LE DEVOIR.COM / Revue de presse de l’Énergie / (le 5 janv. 2009)

L’année 2009 démarre sur une bonne note pour les automobilistes qui voient le prix de l’essence fondre. La volonté politique de s’attaquer aux changements climatiques suivra-t-elle la même trajectoire? Pour s’y attaquer, il en faudra beaucoup.

Cyberpresse.ca / Des éoliennes dans l’Érable en 2010 / (le 29 déc. 2008)

(Victoriaville) Si tout se passe comme prévu, on verra apparaître de premières éoliennes dans le paysage des municipalités de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d’Halifax et de Saint-Pierre-Baptiste quelque part à l’automne 2010.

C’est du moins ce qu’a anticipé Enerfin solidad, l’entreprise spécialisée en énergies nouvelles dont le projet de parc éolien dans la région de l’Érable a été retenu lors du dernier appel d’offre d’Hydro-Québec.

Le projet en tant que tel prévoit la construction de 50 éoliennes d’une capacité de 100 mégawatts chacune, ce qui représente un investissement de l’ordre de 400 millions $. L’érection de ces géantes, qui devrait se faire entre juin 2010 et décembre 2011, entraînera la création de 350 emplois directs dans la région. On dit que 25 de ces emplois seront maintenus une fois les travaux terminés afin d’assurer le bon fonctionnement du parc.

Enerfin a indiqué qu’elle versera une redevance annuelle de 200 000 $ aux trois municipalités concernées par le projet de parc éolien et à la MRC de l’Érable en guise de compensation pour la «pollution visuelle» que pourraient créer ces éoliennes.

Il s’agit d’un troisième projet en Amérique pour la firme qui compte plus de 70 parcs à son actif notamment sur le continent européen. Le maître d’oeuvre d’Enerfin au Canada, Charles de Lasteyrie, a indiqué que le projet de l’Érable sera particulier puisqu’il sera composé d’éoliennes à la fine pointe de la technologie qui seront placées par petites agglomérations un peu partout sur le relief accidenté du territoire.

L’entreprise prévoit rencontrer le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) au cours de l’automne 2009 afin de faire approuver le déroulement des opérations. Il devrait y avoir également des rencontres avec des représentants de l’Union de producteurs agricoles, du Syndicat des propriétaires forestiers et bien entendu des trois municipalités concernées et de la MRC de l’Érable.

Le lundi 29 décembre 2008. http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/centre-du-quebec/200812/26/01-813262-des-eoliennes-dans-lerable-en-2010.php

radio-canada.ca/ Parc éolien Vers un nouveau projet/ (le 23 décembre 2008)

La MRC Rivière-du-Loup, appuyée par la Conférence régionale des élus (CRE), relancera un projet de parc éolien de 200 mégawatts qui s’étendra à tout le Bas-Saint-Laurent, à la suite du désistement de la société torontoise Skypower.

Rappelons que la direction de Skypower a annoncé au début du mois de décembre qu’elle abandonnait son projet de parc éolien de 400 millions de dollars dans la région de Rivière-du-Loup.

La proposition qui sera soumise à Hydro-Québec par la CRE et la MRC de Rivière-du-Loup tiendra compte des aspects social, environnemental et économique afin que le projet réponde aux attentes de tous les résidants de la région.

En janvier, les deux partenaires rencontreront le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, afin de connaître son intérêt à défendre politiquement le projet, qui se veut différent du Bloc communautaire.

Si les négociations avec Hydro-Québec débouchent sur une entente, la MRC de Rivière-du-Loup et la CRE chercheront par la suite un promoteur privé québécois.

Le mardi 23 décembre 2008

http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2008/12/22/006-projet_eolien_riviereduloup.asp

COURRIER FRONTENAC / Le vent dans les voiles / (le 22 déc. 2008)

Au cours de la semaine dernière, des rencontres d’information se sont tenues à Thetford Mines, St-Jean-de-Brébeuf et Kinnear’s Mills concernant le projet éolien Parc des Moulins. Plus de 130 personnes ont pris part à ces soirées au cours desquelles l’équipe de 3Ci énergie a présenté une mise à jour du projet, ainsi que les études environnementales et techniques effectuées jusqu’à présent. « Ces rencontres nous ont permis de rencontrer la population et de répondre à ses interrogations. Ces derniers semblent satisfaits d’avoir la chance d’être écoutés et d’avoir des réponses à leurs questions. Nous voulons être à l’écoute de la population en l’informant des différentes étapes du projet, mentionne le président de 3Ci énergie éolienne, M. Robert Vincent.
À propos du Parc des Moulins
Le projet de la firme 3Ci énergie a été retenu par Hydro-Québec Distribution au mois de mai dernier. Avec 156 mégawatts produits, il s’agit du 3e plus important projet de ce genre à avoir été accepté. Il sera installé dans les municipalités de Kinnear’s Mills, St-Jean-de-Brébeuf et Thetford Mines. 3Ci souligne que l’on peut obtenir des informations sur le projet telles que l’historique, les retombées économiques, le répertoire des fournisseurs, les emplois offerts, les appels d’offres etc. au www.parcdesmoulins.com

Le lundi 22 décembre 2008
http://www.courrierfrontenac.qc.ca/index.asp?section=detail-actualite&ID=128626

radio-canada.ca/ Centrales hydroélectriques Des projets dans le Haut-du-Lac/ (le 17 décembre 2008)

La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean injecte près de 2 millions de dollars pour réaliser une étude de mise en oeuvre de projets de centrales hydroélectriques sur la chute de Val-Jalbert et sur la rivière Mistassini, à la hauteur de Girardville.

L’organisme a été créé par les MRC Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine ainsi que par la communauté innue de Mashteuiatsh, dans le but de profiter de l’autorisation qu’a reçue Hydro-Québec d’acheter un bloc de 150 mégawatts d’électricité provenant de petites centrales hydroélectriques développées par le milieu communautaire.

Les trois partenaires investiront donc chacun 625 000 $ pour réaliser l’étude, qui permettra de dépoussiérer et de préciser l’ampleur de ces projets, qui sont en veilleuse depuis des années. L’étude permettra également de préciser l’ampleur des retombées économiques pour le milieu.

On pense que les deux ouvrages pourraient générer un total de 25 à 30 mégawatts, pour un investissement global de 70 millions de dollars.

La mise en chantier de l’un ou l’autre des barrages ne se fera pas avant au moins trois ans.

Le mercredi 17 décembre 2008

http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2008/12/17/001-barrages-innus.shtml

LA NOUVELLE.NET / Une première éolienne tournera à l’automne 2010 / (le 12 déc. 2008)

Si le vent souffle dans la bonne direction pour la firme Enerfin, une première éolienne tournera à l’automne 2010 et le projet du Parc éolien de l’Érable, Éoliennes de l’Érable, sera complété en 2011.La session d’information tenue par le représentants de la firme Enerfin, promoteur du Parc éolien de l’Érable, a permis à une soixantaine de citoyens de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d’Halifax, de Saint-Pierre-Baptiste et des municipalités environnantes d’en connaître davantage sur les détails et retombées du projet. Un parc éolien à la fine pointe de la technologie, représentant un investissement de 400 millions $ et créant plus de 350 emplois pour les habitants de la région de l’Érable.
Le Parc éolien de l’Érable fait partie des 15 projets retenus par Hydro-Québec, suite à l’appel d’offres lancé en 2005, pour générer ensemble 2 000 MW d’ici 2015. Comptant 50 éoliennes d’une capacité de 100 MW, ce projet représente un investissement de 400 millions $ dont une grande partie sera réinjectée localement et dans la province. Un montant annuel de 200 000 $ sera notamment versé aux trois municipalités concernées et à la MRC qui pourront le réinvestir pour les services aux citoyens (activités, infrastructures, éducation, etc.). Durant sa construction, prévue entre juin 2010 et décembre 2011, le Parc éolien créera de nombreux emplois pour les gens de la région (fondation et montage d’éoliennes, installations de câbles d’électricité) alors que près de 350 postes directs seront à combler. Par la suite, l’opération du parc nécessitera environ 25 emplois permanents pendant un minimum de 20 années.

Fidèle aux nombreux projets développés par Enerfin qui possède et gère plusieurs installations éoliennes en Europe (plus de 70 parcs) et en Amérique, le chef de projet Canada, Charles de Lasteyrie, a indiqué que le Parc éolien de l’Érable se démarquera aussi par sa bonne intégration dans le milieu et par l’utilisation des technologies les plus avancées et les plus respectueuses de l’environnement.

«Il s’agit de notre troisième projet en Amérique. Nous avons réalisé un premier parc de 150 MW au Brésil comptant 76 aérogénérateurs et nous en construisons un autre en Arizona, aux États-Unis. Celui que nous ferons dans l’Érable est d’assez faible densité et sera installé par grappes en raison du vallonnement du milieu. Ce sera un parc très aéré», de faire savoir M. de Lasteyrie pour répondre à certains résidants s’inquiétant de la concentration de ces gigantesques infrastructures notamment dans le secteur de Vianney. M. de Lasteyrie a précisé qu’il y aura plusieurs autres rencontres avec les citoyens et les propriétaires à mesure de la progression du dossier. «Nous serons également impliqués dans le comité de suivi qui se mettra en marche en janvier avec la MRC de l’Érable, le Syndicat des propriétaires forestiers, les gens de l’UPA et les municipalités afin de bien intégrer le projet au milieu. D’autres rencontres sont aussi à prévoir, notamment avec les gens d’affaires de la région, permettant ainsi aux entrepreneurs de connaître les occasions d’affaires et d’en maximiser toutes les retombées».

Le chef de projet s’est dit optimiste par rapport à l’échéancier alors que des études environnementales et d’ingénierie poussées sont actuellement en cours. Le projet sera soumis aux audiences du BAPE à l’automne 2009. «Techniquement, si tout est en règle, la phase d’exploitation débutera en décembre 2011».

À l’issue de cette première rencontre, le préfet de la MRC de l’Érable, Donald Langlois, s’est plutôt dit satisfait des réponses obtenues aux questions soulevées. «Il reste quand même certaines interrogations concernant les études de paysages et d’impact mais le promoteur a dit qu’il rectifierait le tir lors de prochaines rencontres. La compagnie a également démontré une certaine ouverture pour le déplacement de quelques éoliennes».Pour M. Langlois, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un projet qui doit avoir lieu. «Il est important pour notre milieu en raison de sa création d’emplois et de ses redevances pour le secteur municipal et les propriétaires», a-t-il conclu.

Le vendredi 12 décembre 2008.
http://www.lanouvelle.net/article-283344-Une-premiere-eolienne-tournera-a-lautomne-2010.html

LA PRESSE CANADIENNE / Une parc d’éoliennes sera en production aux Iles-de-la-Madeleine dans 3 ans / (le 12 déc. 2008)

CAP-AUX-MEULES, Québec — Un parc de cinq à six éoliennes de 55 mètres de hauteur devrait être en production aux Iles-de-la-Madeleine, dans trois ans.

C’est ce qui ressort de la planification en cours chez Hydro-Québec, pour répondre aux recommandations formulées par la Régie de l’Energie en 2006, afin de réduire la dépendance au mazout et les émissions de gaz à effet de serre.

La société d’Etat lancera bientôt un appel d’intérêt pour la production de cinq megawatts d’énergie éolienne et un appel d’offres formel suivra au printemps selon le maire de la municipalité des Iles-de-la-Madeleine, Joel Arseneau. Il souhaite un partenariat avec l’éventuel producteur retenu afin de maximiser les retombées économiques dans le milieu.

Hydro-Québec vise à réduire ses coûts d’exploitation de la centrale thermique de Lavernière, tout en prolongeant la durée de vie utile de ses moteurs fonctionnant au diésel grâce à l’énergie éolienne.

La société d’Etat, qui s’associera à une des trois firmes internationales spécialisées en couplage éolien-diésel, sera d’ailleurs maître-d’oeuvre du projet.

Le vendredi 12 décembre 2008.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5hP9xIXscBVctnumCHp9E3UwnoRRA

CYBERPRESSE.CA / Le parc éolien des Moulins soulève des craintes / (le 11 déc. 2008)

(Thetford Mines) Si, depuis qu’il est connu et a été présenté au public, le projet de parc éolien des Moulins dans la région de Thetford Mines, Saint-Jean-de-Brébeuf et Kinnear’s Mills faisait l’objet d’une acceptation sociale quasi unanime, une certaine inquiétude était palpable chez quelques-unes des 75 personnes présentes à une séance d’information tenue à Thetford Mines mardi soir, à l’initiative même de la firme 3Ci énergie éolienne.

Un des participants s’est questionné sur le besoin réel d’énergie électrique sous-tendant la construction du Parc des Moulins et sur une dévaluation éventuelle des propriétés voisines. Un autre s’est fait plus direct: «Il y en a certainement qui vont perdre. Iriez-vous vous construire à proximité d’un parc d’éoliennes? Ça détruit les paysages. C’est différent pour le propriétaire qui reçoit des redevances, mais c’est autre chose pour le voisin qui va avoir ça dans la face pour les 20 ou 40 prochaines années. Une éolienne n’a rien d’une grosse marguerite contrairement à ce qu’écrivait un éditorialiste de la région», a lancé ce propriétaire de chalet et de terrains.

«Nous avons voulu faire un projet au maximum en harmonie avec le milieu. Ce parc d’éoliennes représente une valeur ajoutée économique et touristique intéressante», a rétorqué le président de la firme 3Ci Énergie éolienne, Robert Vincent.

Des retombées annuelles d’un million $ attendent les trois municipalités concernées tout comme les propriétaires fonciers où seront érigées les éoliennes.

Présent dans la salle, la maire de Thetford Mines, Luc Berthold, a salué la démarche de 3Ci et a parlé d’un projet social intéressant de nature à contribuer à traverser les moments difficiles.

Transparence

Ce sont les dirigeants de la firme 3Ci Énergie éolienne eux-mêmes qui tenaient à ces réunions d’informations à Thetford Mines, Saint-Jean-de-Brébeuf et Kinnear’s Mills, par souci de transparence. Cette même transparence qui fera que, dans quelques jours, les résultats de l’étude de faisabilité se retrouveront sur le site internet du Parc des Moulins, une initiative saluée par Robert Demers, de SNC-Lavalin. «J’ai de nombreux clients et cette façon de faire de 3Ci est unique. C’est le seul de mes clients qui procède ainsi.»

M. Demers a informé les gens présents de l’étude d’impact rendue dans sa phase finale soulignant que tout était objet à examen notamment le potentiel archéologique, l’aspect économique, les paysages, l’ambiance sonore, le milieu forestier et agricole, le tourisme et les télécommunications.

La faune fait aussi l’objet d’une attention particulière notamment les ravages de cerfs de Virginie qui seront évités. La présence d’aigles royaux, de faucons pèlerins ou de pygargues à tête blanche doit être prise en compte. Le recensement de chauves-souris fait aussi partie de la démarche.

M. Demers a précisé qu’on dénombrait la perte d’une chauve souris et de 0,5 oiseau annuellement par éolienne.

Le 11 décembre 2008
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/economie/200812/11/01-809523-le-parc-eolien-des-moulins-souleve-des-craintes.php

CYBERPRESSE.CA / Le premier parc éolien du Québec est restauré / (le 9 déc. 2008)

(Matane) Le premier grand parc éolien aménagé au Québec il y a 10 ans, celui de Le Nordais à Cap-Chat et à Saint-Ulric-de-Matane dans l’Est du Québec, sera restauré par des travaux d’entretien de plusieurs millions de dollars.

Jusqu’ici, la moitié des 131 éoliennes mises en service - mais qui ne produisaient pas le potentiel de 100 MW prévu initialement - ont été restaurées. Les travaux doivent prendre fin l’an prochain.Un bâtiment sera aussi construit dans le parc industriel de Matane pour faciliter l’entretien des éoliennes ainsi que pour la flotte de camions de l’entreprise. La firme albertaine Canadian Hydro Developers (CHD) a acquis le parc éolien Le Nordais en 2007, pour 120 millions $. Construit par Axor en 1999 au coût de 160 millions $, ce parc bénéficie d’un contrat de 25 ans avec Hydro-Québec, qui prend fin en 2033.

Au Québec, les premiers pas en matière de développement éolien remontent à la fin des années 70, lorsque des ingénieurs d’Hydro-Québec ont expérimenté des nouveaux types d’éoliennes à axe vertical aux Îles-de-la-Madeleine et à Cap-Chat, qui n’ont toutefois pas eu de suite commerciale.

Autres projets

Trois des huit parcs éoliens du premier appel d’offres d’Hydro-Québec, qui doivent être installés d’ici 2012, sont en exploitation, ceux de Cartier Energie à Baie-des-Sables, Carleton-sur-Mer (Innergex) et de l’Anse-à-Valleau-Gaspé (100,5 MW), pour des investissements de près de 2 milliards $. Six des huit parcs éoliens ont été octroyés à Cartier Énergie et deux à Northland Power. La mise en service du parc éolien de 150 MW de Northland Power à Saint-Ulric et à Saint-Léandre, près de Matane, qui devait avoir lieu en décembre 2007, a été reportée à la deuxième moitié de 2009. Le parc de 72 éoliennes sera finalement érigé avec plus de 18 mois de retard sur son échéancier initial. Hydro-Québec recevra 3 millions $ en pénalités.

Cartier Énergie a accumulé un délai dans l’aménagement de son parc éolien de 150 MW des Méchins, en Haute-Gaspésie, dont la mise en activité était initialement prévue pour décembre 2009. La société d’État a aussi signé 15 autres contrats d’approvisionnement en électricité dans le cadre de son appel d’offres de 2000 MW avec des promoteurs qui devront obtenir les autorisations environnementales et celles des instances municipales concernées avant de procéder au début des travaux. Les dates de début des livraisons d’électricité s’échelonneront de 2011 à 2015. Ces projets représentent des investissements de l’ordre de 5,5 milliards $.

Le mardi 9 décembre 2008.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/200812/08/01-808562-le-premier-parc-eolien-du-quebec-est-restaure.php

CYBERPRESSE.CA / La construction se met au vert / (le 8 déc. 2008)

À l’heure du recyclage et de la valorisation des matières résiduelles, certains chantiers de construction se mettent au vert en faisant transformer leurs résidus de bois en copeaux plutôt que de les brûler sur place.

«Certaines villes du Québec n’émettent plus de permis de brûlage, ce qui oblige les entrepreneurs à valoriser les résidus de bois. On veut sensibiliser les gens à cette solution», explique Gabrielle Fontaine, de la compagnie Broyage mobile Estrie. Cette entreprise d’Ascot Corner dessert déjà plusieurs régions du Québec: Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Gaspésie et Estrie, et traite 18 000 tonnes par année de résidus de bois.

Broyage mobile Estrie compte parmi sa clientèle des entrepreneurs forestiers, des centres de tri, des constructeurs et des propriétaires forestiers privés. Elle transforme la biomasse forestière en copeaux pour les revendre aux papetières, aux exploitants de sites de compostages et aux fabricants de paillis forestier.

«Nous, on offre un service complet sur place. On transporte notre machinerie sur le chantier, où on peut traiter 25 tonnes de résidus à l’heure», dit Mme Fontaine, au cours d’une conférence de presse sur un chantier de construction du Nord de Sherbrooke.

Une pelle mécanique alimente un immense broyeur, qui rejette ensuite les copeaux dans une semi-remorque, prête ensuite à aller livrer sa marchandise.

«Et c’est moins cher que de brûler les résidus! Moi, je travaille depuis 27 ans en forêt et j’ai toujours trouvé épouvantable le gaspillage de la biomasse, sans compter la pollution due au brûlage», souligne Mme Fontaine.

«Il faut être conscient que c’est de la matière valorisable et qu’en la récupérant on crée également de l’emploi», ajoute-t-elle.

Gilbert Martel, entrepreneur en déboisement, estime que la valorisation des résidus de bois est plus avantageuse que le brûlage et lui revient moins cher.

«Pendant qu’eux récupèrent mes résidus de bois, moi je peux faire autre chose. En plus, on n’a plus de problème avec la fumée que dégage les feux, surtout en ville», illustre-t-il. La Ville de Sherbrooke pourrait-elle elle aussi interdire le brûlage sur son territoire?

«C’est le genre de chose qu’on doit regarder», répond Christine Fliesen, chef de la division environnement.«On encourage ce type d’initiative. Mais déjà, nos urbanistes travaillent avec les entrepreneurs pour préserver des espaces verts et garder les boisés», ajoute la jeune femme.

Le vendredi 8 décembre 2008.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/200812/08/01-808418-la-construction-se-met-au-vert.php

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