RADIO-CANADA / Un projet qui avance à grands pas / (le 14 fév. 2008)

Le projet de récupération de biomasse forestière de la compagnie Cyclofor de La Sarre franchit une nouvelle étape. L’entreprise s’est officiellement portée acquéreur de l’usine N de Tembec afin d’y installer ses équipements. Le coût de la transaction n’a pas été dévoilé.

L’acquisition de cette usine permettra à Cyclofor de mettre en place une ligne de production d’essai pour convertir la biomasse forestière en produit du bois à valeur ajoutée. « On a à faire la preuve que notre procédé au niveau de l’usinage ou de la valorisation des résidus, on est capable de le faire », explique le directeur de la foresterie chez Cyclofor, Alain Brodeur.

Cyclofor prévoit créer une dizaine d’emplois supplémentaires avec l’achat de l’usine. L’entreprise fonctionnera grâce à des ententes spécifiques avec la compagnie Tembec pour ce qui est de la récupération du bois en forêt.

Pour le directeur général de la chambre de commerce d’Abitibi-Ouest, Richard Lacombe, cette acquisition est une excellente nouvelle pour l’économie du secteur de La Sarre. « Une nouvelle comme ça, bien ça encourage les gens à investir entre autres […]. Donc, c’est une nouvelle qui va donner un élan de dynamisme », souligne-t-il.

Richard Lacombe reconnaît que l’acquisition de l’usine N met également fin à une certaine incertitude concernant l’avenir des installations.

http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2008/02/13/004-cyclofor-la-sarre.shtml
Le jeudi 14 février 2008.

Parc éolien de Saint-Ulric–Saint-Léandre : Northland Power écope d’une pénalité historique (Le mercredi 13 février 2008)

Carl Thériault
Le Soleil
Collaboration spéciale
Rimouski

Le promoteur éolien Northland Power devra payer la plus importante pénalité imposée par contrat par Hydro-Québec Distribution à un fournisseur privé d’électricité.
Une somme de 3 millions $ devra être versée à Hydro-Québec pour ne pas avoir livré au 1er décembre 2007 les 150 MW en provenance du parc éolien de Saint-Ulric–Saint-Léandre (né du premier appel d’offres de 1000 MW).

«C’est la pénalité la plus élevée pour Hydro-Québec Distribution qui passe par appel d’offres. Pour nous, le contrat porte toujours sur une livraison de 150 MW générés par 100 éoliennes, sinon il y aura pénalité», souligne Josée Morin, attachée de presse d’Hydro-Québec.

La Régie de l’énergie du Québec a donné, la semaine dernière, le dernier feu vert au projet modifié de Saint-Ulric–Saint-Léandre — composé de 85 éoliennes au lieu des 100 prévues initialement — qui sera en fonction en décembre 2009.

La Régie demande au promoteur de l’informer «administrativement» du sort qui sera réservé aux 15 éoliennes abandonnées ainsi que du projet de Mont-Louis au moment des négociations avec son fournisseur General Electric ou un autre.

La pénalité de 3 millions $ sera utilisée par la société d’État pour réduire le coût des ses approvisionnements en 2008 dans le processus habituel des demandes d’augmentation tarifaire devant la Régie de l’énergie.

Northland pourra faire contre mauvaise fortune bon cœur puisque le projet de la compagnie est inscrit au programme fédéral écoÉnergie, de qui elle devrait recevoir 75 % d’une subvention de 40 millions $.

Exigence de la CPTAQ

Le déplacement de la moitié des éoliennes, exigé par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), avait engendré le report du projet de Saint-Ulric–Saint-Léandre obtenu lors du premier appel d’offres d’Hydro-Québec de 1000 MW. La CPTAQ avait invoqué le fait que ces éoliennes se trouvaient au centre de terres cultivées et dans des bois composés d’érables. L’entreprise a donc dû reconfigurer son projet, puis négocier et signer de nouvelles ententes avec les propriétaires terriens concernés.

Northland aménagera aussi pour 2010 le parc éolien de Mont-Louis, en Gaspésie, composé de 67 éoliennes (100 MW), qui n’a pas encore franchi l’étape de l’audition par le Bureau d’audiences publiques en environnement.

Seulement deux des neuf parcs éoliens issus du premier appel d’offres d’Hydro-Québec à installer d’ici 2012 sont en activité : ceux de Cartier Energie à Baie-des-Sables et d’Anse-à-Valleau–Gaspé (100,5 MW). Sept des neuf parcs éoliens ont été octroyés à Cartier Energie et deux à Northland Power.

Le mercredi 13 février 2008
www.cyberpresse.ca/article/20080213/CPSOLEIL/80212244/5133/CPSOLEIL

Expansion géographique : Ouverture d’un nouveau bureau Hélimax dans l’Ouest canadien (Le mercredi 13 février 2008)

Le 15 mars, Hélimax ouvrira un nouveau bureau dans l’Ouest canadien, près de Vancouver, afin de mieux
servir sa clientèle. En plus d’offrir un éventail unique de services (entre autres par le biais de son récent
partenariat avec le groupe Germanischer Lloyd), ce nouveau bureau régional permettra à Hélimax de mieux remplir sa mission dont l’un des fondements est la création de valeur supérieure pour sa clientèle en leur offrant entre autres un service personnalisé, conçu sur mesure et d’une efficacité accrue. Le nouveau bureau se situera au 7455 132nd Street, bureau 222, à Surrey, en Colombie-Britannique.
Le directeur sera M. Richard Brown qui sera relocalisé temporairement au bureau de l’Ouest afin d’assurer
un démarrage en douceur des opérations ainsi que le recrutement de ressources humaines locales. Ce
dernier pourra être rejoint par courrier électronique à brownr@helimax.com ou par téléphone au 604-313-6867.

Geographic Expansion: Hélimax Opens New Office in Canadian West
On March 15th, Hélimax will open a new office in Western Canada, near Vancouver in order to better serve its clientele. In addition to offering a unique range of services (thanks in part to our recent partnership with Germanischer Lloyd), this new regional office will allow Hélimax to better fulfill its role, one of the pillars of which is the creation of superior value for its clientele by offering them personalized, custom-designed and efficient services. The new office will be located at 7455 132nd Street, suite 222, Surrey, BC.
The office manager will be Mr. Richard Brown who will be temporarily located in the Western Office in order to ensure a smooth start-up of operation as well as the recruitment of local human resources. Mr. Brown can be reached by email at brownr@helimax.com or by telephone at 604-313-6867.
Le mercredi 13 février 2008

http://www.helimax.com/

UQAR / L’UQAR confirme son leadership / (le 12 fév. 2008)

La filière éolienne sous l’angle du Développement régional

Eolienne

Au cœur des préoccupations de la population bas-laurentienne, le développement de l’énergie éolienne suscite une attention soutenue de la part des médias, entre autres par le récit que l’on fait des négociations parfois amères qui en résultent dans plusieurs localité de l’Est québécois. Au-delà du défi technologique, l’exploitation des vents est vite devenue le symbole d’une révision souhaitée des politiques publiques liées à l’exploitation du territoire. L’heure est aux projets «socialement acceptables».

Photo: Évariste Feurtey

C’est pourquoi, depuis près d’un an, une équipe de chercheurs de l’UQAR utilise l’éolien comme un cas de figure pour faire progresser la réflexion à ce sujet. Les recherches en cours visent à identifier les éléments qui permettront à l’industrie éolienne, aux municipalités et aux citoyens de trouver les meilleurs terrains d’entente pour un développement plus harmonieux, lorsque le développement éolien est souhaité. UQAR-Info vous présente ici l’exemple d’une discipline d’avant-garde à laquelle les institutions publiques recourent aujourd’hui pour réfléchir et préparer nos lendemains à l’énergie verte.

Unité de recherche sur le développement territorial durable
et la filière éolienne

Afin de poursuivre le mandat de développement de l’éolien que lui a confié le gouvernement, Hydro-Québec s’est tournée vers l’UQAR pour mener des recherches sur l’acceptabilité sociale de cette filière énergétique. Au-delà des voix discordantes qui se sont fait entendre sur la place publique, le même constat se répète: inclure la population dans toutes les étapes du projet, en la consultant d’abord, puis en montrant que ses doléances ont été entendues. Qu’il s’agisse des impacts sur les paysages, l’environnement et la faune, du bruit engendré par la concentration des éoliennes en «parc», du calcul des redevances ou de l’entretien à apporter durant et après la vie utile des installations, il semble que l’on n’ait pas accordé toute l’importance voulue à ces questions dans la réalisation de projets récents. La filière éolienne cherche à remédier à cette situation pour poursuivre sur sa lancée.

SaucierCFortinMJ

Carol Saucier
et Marie-José Fortin

Fort du don d’un million $ fait à la Fondation de l’UQAR par la société d’État, un regroupement de chercheurs a donc mis sur pied une unité de recherche interdisciplinaire dont les travaux s’échelonneront sur sept années, c’est-à-dire de 2007 à 2013. Coordonnée actuellement par le professeur et chercheur Carol Saucier (membre du GRIDEQ et du CRDT), travaillant, entre autres, sur l’économie sociale, l’Unité de recherche sur le développement territorial et la filière éolienne comprend plusieurs autres membres: Bruno Jean, directeur scientifique du CRDT, titulaire de la Chaire du Canada en développement rural; Danielle Lafontaine, directrice du GRIDEQ, s’intéressant aux paradigmes du développement et à l’émergence du développement territorial, ainsi que Marie-José Fortin, titulaire de la Chaire du Canada en développement régional et territorial. S’ajoutent à eux James Wilson, économiste de l’environnement, professeur en Gestion des ressources maritimes; Magella Guillemette, biologiste et directeur du programme de doctorat en Sciences de l’environnement; Jean-François Méthot, professeur en génie et responsable du Laboratoire de recherche sur l’éolien; et Gilles Côté, professionnel de recherche. Quant à Évariste Feurtey, il est le premier étudiant à bénéficier d’une bourse dans le cadre de cette entente avec Hydro-Québec. M. Feurtey est inscrit au doctorat en sciences de l’environnement.

M. Saucier précise ainsi la nature de l’entente partenariale avec la société d’État: «Nous conservons toute indépendance intellectuelle. Hydro-Québec n’est jamais intervenue dans l’élaboration du devis de recherche, et la collaboration se passe très bien jusqu’à maintenant. Elle est marquée par une relation de confiance et une entière autonomie. Le comité de suivi qui chapeaute l’unité de recherche comporte deux membres d’Hydro-Québec (sur six) et a un rôle consultatif.»

Débutée en janvier 2007 et devant prendre fin cet été, la première programmation de l’Unité s’intitule Des installations éoliennes socialement acceptables: élaboration et évaluation de modèles. La nature de ce projet consiste en la mise en œuvre d’une recherche axée sur la conception de modèles d’implantation et de suivi de projets de parcs éoliens dans des communautés locales et régionales, ceci dans une perspective de développement territorial durable. «Peu de ressources spécialisées existent sur la question du suivi de parcs éoliens, d’où le caractère exploratoire de la recherche», indique le chercheur-coordonnateur. Pour pallier une littérature scientifique insuffisante, le travail de terrain s’avère incontournable. «D’abord, il y a des expérimentations concrètes (les parcs éoliens), puis les chercheurs commencent à voir les problèmes que cela pose, à se rendre sur le terrain et à produire de la connaissance sur le sujet, ce qui a été amorcé depuis quelques années seulement», constate-t-il.

Pour réaliser les six études de cas qu’elle a retenues, l’Unité a d’abord ciblé des parcs éoliens en ayant pour objectif d’en observer autant les points communs que les différences. Cela explique leur sélection en fonction de la diversité d’impacts qu’ils permettent d’observer. Trois catégories d’acteurs font l’objet d’entrevues pour chacune des études de cas: les promoteurs, les élus municipaux et des groupes de citoyens de la société civile. Des questionnaires ont été élaborés puis administrés. Les entrevues sont toujours en cours de réalisation. «Dans les mois à venir, on devra transcrire et analyser les réponses obtenues, puis rédiger un rapport final qui fera la synthèse de ces données sur l’acceptabilité sociale», poursuit M. Saucier.

Enfin, l’Unité de recherche a participé à l’élaboration du «Guide sur l’acceptabilité sociale des projets éoliens à l’attention des élus municipaux du Québec», dont la parution est prévue dans quelques semaines. Fruit d’une collaboration avec les CRÉ (Conférences régionales des élus) de l’Est du Québec, auxquelles s’ajoute la participation du Département français du Poitou-Charentes, c’est un outil attendu qui constituera une précieuse source d’information.

Un nouveau souffle pour les régions ?

C’est dans le même esprit que Marie-José Fortin nous parle de son implication dans le projet. « Le gouvernement du Québec a fait le choix d’implanter la filière éolienne en procédant par un système d’appel d’offres qui favorise les grands promoteurs privés. Cependant, les populations d’accueil cherchent un modèle alternatif, une planification mieux intégrée à leur réalité.» Mme Fortin insiste également sur le fait qu’il n’existe rien d’absolu en développement régional, et qu’il vaut mieux parler d’une évolution des pratiques, au gré des contextes et des demandes sociales, que de chercher à créer un modèle unique. «Parmi les avenues envisageables, celle de la formule coopérative offre un certain intérêt, de dire Mme Fortin, mais comme les autres, ce modèle doit répondre à un ensemble de préoccupations comme celles touchant la qualité des paysages, l’identité régionale et l’industrie touristique.»

Marie-Josée Fortin mène également des recherches parallèles en compagnie de Sophie Lefloch (Cemagref de Bordeaux) et Sophie Devanne (post-doctorat, UQAR). La formation multidisciplinaire de Mme Fortin en architecture de paysage, en développement régional et en géographie humaine en fait une chercheure particulièrement sensible aux problématiques régionales relevées dans le Bas-Saint-Laurent, d’où sa participation récente au colloque sur les municipalités dévitalisées organisé par la Coalition Urgence Rurale. À propos des groupes de citoyens qui se préoccupent de la tournure prise par le développement de l’énergie éolienne, Mme Fortin dit considérer cela comme un signe de vitalité de nos sociétés démocratiques. «En éolien, c’est même souvent une source de changement potentiellement bénéfique. Depuis un an, plusieurs démarches de gouvernance ont été proposées par différents intervenants. L’avenir nous dira si ces mécanismes sont efficaces pour répondre aux demandes et aux critiques, touchant notamment l’implication des populations», précise-t-elle.

Par ailleurs, l’UQAR accueillera en août 2008 le colloque annuel de l’ ASRDLF (Association de Science Régionale de Langue Française), qui réunira plus de deux cents chercheurs internationaux à Rimouski. Il y a fort à parier que la filière éolienne y fera l’objet de plusieurs discussions.

En plus de la recherche en Développement régional, la mission académique du Département, structurée sur trois cycles, vise à former des étudiants appelés à devenir des agents de développement éclairés, en mesure de résoudre des situations complexes tout en tenant compte d’impératifs qui dépassent la simple étude de marché ou l’étude de faisabilité. L’UQAR a fait le choix de consacrer plusieurs ressources au développement régional et d’en faire l’un des trois axes d’excellence en recherche qu’elle soutient.

Phillip Schube Coquereau

Pour plus de détails:

Groupe éolien de l’UQAR:
http://www.uqar.qc.ca/chaumel/UPA11.htm

Marie-José Fortin et Gérald Domon, «Éolien et paysage: pour une véritable démarche de développement territorial». Article paru dans L’Action nationale, avril 2007, vol. XCVII (4), p. 27-42.

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Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
(418) 723-1986 poste 1426
mario_belanger@uqar.ca

http://www.uqar.qc.ca/uqar-info/0208/eolienetdeveloppementregional.asp
Le 12 février 2008.

CYBERPRESSE / C’est vert à l’Expo habitat / (11 fév. 2008)

Marianne Dandurand
La Tribune
Sherbrooke