasse forestière suscite de plus en plus d’intérêt au Québec / (le 11 fév. 2008)

Correctement exploitée, la biomasse forestière offre un bon potentiel énergétique pour le Québec.
En décembre dernier, la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent (CRÉBSL) a adopté une stratégie prévoyant la construction de dix chaufferies centrales à la biomasse forestière d’ici 2010 dans les communautés et institutions publiques de la région. L’idée est de récupérer, pour ces chaufferies, les résidus d’opérations forestières (houppiers, branches, souches) non utilisés et non attribués dans les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF).
En plus de fournir des revenus à un secteur industriel qui en a bien besoin, l’implantation de chaufferies centrales au bois est une bonne façon de lutter contre le réchauffement climatique. Certes la combustion du bois entraine l’émission de CO2, mais celle-ci se fait à coût environnemental nul, car elle est compensée par les quantités stockées lors de la croissance des forêts. En prime, l’utilisation de chaudières à biomasse est compatible avec les systèmes de chauffage utilisés dans nos bâtiments institutionnels.
Présentement, nous apprend une étude réalisée pour le compte de la CRÉBSL, la biomasse sert à combler environ 10% des besoins en énergie du Québec, surtout dans le secteur industriel. Près de 75% de l’énergie servant à sécher le bois vient de la biomasse. Des institutions publiques ont aussi optée pour la biomasse. Par exemple, le Centre hospitalier de Val-d’or chauffe aux écorces depuis 1981.
Au Vermont, 10% des écoles publiques sont chauffées avec la biomasse forestière.
Dans le monde, 11% de l’énergie provient de l’ensemble de la biomasse (pétrole : 35%, charbon : 23%, gaz : 21%) tandis que toutes les autres formes d’énergie renouvelables et l’hydroélectricité combinées représentent à peine 2,5% des sources d’énergie. Au Québec, l’hydroélectricité et la biomasse combinées fournissent tout près de la moitié de nos besoins en énergie (48,8% en 2002). Avec son potentiel hydroélectrique et son abondante biomasse forestière, le Québec possède des avantages indéniables.
En Finlande, la production de bioénergie va représenter plus de 20% du chiffre d’affaires de l’industrie forestière en 2010. Ce pays est un exemple à suivre pour le Québec.
Dans la vallé de la Matapédia, la biomasse forestière va bientôt alimenter Énergie CFM, une filiale de la Coopérative forestière de la Matapédia. Voilà une façon originale de faire face localement à la crise forestière, tout en diminuant la dépendance à des formes d’énergie plus polluantes.
Un documentaire d’Exploraction
www.centpapiers.com/La-biomasse-forestiere-suscite-de,3020
Le lundi 11 février 2008
PORTAIL QUÉBEC / Mission du ministre Claude Béchard au Massachusetts - QUÉBEC VISE LA RELANCE DES EXPORTATIONS A LONG TERME VERS LA NOUVELLE-ANGLETERRE / (le 8 fév. 2008)
BOSTON, le 7 fév. /CNW Telbec/ - Le ministre des Ressources naturelles
et de la Faune et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, de la
région de la Côte-Nord et de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, M. Claude
Béchard, entreprend aujourd’hui une importante mission à Boston sur le thème
de l’énergie renouvelable en Nouvelle-Angleterre.
«Le Québec est reconnu comme un leader à l’échelle mondiale
en matière d’hydroélectricité et se positionne de plus en
plus comme tel à l’échelle nord-américaine en matière
d’énergie éolienne. La Stratégie énergétique du
Québec 2006-2015 a ouvert la voie à la relance de
notre patrimoine électrique et permettra d’en accélérer le
développement. Grâce à la richesse de notre
territoire, nous croyons que le Québec peut contribuer
à l’atteinte des objectifs de la Nouvelle-Angleterre en
termes d’énergie et d’environnement», a
souligné le ministre Béchard.
Accompagné de la déléguée du Québec
à Boston et de représentants
d'Hydro-Québec, le ministre a profité de cette
mission pour rencontrer son
homologue du Massachusetts, des parlementaires
de cet Etat, des dirigeants de
sociétés privées dans le domaine de l'énergie
et divers intervenants du
secteur énergétique de la Nouvelle-Angleterre.
Le caractère propre et
renouvelable de la production hydroélectrique
et éolienne québécoise, qui
contribue directement à la lutte contre les
changements climatiques, a été au
coeur de ces discussions, le Québec ayant d'ailleurs
été admis récemment comme
observateur à la Regional Greenhouse Gas Initiative
(RGGI), dont font partie
tous les Etats de la Nouvelle-Angleterre. De plus, le
ministre a insisté sur
l'intérêt du gouvernement du Québec à conclure des
ententes à long terme avec les marchés voisins.
«Le Québec devrait disposer de plus de 20 milliards
de kilowattheures à exporter d'ici cinq ans et de près
de 30 milliards de kilowattheures à exporter
à l'horizon 2020. La moitié de ces disponibilités pourrait être
vendue à la Nouvelle-Angleterre, si les conditions
du marché sont favorables», a-t-il précisé.
Le ministre a également fait valoir que, depuis
2003 et dans le cadre de
la nouvelle Stratégie énergétique du Québec,
le gouvernement a annoncé
l'aménagement de multiples projets hydroélectriques
totalisant plus de 7 000 MW, et de projets éoliens de
4 000 MW représentant plus de 40 milliards
de dollars d'investissement d'ici 2020.
Des projets tels que Eastmain-1-A /
Rupert / la Sarcelle et le Complexe de
la rivière La Romaine permettront au
Québec de maintenir sa position de tête en
matière de production d'énergie
renouvelable en Amérique du Nord.
«Le contexte actuel est propice à un renforcement
des liens en matière
énergétique entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre.
Le Québec est un partenaire commercial qui peut offrir
un approvisionnement sécuritaire en
énergie propre, fiable et renouvelable», a conclu le ministre Béchard.Source :
Pascal D'Astous
Attaché de presse
Cabinet du ministre des Ressources naturelles et de la Faune
Tél. : 418 643-7295http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Fevrier2008/07/c8109.html
Le vendredi 8 février 2008.CYBERPRESSE / Marmen prend de l’expansion à Trois-Rivières / (le 7 fév. 2008)
L’entreprise trifluvienne spécialisée en fabrication de tours d’éoliennes poursuit son expansion et agrandira deux de ses usines au cours des prochains mois. Un projet qui créera du même coup 125 nouveaux emplois. D’abord, l’usine de soudure qui avait été construite l’année dernière dans le parc industriel de Trois-Rivières doublera de superficie.
«On va agrandir notre usine de soudure. On va même plus que la doubler, car les besoins sont là», souligne avec enthousiasme Patrick Pellerin, président de Marmen. Puis, à l’usine de la rue Berlinguet, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, l’atelier d’usinage sera également agrandi, du moins en partie.
Du même coup, l’entreprise compte embaucher près de 125 nouveaux travailleurs afin de combler les besoins de production, occasionnés surtout par la vigueur du marché de l’énergie et les carnets de commandes de Marmen qui sont actuellement bien remplis.
«Ce sont de nouveaux contrats que nous avons dans le domaine de l’énergie. C’est un marché qui est très actif en ce moment», précise Patrick Pellerin.
La première pelletée de terre devrait d’ailleurs se donner dans les prochains jours ou les prochaines semaines, puisque les bâtiments devront être construits d’ici l’été.
«Nous avions déjà acheté les terrains en conséquence l’année dernière. On sentait que des choses s’en venaient, mais les agrandissements actuels ne sont pas tout à fait ce qui était prévu à ce moment-là. Mais ce qui est important, c’est que nous avions déjà les terrains alors on est correct», signale M. Pellerin.
Ce dernier souligne d’ailleurs que le projet actuel d’agrandissement n’est pas nécessairement un projet isolé pour l’entreprise, mais s’inscrit plutôt dans un ensemble de projets qui représentent une vaste expansion pour l’entreprise. Déjà, vers la fin de l’année 2007, Marmen se lançait dans une campagne publicitaire de recrutement où l’entreprise mettait au premier plan ses employés.
«Il y a toujours de 100 à 150 personnes qui sont embauchées constamment chez nous. La campagne publicitaire fait aussi partie de notre expansion», ajoute le président de Marmen.L’investissement total que l’entreprise fera pour mener à terme ses projets d’agrandissement n’a cependant pas été dévoilé. Quant à l’usine située à Matane, aucun projet d’agrandissement n’est au programme, du moins pas pour l’instant.
Marmen attend plutôt les décisions relatives à l’appel d’offres d’Hydro-Québec pour 2000 Mégawatts d’énergie éolienne avant de prévoir un quelconque agrandissement. Les réponses préliminaires dans ce dossier devraient d’ailleurs être connues d’ici un mois environ.http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080207/LAINFORMER/802070755/5891/LAINFORMER01
Le jeudi 7 février 2008.CYBERPRESSE / Troquer le diesel contre l’énergie éolienne / (le 7 fév. 2008)
Encore aujourd’hui, les communautés autochtones puisent leur énergie à une source coûteuse et polluante: le diesel. Exaspérées par cette situation qui contamine l’air et le sol, ces populations éloignées demandent à Ottawa d’ériger des éoliennes dans le Grand Nord.
Selon les informations obtenues par La Presse, une vaste coalition comprenant une dizaine de communautés autochtones, six groupes environnementaux et trois entreprises énergétiques fait pression sur le gouvernement Harper depuis décembre par l’entremise de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (ACEE).
L’objectif est de convaincre le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, d’inclure dans son prochain budget une aide financière évaluée à 74 millions de dollars sur 10 ans, afin qu’une partie des 300 communautés éloignées du Canada puissent passer du diesel à l’éolien. Un tel changement, évalue-t-on, équivaudrait au retrait de 20 000 véhicules du réseau routier.
Désastre
«Le problème est à ce point grave que certaines communautés ne peuvent même plus faire sécher de saumon au grand air tant il sent le diesel, note Sean Whittaker, directeur de l’élaboration des politiques à l’ACEE. C’est un désastre environnemental et économique.»
Environnemental, d’abord, car les génératrices, vieilles et rouillées, polluent l’air et le sol. Économique, ensuite, car le diesel est importé de loin et ne crée à peu près aucun emploi dans les communautés. En outre, l’électricité provenant des génératrices est très onéreuse dans le Nord, coûtant jusqu’à 1,50$ le kWh (comparativement à 0,06$ à Montréal).
C’est d’ailleurs ce qui explique l’échec du programme actuel pour la promotion de l’énergie éolienne, lequel offre une subvention de 0,01$ par kWh. L’ACEE propose plutôt des mesures incitatives offrant une importante subvention d’investissement, puis quelques cents par kWh produit. «C’est une goutte d’eau dans le budget fédéral, mais une goutte qui peut provoquer des vagues», soutient M.Whittaker.
Le budget d’un tel programme permettrait de créer 34 projets d’éoliennes, lesquels pourraient répondre à 12% de la demande en électricité des collectivités éloignées. «Actuellement, l’argent dépensé pour le diesel, qui peut accaparer jusqu’à 20% du budget de certaines communautés, va directement dans le Sud. Il n’y a aucun bénéfice pour la communauté», se désole M.Whittaker.
À l’inverse, les éoliennes ont besoin d’entretien, ce qui créerait des emplois à temps plein dans les collectivités éloignées. Le représentant de l’Association cite le cas de la ville de Kotzebue, en Alaska, où une quinzaine d’éoliennes ont été érigées au profit de la population. «En raison du succès de Kotzebue, note-t-il, tous les villages autour réclament aujourd’hui leurs propres éoliennes.»
http://www.cyberpresse.ca/article/20080207/CPENVIRONNEMENT/802070441/6108/CPENVIRONNEMENT
Le jeudi 7 février 2008.LA PRESSE CANADIENNE / Genivar fait l’acquisition d’une firme de consultants en énergie éolienne / (le 6 fév. 2008)
MONTREAL - Le fonds de revenu Genivar (TSX:GNV.UN) fait l’acquisition de Phoenix Engineering, une firme de consultants de l’ouest du Canada spécialisée en énergie éolienne. La valeur de la transaction n’a pas été indiquée.
Phoenix Engineering, qui a des bureaux à Calgary et Montréal, compte une quarantaine d’employés. Elle cumule 20 années d’expérience en contrôle et évaluation de la ressource éolienne ainsi qu’en conception de parcs éoliens. Phoenix fournit des services à des producteurs de parcs éoliens et prêteurs de capitaux qui, collectivement, totalisent plus de 80 pour cent de la capacité installée en énergie éolienne dans l’Ouest canadien et près de 40 pour cent au Canada.
Le président et chef de la direction de Genivar, Pierre Shoiry, a indiqué par voie de communiqué que cette transaction fait de son entreprise “la plus importante firme de consultants au Canada en énergie éolienne”. Il a ajouté que Genivar renforce ainsi “son centre d’excellence en énergie éolienne et (qu’elle) stimulera sa croissance dans ce segment de marché”. Il s’agit de la troisième acquisition réalisée par Genivar au cours des dernières semaines. En novembre, la firme avait annoncé l’achat de B.H. Martin Consultants, une firme multidisciplinaire en ingénierie et architecture basée à Timmins, en Ontario.
Puis, à la mi-janvier, Genivar a révélé avoir procédé à l’acquisition de l’ontarienne Transenco, qui fait de la conception d’infrastructure, notamment pour les routes, les autoroutes, ponts et systèmes de transports publics. Quelques minutes avant la fermeture de la Bourse de Toronto, mardi, le titre de Genivar valait 24,95 $, en recul de cinq cents.
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Le mercredi 6 février 2008.
