Dolbeau-mistassini.planeteradio.ca / Deux projets de centrales hydroélectriques seront étudiés dans le secteur / (le 29 déc. 2008)

Une association à Mashteuiatsh permettra de former la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean qui injectera près de 2 millions de dollars pour réaliser une étude de faisabilité de ces projets qui étaient en veilleuse depuis un certain temps.

On souhaite ainsi profiter de l’autorisation qu’a reçue Hydro-Québec d’acheter un bloc de 150 mégawatts d’électricité provenant de petites centrales hydroélectriques développées par le milieu communautaire.

Les deux ouvrages pourraient générer un total de 25 à 30 mégawatts, pour un investissement global de 70 millions de dollars.

La mise en chantier de l’un ou l’autre des barrages ne se ferait pas avant au moins trois ans.

Le lundi 29 décembre 2008.
http://dolbeau-mistassini.planeteradio.ca/articles/20081218064726/deux_projets_centrales_hydroelectriques_seront_etudies_dans_secteur.html

LA PRESSE CANADIENNE / Artistes, écologistes et scientifiques pour sortir le Québec du nucléaire / (le 7 oct. 2008)

MONTRÉAL — La réfection de la centrale Gentilly-2 a beau avoir été annoncée en août dernier, un groupe d’écologistes, d’artistes et de scientifiques fait le pari de pouvoir faire renverser la vapeur.Ils se sont d’ailleurs réunis, mardi à Montréal, pour lancer leur campagne “Sortons le Québec du nucléaire”.

Le groupe est persuadé qu’Hydro-Québec sous-estime les coûts de réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2. Il avance le chiffre de 3,8 milliards $ plutôt que le 1,9 milliard $ prévu.

Les opposants ne comprennent pas pourquoi Hydro-Québec et le gouvernement du Québec poursuivent l’aventure nucléaire, alors que le Québec développe déjà d’autres barrages hydroélectriques et des parcs d’éoliennes. Comme solution de rechange, les opposants prônent aussi des mesures d’efficacité énergétique.

“Si on regarde l’histoire du mouvement environnemental, on a souvent été mis devant des faits presque accomplis. Dans ce cas-là, ce n’est pas accompli, ça n’a pas commencé, mais probablement qu’il y a déjà des contrats qui ont été signés”, signale la cofondatrice d’Equiterre Laure Waridel, du groupe Nature Québec. Le public est invité à signer une pétition en ligne et à adresser un message à Hydro-Québec ainsi qu’au premier ministre du Québec Jean Charest.

“C’est drôle! En ce moment, on demande aux Québécois de se débarraser des petits sacs de plastique parce que ça prend 100 ans à se bio-dégrader dans des sites d’enfouissement et, en même temps, on leur dit ‘on va faire une centrale nucléaire avec des déchets qui prennent 1 000 000 d’années à se dégrader. Il y a quelque chose là-dedans qui envoie un double message”, a déploré pour sa part M. Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Lors de l’annonce de la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, le 19 août dernier, le pdg d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, avait indiqué que Gentilly-2 était un maillon important de l’approvisionnement énergétique du Québec, qui contribue à donner à la province une marge de manoeuvre en matière de sécurité énergétique.

M. Vandal avait souligné que la centrale produit annuellement 5 térawatts-heure d’électricité, soit autant que les nouvelles centrales d’Eastmain-1A et de Péribonka combinées.Parmi les artistes qui appuient la campagne Sortons le Québec du nucléaire, on retrouve Diane Dufresne, Richard Séguin, Céline Bonnier, Frédéric Back, Jean Lemire, Michel Rivard, François Avard, Martin Petit et Daniel Lavoie.

Docteur en physique nucléaire et professeur en génie électrique à l’Université Laval, Michel Duguay assure que “le Québec n’a pas besoin de Gentilly-2 pour stabiliser le réseau”. Il soutient que d’autres solutions de rechange existent, “beaucoup moins coûteuses et beaucoup plus écologiques” que le nucléaire.

Le mardi 7 octobre 2008.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jctA0Ox3GCmPqOZh1EvOw0jlXQhg

radio-canada.ca/ Centrale hydroélectrique de Franquelin: Des devoirs à refaire/ (Le 29 septembre 2008)

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) considère que le projet de construire une petite centrale hydroélectrique sur la rivière Franquelin soulève plusieurs problèmes économiques et environnementaux.

Dans leur rapport sur le projet présenté par la firme Axor en partenariat avec la municipalité de Franquelin, les commissaires du BAPE jugent notamment que l’efficacité économique du projet pour le Québec n’a pas été démontrée.

Toutefois, depuis les audiences publiques, Québec a établi un prix uniforme d’achat à 8,5 ¢ le kilowatt-heure, ce qui pourrait venir répondre aux inquiétudes des commissaires. Le rapport note par contre que la question du partage des revenus avec la communauté innue de Betsiamites n’a pas encore été réglée.

Le BAPE estime aussi que des correctifs environnementaux doivent être apportés au projet. L’organisme demande aux promoteurs d’ajouter des plans de compensations pour la perte d’habitat du poisson et la perte de milieux humides.

Les commissaires observent que selon les plans déposés, la construction du barrage pourrait nuire à la remontée du saumon et de l’omble de fontaine.

La construction de deux autres petites centrales est aussi prévue sur la rivière Franquelin. La municipalité croyait éviter un nouveau passage devant le BAPE en choisissant de construire de petites centrales d’une puissance inférieure à 5 MW. Le BAPE demande que ces deux projets soient aussi étudiés, de manière conjointe avec le premier projet, afin que le public puisse en faire l’examen.

Le maire de Franquelin, Michel Lévesque, et le représentant d’AXOR, Bertrand Lastère n’ont pas voulu commenter le rapport.

Il revient maintenant à la ministre du Développement durable, Line Beauchamp, de décider si elle donnera ou non le feu vert à ce projet.
Le  lundi 29 septembre 2008
http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2008/09/26/005-centrale-franquelin.asp

radio-canada.ca/ Hydroélectricité: Deux centrales pour Saguenay/ (Le 26 septembre 2008)

Barrage de Pont-Arnaud (archives)
Mise à jour le jeudi 25 septembre 2008, 14 h 43

La ville de Saguenay construira finalement deux centrales hydroélectriques aux barrages Chute-Garneau et Pont-Arnaud, situés sur la rivière Chicoutimi. Les travaux coûteront près de 40 millions de dollars, 10 de plus que ne le prévoyait le projet initial.

Saguenay vient d’ailleurs de s’entendre avec Hydro-Québec pour préciser le prix de vente de l’électricité qui sera produite à ses futures centrales. Le maire Jean Tremblay se dit particulièrement heureux d’avoir réussi à obtenir 7,5 cents le kilowattheure, beaucoup plus que de qui était offert il y a deux ans lorsque Québec a cédé les deux barrages à la Ville pour la somme symbolique de 1 $.

« Vous voyez tout de suite un 30, 35 % d’écart qui fait vraiment la différence et qui rend vraiment nos centrales intéressantes », affirme Jean Tremblay.

Les travaux devraient commencer au début de 2009, pour une mise en production dans deux ans. Saguenay a déjà commandé au seul soumissionnaire qui s’est présenté, l’entreprise slovène Litostroj, les deux turbines qui seront nécessaires au fonctionnement des centrales. Elles coûteront 11 millions de dollars. À cela il faut ajouter 30 millions de dollars supplémentaires pour les travaux et les systèmes d’interconnexion avec Hydro-Québec.

Jean Tremblay se dit d’ailleurs un peu inquiet de la façon dont ces travaux de haute précision seront réalisés. « Hydro-Jonquière est fort sur la distribution hydroélectrique. On a installé une petite turbine qu’on a installée une fois dans notre vie. Ce n’est pas comme l’expertise d’Hydro-Québec », dit-il.

La Ville avait adopté son règlement d’emprunt pour ce projet l’automne dernier.

Le vendredi 26 septembre 2008

http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2008/09/25/003-chute-garneau.shtml

alternatives.ca/ Témoignage: Rivière en voie de disparition/ (Le 26 septembre 2008)

Jeudi 25 septembre 2008 par Alexis De Gheldere

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement vient de débuter les consultations concernant la construction par Hydro-Québec de quatre barrages sur la rivière Romaine de la Côte-Nord. Le journaliste-réalisateur, Alexis de Gheldere, est l’un des rares à avoir parcouru en canot ce cours d’eau de 712 km. 46 jours de voyage pour documenter l’une des dernières grandes rivières vierges du Québec. Il nous raconte son aventure de l’été.

Le courant est trop fort, le rapide trop puissant. « Tire la corde vers toi ! C’est ça, doucement. » Sur une des rives, Nicolas Boisclair et moi marchons l’un derrière l’autre, chacun tenant une corde de quinze pieds reliée à l’une des extrémités du canot pour le guider entre les obstacles. C’est la cordelle, technique moins connue que le portage ou le canotage, mais indispensable pour naviguer la Romaine, l’un des cours d’eau les plus difficiles de la province.

Des cordelles, on en a fait à la pelletée depuis plus de trois semaines. Mais celle-ci est différente. Nous entrons dans la zone qui sera affectée par le projet hydroélectrique de la Romaine. Nous sommes au km 263 par rapport à l’embouchure sur le fleuve St-Laurent (près d’Havre-Saint-Pierre) et ce rapide pourrait, dans quelques années, devenir intermittent.

Si le projet de quatre barrages hydroélectriques va de l’avant, la rivière sera inondée et transformée en réservoir sur 240 km. Selon le niveau de l’eau, qui variera de 16,5 mètres de hauteur derrière le barrage, ce rapide disparaîtra ou réapparaîtra, car il se situe à la limite en amont du réservoir. Ce n’est pas le cas de la grande majorité des rapides que nous rencontrerons durant les quatre semaines qu’il nous reste : ils disparaîtront tous à quelques rares exceptions. Car qui dit barrage, dit réservoir. Exit les rapides. Or, d’après l’étude d’impact d’Hydro-Québec, la truite mouchetée (omble de fontaine) de la Romaine, amatrice d’eau vive, est appelée à disparaître en même temps que les rapides au profit de programmes d’implantation de salmonidés (ouananiche et touladi) qui préfèrent les plans d’eau calme.

Toujours l’hydroélectricité

Selon les prévisions d’Hydro-Québec, quatre grands ouvrages hydroélectriques (barrages, centrales, évacuateurs de crue, tronçons asséchés de rivière, etc.) seront construits entre 2009 et 2020 sur la rivière Romaine. À terme, 279 km2 de territoire seront inondés, 1550 mégawatts de puissance iront s’ajouter au réseau et une moyenne d’environ 1000 emplois auront été créés pendant une dizaine d’années. Toutes les grandes rivières entre Tadoussac et Sept-Îles (Manicouagan, Outardes, Betsiamites, Sainte-Margue-rite) sont déjà harnachées. Faut-il poursuivre dans la voie hydroélectrique, déjà responsable de 97 % de la production d’électricité au Québec ? La diversification des sources de production énergétiques est-elle souhaitable ? À l’heure du développement d’autres filières de production énergétique renouvelable (éolien, solaire, biomasse, géothermie), serait-il opportun de les développer ici aussi et pas uniquement en Europe ?

Derniers témoins

Si le projet hydroélectrique a lieu, la Romaine deviendrait le 14e des 16 principaux cours d’eau du Québec à être harnaché à des fins hydroélectriques ou autres.

Déjà, on peut voir de nombreuses traces laissant présager l’avenir de la rivière : stations de mesure du débit, déboisements des lieux de barrages proposés, beaucoup d’étiquettes incrustées dans les troncs d’arbre ou dans le roc, et de nombreuses plates-formes d’atterrissage pour hélicoptères. Si le projet n’a pas encore franchi les dernières étapes d’audiences publiques, les préparatifs vont bon train, comme en fait foi le bourdonnement incessant des hélicoptères dès l’aube dans cette région sauvage.

On entend souvent parler de l’hydroélectricité comme d’une source d’énergie moins polluante qu’une centrale thermique au gaz ou au charbon, et c’est vrai. Il n’en demeure pas moins qu’elle a un impact profond sur le territoire. Entre une rivière qui coule librement et un chapelet de réservoirs stagnants entrecoupés de kilomètres sans eau, il y a peut-être une réalité moins propre que celle des publicités d’« énergie verte » des campagnes médiatiques du promoteur Hydro-Québec.

Impacts

Les habitants du territoire de la Romaine, outre les chasseurs, pêcheurs et rares Amérindiens, se nomment ours noirs, caribous, orignaux et loups. Ils ne parlent pas, mais s’expriment clairement par leurs comportements. Le jargon scientifique nomme « fractionnement du territoire » un des impacts de l’inondation des rivières. Certaines espèces comme l’ours (nous en avons vu neuf spécimens) risquent de ne plus traverser la rivière transformée en réservoir, car sa largeur, nous apprend Hydro-Québec, sera multipliée par cinq à cent fois selon les endroits. L’ours noir peut nager (un ours a traversé la Romaine devant notre canot), mais dans le cas de l’orignal et du caribou des bois (espèce menacée selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada), c’est impossible.

Si la contamination au mercure des eaux des réservoirs est assez connue, ce n’est pas le cas d’autres facteurs. Par exemple, une série de barrages réduit la concentration de sédiments dans la rivière. Au lieu de descendre jusqu’à l’embouchure, où leur apport dans la chaîne alimentaire est essentiel, notamment au développement du phytoplancton, ces sédiments se déposent au fond des barrages, ce qui a pour effet de rendre moins productif (et nutritif) le delta de la rivière. À leur tour, les eaux plus pauvres en sédiments du delta voyagent dans le St-Laurent et affectent le Golfe. Ainsi, une étude du chercheur H.J.A. Neu démontre que la productivité des Grands Bancs de Terre-Neuve n’est pas uniquement liée à des pratiques de pêches abusives. Elle dépend aussi de la quantité d’eau douce charriée par le fleuve

St-Laurent et de la période de l’année où ces eaux sortent du fleuve (les barrages retiennent la crue printanière pour la relâcher en hiver, quand la demande d’électricité est en hausse).

Sur la ligne de partage des eaux

La rivière sur laquelle nous avons navigué prend sa source à la frontière du Labrador, ligne de partage des eaux qui vont vers le sud-est ou le nord-ouest. Pour y arriver, nous avons parcouru 212 km de lacs et de rivières à contre-courant en treize jours. Canot sur le dos, mouches qui piquent entre les doigts, longs portages pénibles sur sentiers inexistants, pieds instables sur roches glissantes, montage et démontage quotidien du campement, tournage d’un documentaire ; les efforts entrepris pour notre expédition sont énormes. La recherche du financement tout autant, sinon plus.

En contemplant ces sources de rivières, je ne peux m’empêcher de penser qu’en jouant à l’apprenti sorcier, le règne de l’homo industrialis, auquel j’appartiens, s’éloigne peut-être de sa propre source, de cet état harmonieux d’équilibre qu’il n’est pas aisé de modifier sans heurts. Tout l’art réside dans la façon de favoriser (ou rétablir) ces échanges au bénéfice de tous les membres des écosystèmes, humains et autres. En grimpant au sommet dénudé d’une petite montagne, nous avons observé comme jamais la beauté dans laquelle nous nous trouvions. De petits sapins éparpillés sur le manteau uniforme du lichen de la taïga, un chapelet de lacs à l’infini, et ce sentiment d’intemporalité impossible à décrire.

L’auteur donnera une conférence le 24 octobre à 16 h 30 à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQAM dans le cadre du Festival international du film d’aventure de Montréal. Informations : www.chercherlecourant.org. Largement autofinancé, le projet accepte les dons sur son site web.
Le vendredi 26 septembre 2008
http://www.alternatives.ca/article4137.html

radio-canada.ca/ Petites centrales hydroélectriques : Québec redéfinit les règles/ (Le 26 septembre 2008)

Radio-Canada Photo: La ministre intérimaire des Ressources naturelles, Julie Boulet, dépose un projet de règlement pour encadrer…

jeudi 25 sep, 19 h 21

Le ministère des Ressources naturelles réglementera les projets de petites centrales hydroélectriques construites dans le cadre de partenariats publics et privés.

La ministre intérimaire des Ressources naturelles, Julie Boulet, souhaite que la gestion de ces projets soit plus transparente pour les citoyens. Les promoteurs devront ouvrir davantage leurs livres et rendre plus d’informations disponibles aux yeux du public, notamment sur la question du partage des revenus.

Selon la réglementation déposée par la ministre Boulet, Québec entend lancer un nouvel appel d’offres pour l’achat de 150 mégawatts d’électricité produits par de petites centrales.

Hydro-Québec fixera également un prix unique, 8,5 ¢ le kilowatt-heure pour l’achat de cette électricité.

Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généraux, se réjouit de cette annonce.

M. Généreux estime que les municipalités seront désormais en mesure d’évaluer la rentabilité des projets avec plus de précisions. Il rappelle que plusieurs petites communautés comptent sur ce genre de projet pour hausser leurs revenus: « Les économies traditionnelles étant en péril, dans bien des cas, il faut d’autres sources de revenus. »

Incrédule, la Fondation Rivières craint une nouvelle vague de développement sauvage des petites rivières. La directrice générale de l’organisme, Anne-Marie Saint-Cerny, qualifie la décision de la ministre de parfaitement irresponsable.

Québec balise toutefois le processus de réalisation de ces projets qui devront franchir 10 étapes. Les municipalités auront jusqu’à 2010 pour déposer leurs projets.

Bien commun et transparence

La ministre Boulet sert aussi un sévère avertissement aux élus municipaux, qui ont des relations avec des partenaires privés dans des projets de petites centrales hydroélectriques. La ministre leur rappelle qu’ils sont d’abord redevables à leurs citoyens et doivent éviter de se placer dans une situation réelle ou possible de conflit d’intérêts.

Cette mise au point est appréciée par René Villemure, président de l’Institut québécois d’éthique appliqué.

Il note que sur la Côte-Nord, le groupe Axor, qui projette de construire une petite centrale sur la rivière Franquelin, a payé certains déplacements du maire de Franquelin et la convention d’actionnaires, l’ossature du partenariat public-privé, demeure secrète. M. Villemure considère que peu de choses dans ce type de projet doivent être gardées secrètes.

Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant le projet de Franquelin devrait être dévoilé sous peu. Le BAPE a déposé son rapport au milieu de l’été. La ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, a encore 10 jours pour le rendre public.

René Villemure croit cependant que ce nouveau règlement pourrait forcer les promoteurs à retourner à leur planche à dessin.

Le vendredi 26 septembre 2008
http://qc.news.yahoo.com/s/25092008/3/business-petites-centrales-hydroelectriques-quebec-redefinit-les-regles.html

CNW / Décentralisation et mini-centrales : des gains qui profiteront aux municipalités et aux régions / (le 24 sept. 2008)

QUÉBEC, le 24 sept. /CNW Telbec/ - La Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) réagit à l’annonce, aujourd’hui, par la ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau, et la ministre des Transports, Mme Julie Boulet, de l’entente de principe en décentralisation sur la gestion des baux de villégiature et des gravières et sablières, de même qu’au projet de règlement sur les mini-centrales hydroélectriques communautaires. La FQM voit dans ces deux annonces le résultat du travail acharné qu’elle a effectué au cours des dernières années dans le but de favoriser la mise en place de nouveaux leviers de développement au service des communautés.

Son président, M. Bernard Généreux, signale que la signature de l’entente de principe “devrait permettre aux municipalités et aux MRC de toucher des profits de près de 15 millions de dollars sur cinq ans et qu’il s’agit d’un premier geste concret posé par le gouvernement en vue de décentraliser les pouvoirs vers les communautés locales comme celles-ci le réclament depuis si longtemps. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction”.

La FQM réitère toutefois sa demande à l’effet que les milieux locaux devraient bénéficier non pas de 50 %, mais bien de l’entièreté des sommes perçues pour la gestion des baux de villégiature et des gravières et sablières. Elle entend d’ailleurs continuer de talonner le gouvernement pour qu’il complète la démarche ainsi entreprise.

Depuis déjà 2004, la FQM réclame du gouvernement qu’il mette en œuvre une loi-cadre sur la décentralisation. Une telle mesure apparaît plus que jamais nécessaire, afin de toujours avoir à négocier à la pièce les nouveaux pouvoirs à être dévolus au monde municipal. Le gouvernement avait d’ailleurs pris un engagement en ce sens lors du Forum des générations de 2004.

Le projet de règlement sur les mini-centrales hydroélectriques est accueilli avec beaucoup de satisfaction par la FQM, elle qui réclamait cette mesure depuis longtemps. La FQM souhaite voir dans cette initiative le signal tant attendu devant ouvrir la voie au développement de petites centrales hydroélectriques communautaires sous la responsabilité des MRC. “De nombreux
projets émanant des milieux ont dû être mis sur la glace ces dernières années. Il est inutile de faire traîner les choses et de retarder encore le développement des régions”, a déclaré M. Généreux.

Les annonces d’aujourd’hui constituent un excellent prélude au congrès de la FQM qui s’ouvre demain matin, au Centre des congrès de Québec. Cet événement, qui regroupera plus de 3000 participants, dont près de 2000 délégués municipaux provenant de l’ensemble des régions du Québec, représente un moment fort de réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer les territoires québécois.

La Fédération Québécoise des Municipalités a pour mandat d’informer, de soutenir et de conseiller les municipalités dans leurs rôles et leurs responsabilités. Elle représente 915 municipalités de même que la presque totalité des MRC. La FQM, dont le rayonnement s’étend à plus de 85 % du territoire habité québécois, s’appuie sur une force de 7000 élus.
Le mercredi 24 septembre 2008.
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/September2008/24/c8053.html

cnw/ La rivière Romaine - Capter le vent et le soleil; les rivières s’en porteront mieux! / (le 17 septembre 2008)

MONTREAL, le 17 sept. /CNW Telbec/ - Le gouvernement Charest va à l’encontre de sa propre loi sur le développement durable, adoptée le 13 avril 2006. Ce projet de barrages de la rivière Romaine détruit l’environnement et soustrait un immense territoire de captation du carbone en plus d’être moins rentable - coût de plus de 9 cents du KWh - que d’autres solutions plus
efficaces et plus écologiques.

“On aide un voisin après que celui-ci ait fait l’effort de s’aider lui-même” d’affirmer Guy Rainville, chef du Parti vert du Québec. “Il est avant tout de la responsabilité de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, ainsi que des états américains de la Nouvelle-Angleterre et de New York (pour qui cette énergie est destinée) de mettre en place des programmes de réduction de
consommation d’énergie pour éviter la destruction de notre patrimoine naturel et touristique”.

Il y a du vent et du soleil partout! La géothermie à elle seule réduit la consommation en chauffage de 65%. La mise en place de plans d’efficacité énergétique doit avoir préséance sur tout le reste.

Le projet est-il efficace, rentable? Hydro-Québec affirme que les quatre barrages de la Romaine fourniraient une puissance globale de 1550 MW, soit 8,0 térawattheures (TWh) pour 6,5 milliards de dollars. Pourtant, selon les dernières études sur les parcs de vent à travers le monde, la région du grand nord (la Baie-James) offre les meilleures conditions pour les éoliennes. Tenant compte de cela, pourquoi ne pas installer des éoliennes à cet endroit puisque les lignes de transports sont déjà en place? Pour 6,5 milliards d’investissement, c’est 4550 MW, soit 16,0 TWh supplémentaires, qui seraient disponibles, donc deux fois plus de TWh.

De façon incompréhensible, le gouvernement Charest a rejeté le projet de la compagnie Siemens pour la construction d’un parc éolien dans le grand nord sous prétexte qu’il n’est pas bon que l’éolien dépasse 10% de la production québécoise, alors qu’en Europe il dépasse les 20% !!

Autre solution : Convertir ces 6,5 milliards en subventions pour réduire de 40% le coût pour des panneaux solaires résidentiels et pour entreprises, qui rendront disponibles 1625 MW. C’est 5% de plus que les barrages. Ainsi, plus d’un millier d’emplois seraient créés sur 10 ans, nous permettant par ricochet de devenir un leader en énergie solaire. C’est investir dans le développement d’une expertise exportable en efficacité énergétique pour une force saine de notre économie. Du côté de la géothermie, les mêmes 6,5 milliards offrant une subvention de 10 000$ par résidence, rendraient disponibles 4225 MW.

Cette économie de kilowatts de la part des usagers d’Hydro-Québec est une récupération directe de notre richesse individuelle qui elle, est réinjectée dans notre économie.

A noter qu’Hydro-Québec a fait valoir devant la Régie de l’énergie en décembre dernier qu’elle aurait des surplus d’électricité d’environ 5,6 TWh en 2008 - (d’où la pénalité de 150 millions de dollars versés à la centrale thermique TCE de Bécancour). Il y a donc des surplus malgré notre
surconsommation d’énergie.

“Tous les gouvernements doivent viser l’autonomie énergétique. En première étape, il y aura toujours la réduction de la consommation qui est la solution la plus efficace et en second lieu, un approvisionnement écologique” de conclure M. Rainville.

Renseignements: Hélène Ouellet, Parti vert du Québec, (514) 303-7750,
1-888-998-8378, info@pvq.qc.ca

Le mercredi 17 septembre 2008
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/September2008/17/c5572.html

materre.ca/ A-t-on vraiment besoin d’une nouvelle centrale?/ (le 17 septembre 2008)

Cécile Gladel

Le projet d’Hydro-Québec sur la rivière La Romaine sur la Côte-Nord fait couler beaucoup d’encre. Roy Dupuis y a fait une virée sous les kodaks du Journal de Montréal. C’est au tour de la Presse d’aborder le sujet. Finalement, est-ce vraiment nécessaire de construire une nouvelle centrale hydro-électrique ?

Alors qu’on parle presque quotidiennement d’efficacité énergétique, d’économie d’électricité, de solaire, d’éolien, Hydro-Québec planifie l’aménagement de la rivière Romaine. Les écolos sont d’un autre avis, ils veulent plutôt la préserver.

Premier point utilisé par les partisans de cette nouvelle centrale. Elle permettrait d’éviter l’utilisation de centrale au charbon aux États-Unis. Des centrales beaucoup plus polluantes, on s’entend. Sauf que je trouve l’argument faible. Pourquoi ne pas arrêter de gaspiller notre électricité à grand coup de sécheuse, chauffage, thermopompe, climatisation, éclairage inutile et plus pour vendre l’électricité économisée aux consommateurs de centrales au charbon ?

Par ailleurs, il ne faut pas négliger les coûts de construction de cette nouvelle centrale : 6,5 milliards de dollars. Plus 996 millions pour acheminer l’électricité. Sans compter les coûts environnementaux détaillés en long et en large par le groupe mené par Roy Dupuis.

Évidemment, il ne faut pas oublier les emplois créés dans une région loin d’être favorisée. La FTQ le rappelle en appuyant le projet. Les ententes avec les autochtones. Mais ne pourrait-on pas créer autant d’emplois en favorisant un développement énergétique plus vert ?

Il est vrai que les centrales hydro-électriques sont moins dommageables que les centrales nucléaires, au charbon. Surtout celles qui sont déjà construites. Mais il ne faut plus renier l’apport d’énergies plus propres et émergentes comme le solaire, l’éolien et la géothermie. N’est-ce pas dans ses secteurs qu’Hydro-Québec devrait investir ? Tout en favorisant l’efficacité énergétique de nos logements, nos appareils, encourager les économies et décourager le gaspillage. Car gaspillage il y a. Regardez autour de vous, surtout en soirée. Regardez le nombre de lumières allumées ? Pour rien. Pour éclairer le ciel et la nuit…

Le mercredi 17 septembre 2008

http://environnement.branchez-vous.com/2008/09/a-t-on_vraiment_besoin_dune_no.html

cyberpresse.ca/ Un projet coûteux/ (Le 17 septembre 2008)

Hélène Baril

La Presse

La construction de quatre barrages sur la rivière Romaine est un des projets les plus coûteux entrepris récemment par Hydro-Québec. Au coût de construction de 6,5 milliards, il faut ajouter l’investissement nécessaire pour acheminer cette nouvelle énergie vers les consommateurs, soit 996 millions, pour un total de 7,5 milliards.

Chaque kilowattheure produit au complexe La Romaine aura un coût de revient de 9,2 cents le kilowattheure pour Hydro. Par comparaison, l’électricité qui sera produite par la centrale nucléaire Gentilly-2 rénovée au coût de 1,9 milliard coûtera 7,2 cents le kilowattheure et celle du projet Eastmain1-A-Sarcelle-Rupert revient à 5 cents le kilowattheure pour un investissement de 5 milliards.

Le coût de production du projet La Romaine se rapproche de celui de l’énergie éolienne, qu’Hydro a accepté d’acheter à 10,2 cents le kilowattheure après son plus récent appel d’offres.

Malgré son coût élevé, la société d’État prévoit que le complexe La Romaine sera très rentable, dès sa mise en production graduelle à la fin de 2014. L’énergie produite, soit 8 milliards de kilowattheures, sera vendue en totalité hors du Québec pendant sept ans, soit jusqu’en 2021. À partir de cette année-là, une partie croissante de l’électricité devrait servir à combler les besoins du Québec.

2,1 milliards de profits

Hydro prévoit encaisser 2,1 milliards de profits nets de la vente de l’énergie produite par La Romaine au cours des 12 premières années de production, ou une moyenne de 175 millions par année. L’ouvrage deviendra de plus en plus rentable à mesure que ses coûts de construction seront amortis, comme c’est généralement le cas pour la production hydroélectrique, et que les prix de l’énergie augmenteront.

Selon les estimations contenues dans l’étude d’impact déposée au BAPE, Hydro compte vendre cette nouvelle énergie qui lui coûte 9,2 cents canadiens à des prix variant entre 7 et 10 cents américains le kilowattheure dans ses marchés d’exportation traditionnels, soit New York, la Nouvelle-Angleterre, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick. Par la suite, l’électricité écoulée au Québec devrait l’être à des prix équivalents à ceux en vigueur dans les marchés extérieurs.

Hydro fait le pari que le prix du gaz naturel, qui dicte le prix de l’électricité dans les marchés voisins du Québec, augmentera de 3% par année et continuera de soutenir des prix élevés pour l’électricité à long terme.

Selon Hydro, les interconnexions existantes, incluant la nouvelle ligne de transport actuellement en construction vers l’Ontario, seront suffisantes pour acheminer cette nouvelle énergie vers les consommateurs.

Le complexe La Romaine viendra ajouter 1550 mégawatts de puissance au réseau d’Hydro-Québec, qui compte au total quelque 40 000, en incluant la production de Churchill Falls au Labrador.
Le mercredi 17 septembre 2008
http://www.cyberpresse.ca/article/20080916/CPENVIRONNEMENT/809160667/6108/CPENVIRONNEMENT

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