Chapleau
Une centrale électrique alimentée par les résidus forestiers devrait voir le jour à Chapleau.
Le projet de 56 millions de dollars créera une trentaine d’emplois directs et une centaine d’autres en retombées diverses dans la communauté de 3000 personnes. La centrale de Chapleau brûlera des résidus forestiers à température élevant, qui se transformeront en gaz et produiront 10 mégawatts d’électricité.
Le promoteur du projet, Laurent Lacroix, explique que son groupe a combiné des technologies européennes, américaines et ontariennes pour créer une usine unique en Amérique du Nord.On est cependant encore loin de la première pelletée de terre. Les responsables doivent encore conclure des ententes avec les représentants de l’industrie forestière, ferroviaire et des Premières Nations et obtenir des permis environnementaux.

Les promoteurs espèrent obtenir des subventions gouvernementales. Le maire adjoint de Chapleau, André Biham, croit que la province a intérêt d’investir dans de telles initiatives, puisqu’elle veut fermer ses centrales au charbon d’ici à 2014 et se tourner davantage vers la production d’énergie renouvelable.
Le jeudi 18 décembre 2008.
http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2008/12/17/005-biomasse-electrique.shtml
Décembre 18, 2008 | Catégorie:
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C’est triste de constater que notre pauvre industrie forestière canadienne affronte une énième crise, entraînant à nouveau fermetures d’usines et pertes de dizaines de milliers d’emplois. En pleine crise financière internationale, ce secteur devrait plutôt servir de locomotive économique pour soutenir le pays. La Suède, pays nordique et forestier comme le Canada, s’apprête à briser ses liens avec le passé en utilisant une partie de son patrimoine forestier à d’autres choses que la fabrication de bois de sciage ou de pâte à papier. Au cours du 21e siècle, elle veut développer son indépendance pétrolière en transformant ses forêts en biocarburants, lesquels sont en passe de devenir les matériaux les plus précieux et les plus convoités du monde. L’idée est géniale et elle pourrait inciter le Canada à transformer également une partie de ses forêts en or vert et ainsi, ouvrir une filière économique pouvant créer plus de richesse collective avec le bois canadien. Pour y arriver, il faudrait par contre que les compagnies forestières et les gouvernements aient le goût de travailler ensemble et vouloir se diriger vers ce type de technologies de pointe pour consolider ce secteur économique névralgique, caractérisé historiquement par des cycles à très fortes variations entre gros profits et périodes de misère.
Augmentation de 200 %
C’est le moment de se décider car l’information provenant de la première conférence internationale sur les biocarburants, tenue en novembre dernier à Sao Paulo, mentionnait que leur utilisation augmenterait de 200 % d’ici 7 ans pour passer de 55 milliards à 162 milliards de litres par année. Par solidarité Nord-Sud, il faudrait remplacer les agrocarburants de première génération par d’autres de deuxième génération, centrés sur l’utilisation de la biomasse de champignons, d’algues ou de produits forestiers. Le Canada est tout désigné pour prendre le leadership dans ce domaine à cause de ses immenses richesses forestières. Les possibilités de développement sont énormes. On vient juste de découvrir que le champignon Trichoderma reesei peut digérer la cellulose des arbres pour faire des sucres transformables en éthanol. Des chercheurs américains s’intéressent aux microbes d’intestin de termites, de longicornes asiatiques ou de wallabies pour trouver les meilleurs procédés de transformation des arbres en bioéthanol. Ces nouvelles technologies peuvent également améliorer la protection de l’environnement. Aux Pays-Bas, par exemple, des chercheurs font pousser des algues marines dans des atmosphères riches en gaz carbonique pour en faire des biocarburants. Pensez un peu à l’utilité de cette approche pour des provinces comme l’Ontario ou pour les États qui produisent leur électricité avec des centrales au charbon ! Ce sont près de telles centrales que les bioréacteurs d’algues devraient s’implanter pour utiliser ce fameux gaz carbonique au lieu de l’envoyer dans l’atmosphère.
Si une petite compagnie des Cantons de l’Est s’apprête à transformer les vieux poteaux de téléphone en biocarburants, je ne vois pas pourquoi les grosses compagnies forestières du Canada ne pourraient pas faire encore mieux avec les produits forestiers. Voilà une bonne occasion d’utiliser notre argent public pour encourager les compagnies intéressées à réorienter leurs procédés industriels, au lieu de subventionner les agrocarburants à base de maïs et de blé qui sont partiellement responsables de la crise alimentaire mondiale. Rappelons-nous qu’en 2007, certaines surfaces agricoles ont servi à fabriquer 26 milliards de litres d’éthanol aux États-Unis, 20 milliards de litres au Brésil, 7.4 milliards de litres dans les pays asiatiques et 2.3 milliards de litres dans l’Union européenne. Chez nous, la transformation de la biomasse forestière en éthanol assurerait pour des décennies une stabilisation d’emplois forestiers et la création d’une richesse qu’il nous serait plus profitable de partager entre nous, partenaires en développement durable.
jbergeron@ledroit.com
Le mardi 9 décembre 2008
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/mode-de-vie/200812/09/01-808725-lor-vert-des-forets-canadiennes.php
Décembre 9, 2008 | Catégorie:
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Une nouvelle coopérative des Etchemins veut faire la preuve de rentabilité des énergies vertes en milieu forestier.
Formée cet été, la coop Agrifor-Energie a produit ses premières tonnes de biomasse, à partir d’une plantation et d’une forêt mature coupée à blanc.
Ces terrains occupent une vingtaine d’hectares. Jusqu’à présent, plus de 250 tonnes de biomasse ont été livrées dans une usine de cogénération de Boralex ainsi que dans l’entreprise Produits Forestiers D.G. de Sainte-Aurélie, située dans le comté de Bellechasse, en Chaudière-Appalaches.
“Ces expériences permettront d’établir les rendements de biomasse, le seuil de rentabilité et les besoins particuliers des entreprises”, a dit Bernard Poulin, directeur général de la coopérative.
Agrifor-Energie, qui regroupe près de 40 membres ayant déboursé 500 $ chacun en parts sociales de qualification, entend poursuivre plus loin l’expérimentation avec la fabrication, sur mesure, d’une déchiqueteuse. La biomasse est produite à même les déchets des parterres de coupe, qui sont transformés en copeaux.
Cette production a lieu en certains endroits du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de l’Outaouais. Ainsi, par exemple, l’hôpital, la polyvalente et certains bâtiments municipaux de la ville d’Amqui seront bientôt chauffés avec quelque 4 000 tonnes de résidus forestiers par année.
Le vendredi 14 novembre 2008
http://www.visiondurable.com/article-271957-Une-coop-des-Etchemins-extraie-ses-premieres-tonnes-de-biomasse.html
Novembre 15, 2008 | Catégorie:
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La faible qualité du bois des terres publiques et son éloignement sont deux handicaps majeurs qui minent la compétitivité de l’industrie forestière québécoise. Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir le Conseil qui la représente faire campagne, à la faveur des élections, pour réclamer qu’on réduise davantage le prix du bois en forêt publique.
On le sait, nos régimes forestiers successifs ont toujours été essentiellement basés sur l’utilisation immédiate et à faible coût de volumes de bois toujours plus importants, chaque fois plus au nord, sans qu’on ait le souci, au moment approprié, de mettre en place les conditions permettant de remplacer nos forêts les plus productives, au sud et à proximité, par des forêts aménagées, facilement accessibles.
Il est aisé de comprendre que les coûts d’approvisionnement de l’industrie forestière ne cessent d’augmenter : la récolte se fait de plus en plus « haut » sur la carte, où les arbres coûtent de plus en plus cher à cueillir et à transporter. Pour compenser la hausse de ces coûts de récolte et de transport, l’industrie obtient des réductions sur les droits de coupe et les autres frais liés à l’aménagement et à la protection des forêts.
Cela revient à dire que l’État donne son bois pour pallier son inefficacité passée et celle de l’industrie à soutenir un aménagement intensif des forêts à proximité des usines, à la différence de ce que font nos concurrents avec succès. Une récente étude réalisée par Price Waterhouse Coopers démontre ces faits : le Québec maintient tant bien que mal (et plutôt mal ces temps-ci) sa position concurrentielle en se contentant de droits de coupe très en dessous de la moyenne mondiale.
Par le passé, les Américains n’ont d’ailleurs jamais manqué de reprocher au gouvernement des provinces canadiennes, y compris le Québec, de subventionner l’industrie en lui octroyant le bois récolté sur les terres publiques à des prix ridiculement bas. On se souviendra au demeurant que le Canada et les États-Unis mettaient fin, en 2006, à un dur conflit qui les opposait sur les exportations de bois d’œuvre au sud du 45e parallèle.
Il serait toutefois plus exact de dire que les deux pays se sont alors entendus sur une trêve dans une longue guerre commerciale qui les divise depuis des décennies. Il y a fort à parier cependant que le conflit du bois d’œuvre renaîtra si le Québec ne réussit pas à réformer son système de tarification des bois, ce à quoi le ministère des Ressources naturelles et de la Faune travaille sérieusement depuis deux ans.
Certes, on peut comprendre le souci du gouvernement de ne pas fragiliser une industrie mal en point. Mais, à trop faire de compromis pour amoindrir les craintes et les difficultés actuelles des usines en place, on risque de transformer des concepts normalement orientés vers le futur et le développement durable en politiques dignes d’un passé qu’on croyait révolu. On repoussera également aux oubliettes l’émergence d’un secteur forestier adapté aux nouvelles réalités de l’approvisionnement.
Un autre modèle d’exploitation est pourtant possible. La forêt du sud du Québec, l’« autre forêt », qui pousse sur des sols plus fertiles autour de nos villes et villages pourrait être davantage aménagée, « cultivée », « jardinée », pour fournir une multitude de biens et services demandés par la population, à commencer par des billes de bois de qualité ainsi que les précieux emplois et les non moins précieuses retombées qui viennent avec.
C’est toutefois un modèle tout à l’opposé de celui de l’industrie forestière. Au lieu de réduire la valeur du bois au strict minimum, il suppose plutôt qu’on valorise cette ressource renouvelable par excellence et qu’on favorise la valeur de nos forêts les plus proches. Ce modèle a aussi le mérite de mieux reconnaître le travail des forestiers qui cultivent nos forêts, dont les nombreux propriétaires de forêts privées familiales, les grands oubliés de la crise actuelle, qui ont pourtant encaissé des pertes de revenus de près de 60 % en trois ans!
Si le ministre des Ressources naturelles disait vrai, dans ses propositions, en écrivant que le gouvernement souhaite « un nouveau régime forestier [qui] assure un aménagement durable des forêts et [qui] concoure à l’innovation à tous les niveaux », y compris avec une « sylviculture intensive », il tirera un meilleur parti de ce modèle dans sa réforme. Mais il lui faudra alors faire fi des opportunistes qui profitent de la crise pour abuser de la situation et aller réellement de l’avant avec une réforme audacieuse et sans complaisance.
À l’heure des consultations sur la forêt de demain, il faut donc souhaiter que le gouvernement écoute les producteurs de bois de la forêt privée et leurs propositions, qui permettraient tout à la fois de réformer le régime forestier sur les terres publiques sans pour autant hypothéquer l’activité forestière sur les terres privées.
Nous sommes en effet de ceux qui croient que La forêt pour construire le Québec de demain (titre du Livre vert) ne doit surtout pas en être une où l’État « donne » le bois, mais celle où on valorise cette ressource renouvelable et la mise en valeur de nos forêts les plus proches.
Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs de bois du Québec
Pierre Lemieux, vice-président général de l’UPA
Le mercredi 12 novembre 2008
http://www.lavoixdusud.com/article-270537-Crise-forestiere-evitons-les-erreurs-du-passe.html
Novembre 12, 2008 | Catégorie:
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Opinion
Brûler nos forêts pour faire de l’énergie? - Dérapage potentiel à l’horizon
Patrick Nadeau, Biologiste, responsable de la foresterie Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec
Nicolas Mainville, Biologiste, directeur de la conservation à la Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec
C’est maintenant officiel: le Québec produira sous peu de l’électricité… en brûlant nos forêts. Nombreux sont ceux et celles qui n’ont pas vu passer, mercredi dernier, l’adoption officielle d’un règlement permettant à Hydro-Québec de lancer un appel d’offre pour 125 mégawatts provenant de la combustion de biomasse forestière.
Cela représente pourtant un changement considérable: autant dans les pratiques d’aménagement forestier que dans le dossier énergétique du Québec. Si les potentiels de développement économique de cette filière sont importants, les possibles impacts environnementaux le sont tout autant, et ce, principalement car Québec se précipite à la hâte sans fixer de balises claires.
Déchets sources de vie
En juillet dernier Québec lançait des appels d’offres pour récolter dans les forêts publiques ce que certains considèrent comme des déchets. Les scientifiques vous diront que ces «déchets» sont en fait l’engrais principal de nos forêts et qu’ils jouent un rôle crucial dans la régénération de celles-ci et dans le maintien de la biodiversité forestière. Dans le monde forestier, on appelle «biomasse forestière» tout ce qui n’est pas commercialisable sous forme de bois ou de pâtes. Arbres morts ou brûlés, espèces non commerciales, branches, feuilles, arbustes, résidus à l’usine… tout y passe. Tant dans les zones de coupe que dans les zones de feux, le gouvernement accorde maintenant des volumes indéterminés de biomasse forestière (et ce, gratuitement!) pour la combustion et la vente à Hydro-Québec.
Hypothéquer la productivité
Autrefois présentée comme énergie de substitution au mazout lourd, la biomasse vient, par contre, avec ces nouveaux appels d’offres, s’insérer subtilement dans les rangs des sources d’énergie achetées par Hydro-Québec, au même titre que le nucléaire de Gentilly-2 et le gaz naturel de Bécancourt. Or, une semaine avant l’adoption de ce règlement, des recherches provenant du même ministère des Ressources naturelles et de la Faune montraient que certaines régions du Québec sont particulièrement vulnérables à l’extraction de la biomasse forestière. Cette étude montre que la biomasse n’est pas seulement un engrais pour les forêts, mais aussi le meilleur tampon contre les pluies acides, encore virulentes dans le sud du Québec. La récolte de la biomasse, si mal gérée ou effectuée dans des zones à risques, vient hypothéquer la régénération des forêts.
Brûler nos forêts pour combattre
les changements climatiques?
Plusieurs promoteurs présentent la filière biomasse comme étant «carbone neutre» du fait que les arbres que l’on brûle vont à terme repousser et recapter le carbone libéré grâce à la photosynthèse. Or plus d’un siècle sera nécessaire avant de pouvoir recapter tout le carbone émis lors de la combustion, tandis que la lutte contre les changements climatiques doit être immédiate. Il nous paraît essentiel d’évaluer globalement l’apport de cette filière à la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) et sa concordance avec le Plan québécois sur les changements climatiques.
Établir les règles du jeu
En dépit de cette pression supplémentaire sur nos écosystèmes forestiers et de cet ajout majeur aux pratiques forestières jugées admissibles au Québec, le programme a été adopté à la hâte, se trouvant ainsi évincé des débats actuels entourant la Commission parlementaire sur l’avenir de la foresterie québécoise. Nous croyons qu’une telle orientation doit passer sous la loupe du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) afin d’établir des balises strictes tant sur les objectifs du programme que sur les pratiques
admissibles.
Le Québec se trouve devant une nouvelle filière qui présente d’intéressants potentiels. Or il en ressort que plusieurs questions planent encore sur cette filière, au moment même où les appels d’offres pour le bloc de 125 mégawatts sont lancés. Devant ces inconnues, nous demandons au gouvernement d’agir dans la plus grande prudence. Ce n’est qu’en consultant la population et en établissant des balises claires que cette filière pourra prendre son essor au Québec.
Le mardi 11 novembre 2008
http://www.ledevoir.com/2008/11/11/215342.html
Novembre 11, 2008 | Catégorie:
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Les décideurs de la circonscription d’Abitibi-Ouest ont cerné différents enjeux qui, selon eux, devront être débattus lors des élections provinciales. Sans étonnement, la crise forestière se retrouve au coeur des préoccupations.
Le président de la Chambre de commerce d’Amos-région, Réal Bordeleau, aimerait notamment être fixé au sujet de la question du transfert des contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de la scierie Optibois de Barraute vers Matériaux Blanchette d’Amos et de l’usine de Launay vers la scierie Landrienne.
M. Bordeleau souhaite aussi obtenir des précisions sur l’avenir de l’usine Temlam d’Amos, fermée il y a plus d’un mois. « On s’atttend à avoir un coup de pouce au niveau du gouvernement quant au démantèlement, et qu’on va sécuriser les approvisionnements pour continuer à opérer », dit-il.
Pour le préfet Daniel Rancourt, la valorisation de la biomasse forestière est aussi un enjeu important. « On a une entreprise sur le territoire qui est Cyclofor et il faut débloquer avec eux l’accès à la matière biomasse, soit les parterres de coupes des compagnies », indique-t-il.
Daniel Rancourt souhaite également que les candidats s’attardent à la situation des agriculteurs sur son territoire. Selon lui, les producteurs bovins doivent vendre à perte leur produit depuis trop longtemps.
Le lundi 10 novembre 2008
http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2008/2008/11/06/017-enjeux-abitibi-ouest.shtml
Novembre 11, 2008 | Catégorie:
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La Coopérative forestièrer de la Matapédia vient de recevoir une aide financière de 490 000$ pour soutenir un laboratoire rural visant la mise en valeur de la biomasse forestière. C’est la vice-première ministre du Québec, Mme Nathalie Normandeau, qui en a fait l’annonce le 22 octobre 2008 dans le cadre de la politique nationale de la ruralité 2007-2014.
Ce laboratoire va premettre la réalisation d’un projet expérimental dans la mise en valeur du potentiel de la biomasse forestière, tout particulièrement en ce qui a trait aux résidus forestiers. Ces résidus devant servir au chaffage de bâtiments institutionnels dans les milieux ruraux.
La première étape est un projet de démonstration concernant le centre hospitalier, l’école polyvalente et la Ville d’Amqui. On dotera ces institutions de chaufferies modernes fonctionnant à la biomasse forestière et on les reliera par un réseau de distribution de chaleur. Le défi concerne la dimension connaissance et innovation technologique, procécéds de récolte, broyate, séchage, stockageg, transport, évaluation des divers types de chaufferie et d’installations, évaluation des approvisionnements et de l’efficacité des réseaux, et mise au point de modèles d’affaires et de partenariats.
La seconde étape vise à produire des études de préfaisabilité et de faisabilité pour installer cinq chaufferies supplémentaires après alayse des besoins énergétiques pour les municipalités de la MRC de la Matapédia.
Le promoteur du projet vise, par ce laboratoire rural, le développement d’une expertise en ce qui concerne les chaufferies de plus petites dimensions dans une optique de la recherche de rentabilité, peu importe la taille des opérations.
L’aide financière provient de la mesure mise en place de laboratoires ruraux issue de la Politique nationale de la ruralité 2007-2014 afin de soutenir des projets précuserseurs et d’envergure. «Je suis très fière de souligner la qualité du projet soumis par la Coopérative forestière de la Matapédia. Voilà un exemple concret d’innovation qui met en valeur le potentiel forestier qui existe dans la Vallée de la Matapédia. Je souhaite ardemment que ce laboratoire devienne une source d’inspiration pour les communautés rurales du Québec», a mentionné madame Normandeau. Jusqu’à présent, suite à l’appel de projets tenu entre octobre 2007 et mars 2008, 14 projets se partagent une enveloppe de plus de 6 millions de dollars.
Le projet de la coopérative forestière de la Matapédia est une belle façon d’essayer de se débarasser de notre dépendance au pétrole avec ce que l’on retrouve ici au Québec.
Le lundi 27 octobre 2008
http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/19288
Octobre 27, 2008 | Catégorie:
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Selon le ministère des Ressources naturelles, le processus d’appel de candidatures pour la récolte de biomasse forestière pourrait se mettre en branle dès la fin décembre.
Les entreprises désireuses de se lancer dans la récolte de biomasse pour produire de l’énergie devront s’entendre avec les forestières pour la récolte du bois.
Les Conférences régionales des élus (CRÉ) seront alors appelées à recommander les meilleurs projets au ministère.
La CRÉ régionale dit donc se préparer en conséquence. Elle souhaite avoir un portrait complet de la situation avant de se lancer dans la gestion des appels d’offres.
« Ils ne nous ont rien demandé encore officiellement. Il n’y a rien d’écrit là-dessus. Honnêtement, on en est plus à se préparer, dans l’éventualité où ça devrait nous arriver », indique la directrice générale de la CRÉ, Martine Rioux.
Il y aurait près de 1,8 million de mètres cubes de biomasse forestière disponibles en Abitibi-Témiscamingue selon le ministère des Ressources naturelles. Seul le Saguenay-Lac-Saint-Jean possède un plus grand potentiel d’exploitation.
Le lundi 27 octobre 2008
http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2008/10/24/003-biomasse-forestiere.shtml
Octobre 27, 2008 | Catégorie:
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Près de 14 millions de tonnes de branchages seraient abandonnées après les coupes en forêt.
(Québec) Québec vient d’autoriser Hydro-Québec à lancer un appel d’offres pour la production de 125 MW à partir de la biomasse forestière, considérée comme une énergie renouvelable. Au moment même où deux des rares usines de cogénération québécoises sont fermées, faute d’approvisionnement.
La production d’énergie à partir des résidus forestiers est généralement considérée comme «carbone neutre», mais ne va pas sans impact sur l’environnement et de grandes difficultés pour la rendre entièrement renouvelable. Qui plus est, le coût des installations est passablement élevé. Or, disent les critiques, Québec se lance dans cette filière sans vision globale et en improvisant alors que le gouvernement devrait agir avec la plus grande prudence.
Crise forestièreÀ preuve, les usines du Fonds de revenu Boralex-Énergie d’une capacité de 35 MW, en Abitibi, et de 28 MW au Lac-Saint-Jean, ne produisent plus en raison du manque de matières premières. Celles-ci utilisent les résidus de coupe et du bois. Les fermetures d’usines causées par la crise forestière sont la source du problème.«Nous avons exprimé nos craintes au gouvernement. C’est bien de créer une nouvelle industrie, mais il ne faudrait pas en tuer une autre», soutient Patricia Lemaire, directrice des communications. Le Fonds Boralex n’est pas le seul à éprouver des difficultés. La Société de cogénération de Saint-Félicien peine aussi à trouver des ressources suffisantes.
La situation serait différente pour ce nouvel appel d’offres, puisque «la biomasse viendrait surtout des forêts», explique Pascal D’Astous, le porte-parole du ministre des Ressources naturelles. On estime que près de 14 millions de tonnes de branchages seraient abandonnées sur les parterres de coupe des forêts du Québec, sans parler de ce qu’on retrouve dans les parcs à biomasse.
Denis Trottier, député péquiste de «la circonscription la plus forestière du Québec», trouve le principe «excellent», mais aussi que «ça manque d’encadrement». «La biomasse en forêt, c’est plus complexe et plus coûteux. La récolter à un prix viable, ce n’est pas si évident. Si on veut développer cette industrie, il faudrait des projets-pilotes dans différents secteurs du Québec.»
«Il y a un marché, mais ça prend des connaissances avant de se lancer à corps perdu là-dedans.» Sinon, craint le député, la biomasse forestière ira rejoindre la filière éolienne au rang des bonnes idées mal exploitées.
Surtout, souligne M. Trottier, que plusieurs questions demeurent en suspens. Notamment, à qui appartient la biomasse? Aux forestières qui ont les permis de coupe, à l’État ou à la société civile?
Reste que la production d’énergie à partir de la biomasse va demeurer marginale. «Ça ne peut pas devenir notre source principale. Il ne faudrait pas arriver à couper des arbres pour produire des résidus forestiers. Je pense qu’on peut le faire de façon correcte, mais il faut que ce soit bien encadré», estime Steven Guilbeault, le porte-parole d’Équiterre.
Une énergie propre très répandue en Europe
L’utilisation de la biomasse pour produire de l’énergie est couramment répandue en Europe, en raison de l’indépendance énergétique qu’elle procure par rapport au pétrole et de son faible impact en émissions de gaz à effet de serre. Ce qui n’empêche pas un groupe écologiste d’appeler Québec à la plus grande prudence.
La combustion de résidus forestiers pour produire de l’énergie est généralement considérée comme carbone neutre. Dans la mesure où l’utilisation de la biomasse évite l’utilisation de produits pétroliers et que le gaz carbonique (CO2) dégagé par la combustion est réabsorbé par d’autres végétaux pour leur croissance. Qui plus est, sa combustion à haute chaleur produit des rejets moins importants que la décomposition sur place, souligne Marc-Brian Chamberland, porte-parole d’Hydro-Québec.
Toujours un impact
Peu importe la façon dont on cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie, «il va toujours y avoir un impact sur l’environnement, fait valoir Chantal Beauchamp, professeure au département de phytologie de l’Université Laval. C’est pourquoi il faut analyser tous les paramètres et prendre le temps de réfléchir. Ce qui ne veut pas dire d’être paralysé et de ne rien faire non plus.»
La Société pour la nature et les parcs (SNAP) demande d’ailleurs à Québec d’évaluer plus sérieusement sa stratégie d’utilisation de la biomasse sous l’égide du BAPE. Si on récolte toute la biomasse au sol, qui agit comme engrais et base naturelle à la régénération des forêts, les écologistes craignent qu’on hypothèque des écosystèmes forestiers qui subissent déjà de fortes pressions.
Un avis partagé par le gouvernement canadien dans ses documents sur la biomasse. «Il ne faut cependant pas négliger les problèmes liés au reboisement, à l’utilisation des terres et de l’eau, à la qualité des sols, à l’érosion et à la pollution. La production d’énergie, ajoutée à celle du bois et du papier, peut mettre en danger le renouvellement des ressources forestières, déjà compromis par les pratiques passées de l’industrie. L’énergie de la biomasse doit être un produit cultivé et non extrait. Sinon, elle risque de joindre les rangs du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour devenir une autre source d’énergie non renouvelable.»
Le vendredi 10 octobre 2008
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/200810/09/01-28178-energie-a-partir-de-la-biomasse-quebec-accuse-dimproviser.php
Octobre 10, 2008 | Catégorie:
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Biomasse forestière à des fins énergétiques: dérapage potentiel à l’horizon
La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) demande à Québec d’évaluer plus sérieusement sa stratégie d’utilisation de la biomasse forestière à des fins énergétiques, suite à l’adoption officielle aujourd’hui d’un règlement permettant à Hydro Québec Distribution de lancer un appel d’offre pour 125 mégawatts provenant de la combustion de biomasse. Ce n’est qu’en consultant la population et en établissant des balises claires que cette filière pourra prendre son essor au Québec.
Décisions hâtives aux risques élevés
La récolte de biomasse forestière à des fins énergétiques représente un changement majeur dans les pratiques d’aménagement forestier au Québec. Or la question a été évincée lors des débats entourant la construction du nouveau régime forestier, et le programme gouvernemental sur cet enjeu a été adopté à la hâte, alors que se tient la commission parlementaire sur l’avenir de la foresterie au Québec. « Il y a là un non-sens et c’est pourquoi nous sommes d’avis qu’une évaluation stratégique sous l’égide du BAPE doit être tenue dès maintenant afin d’établir des balises strictes tant sur les objectifs de l’utilisation de la biomasse que sur les pratiques admissibles », soutient Nicolas Mainville, directeur de la conservation pour la SNAP Québec.
Des pratiques potentiellement désastreuses pour nos forêts.
La biomasse forestière agit comme engrais et comme base essentielle à la régénération de nos forêts lorsqu’elles subissent des perturbations humaines ou naturelles. De la récolter pour la brûler vient hypothéquer plusieurs mécanismes cruciaux à la remise en productivité de cette richesse naturelle. «Plusieurs de nos écosystèmes forestiers subissent déjà de fortes pressions. Il ne faudrait pas que la récolte de biomasse soit la goutte qui fasse déborder le vase», précise Patrick Nadeau, responsable du dossier foresterie à la SNAP Québec.
Les dernières études à ce sujet montrent d’ailleurs que la récolte de biomasse peut avoir des impacts sur la biodiversité tout en contribuant de façon importante à l’acidification des sols et en affectant la fertilité des sols à long terme. La vulnérabilité de certaines régions du Québec à l’extraction de la biomasse a été soulevée par ces études. La SNAP est donc d’avis que les projets de récolte de biomasse forestière soient exclus des régions du Québec vulnérables à l’acidification des sols et des sites trop fragiles pour la récolte.
Brûler nos forêts pour sauver le climat ?
La SNAP Québec est très préoccupée par les arguments stipulant que la biomasse soit une solution miracle afin de lutter contre les changements climatiques. Plusieurs promoteurs présentent d’ailleurs cette filière comme étant « carbone neutre », sans toutefois mentionner que plus d’un siècle est nécessaire avant de pouvoir recapter tout le carbone émis lors de la combustion. « Il nous apparaît essentiel qu’une évaluation indépendante fasse le bilan du cycle du carbone total impliqué dans la récolte de biomasse, de la récolte à la combustion, afin d’évaluer l’apport de cette filière à la diminution des émissions de GES et sa concordance avec le Plan québécois sur les changements climatiques » ajoute M. Mainville.
Principe de précaution
Le Québec est devant une nouvelle filière qui présente d’intéressants potentiels. Or il en ressort que plusieurs questions planent encore sur le potentiel de développement durable de la filière biomasse, au moment même où les appels d’offres pour le bloc de 125 mégawatts sont lancés.
Devant ces inconnus, la SNAP demande au gouvernement d’agir dans la plus grande prudence, de procéder à une évaluation indépendante pour l’établissement du bilan du cycle du carbone total impliqué de la récolte de la biomasse à sa combustion, d’éviter les zones à risque et de consulter l’ensemble de la population sur cette nouvelle façon de faire qui pourrait avoir de graves conséquences si mal gérée.
– 30 –
Renseignements:
Sophie Paradis
SNAP - Coordonnatrice aux communications
(514) 278-7627 poste 221
Octobre 9, 2008 | Catégorie:
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