LES AFFAIRES.COM / Biomasse: important projet de Cascades en France / (le 25 juin 2008)

Un important projet de production d’électricité à partir de biomasse sera mené en France par la firme Cascades.

Géré par Cofathec, une filiale de Gaz de France, le projet Cégaz permettra à l’usine de cartons plats couchés de Cascades de réduire, à compter de 2010, de 7500 tonnes ses émissions de CO2 tout en produisant 40 millions de kWh d’électricité.

Cette production d’électricité sera réinjectée dans le réseau de transport d’électricité français. Daniel Parrot, directeur général de Cascades S.A., Division La Rochette, souligne que la technologie de gazéification de bois préconisée par le projet Cégaz constitue une innovation mise en oeuvre pour la première fois en France et sera financée, au coût de 30 millions d’euros, par le groupe Gaz de France.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du deuxième appel d’offres portant sur des unités de cogénération initié en France par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), dans le but d’atteindre les objectifs français en matière de production d’énergie renouvelable.

L’annonce du projet Cégaz coïncide, note-t-il, avec un autre geste concret pour la sauvegarde de l’environnement posé par Cascades La Rochette, soit le démarrage d’un nouveau turbo-alternateur fonctionnant également grâce à la biomasse. Ce projet de cogénération a nécessité des investissements de deux millions d’euros et engendre une production de 5,4 MWh d’électricité.

http://www.lesaffaires.com/article/0/environnement/2008-06-24/479524/biomasse-important-projet-de-cascades-en-france.fr.html
Le mercredi 25 juin 2008.

UN SOUTIEN POPULAIRE DE STEVEN GUILBAULT ET FRANÇOIS TANGUAY

L’appui de la population québécoise à l’éolien dépasse de loin l’appui à toute autre forme de production d’énergie. STEVEN GUILBAULT ET FRANÇOIS TANGUAY

M. Guilbault est directeur sortant de Greenpeace-Québec et M. Tanguay a été directeur de Greenpeace Québec, de 1994 à 1997, ainsi que régisseur à la Régie de l’énergie, de 1997 à 2007.

Nous avons eu droit dans La Presse, il y a deux semaines, à une série de textes sur l’énergie éolienne, ou plutôt son développement au Québec, de la part du journaliste Patrick Lagacé. Nous avons été sidérés de constater à quel point cette série d’articles n’offrait qu’une analyse très partielle de la filière éolienne. Nous nous proposons donc de donner ici un point de vue différent de celui de M. Lagacé.
L’un des arguments principaux avancés par certains opposants, que reprend en long et en large M. Lagacé, se résume à peu près ainsi : «Nous aimons l’éolien mais nous ne voulons pas en voir», le fameux syndrome du «pas dans ma cour». Toujours si on suit ce raisonnement, toutes les éoliennes devraient être installées à la Baie-James ou sur la Côte-Nord. Ces régions possèdent en effet un excellent potentiel éolien et il est à prévoir que des projets y verront le jour. Cela étant dit, plus l’énergie est produite loin d’où elle est consommée, plus elle coûte cher puisqu’il faut la transporter sur des centaines, voire des milliers de kilomètres.
Il en va de même pour la taille des projets. Nous sommes très favorables au développement de l’éolien communautaire et nous saluons la volonté du gouvernement du Québec de réserver un bloc substantiel, soit 500 mégawatts, pour son développement. Il faut dans ce cas aussi réaliser que ces projets coûtent plus cher en terme de dollars investis par unité d’énergie produite. Donc, si nous devions au Québec ne faire que des petits projets communautaires dans le sud et les grands projets loin dans le nord, cela aurait inévitablement pour effet de faire augmenter les tarifs d’électricité d’Hydro-Québec. Or, M. Lagacé et les opposants seraient les premiers à déchirer leurs chemises si Hydro-Québec augmentait les tarifs d’électricité à la suite de l’implantation de projets plus coûteux.

Consommation et efficacité énergétique

Il y a eu une moyenne annuelle de presque 50 000 mises en chantier domiciliaires depuis l’an 2000. Cela a provoqué une hausse constante de la demande d’électricité. En passant, toutes ces résidences ont été construites sous un code du bâtiment que l’on promet de mettre à jour depuis des années. Malgré une augmentation de la part de l’efficacité énergétique dans notre assiette d’approvisionnements, il faut ajouter de nouveaux moyens de production. Mais il faut savoir que nos maisons sont plus grandes que jamais, équipées d’appareils de toutes sortes, souvent plus grands que la génération précédente. Nous semblons avoir perdu de vue que l’énergie la moins dispendieuse est celle dont nous ne créons pas le besoin.
Comme c’est le cas pour l’éolienne, la majorité des nouveaux besoins énergétiques sont comblés par des appels d’offres. Cette démarche est encadrée par la Régie de l’énergie et des bureaux de comptables neutres et indépendants. Ce processus a été établi par voie d’audiences publiques devant la Régie. Une série de critères doivent êtres rencontrés pour être éligibles à ces appels d’offres. Solidité financière, retombées régionales et quantité d’énergie livrable garantie en sont quelques-uns.

Plus l’énergie est produite loin d’où elle est consommée, plus elle coûte cher puisqu’il faut la transporter sur des centaines voir des milliers de kilomètres.

Oui, ces propositions sont secrètes. C’est là le propre d’une telle démarche. Cela assure les meilleurs prix aux meilleures conditions, tel que précisé dans les différents décrets encadrant cet ensemble de démarches. M. Lagacé a raison, il s’agit de centaines de millions de dollars, d’où la nécessité, dans l’intérêt public, d’une démarche compétitive.
Appui à l’éolien

Les articles de M. Lagacé ont beaucoup fait mention de ceux qui s’opposent à l’éolien et, à leur lecture, il serait facile de croire que la population du Québec en entier se dresse d’une seule voix contre ce nouvel envahisseur qu’est le développement de l’éolien. Or, la réalité est tout autre puisque plusieurs études démontrent que l’appui à l’éolien dépasse de loin l’appui à toute autre forme de production d’énergie (quatre pour un dans les cas de petites centrales hydroélectriques, sept pour un dans le cas du gaz naturel, et huit pour un dans le cas du nucléaire).
Quelles sont nos options?

Le nucléaire, le gaz naturel comme le Suroît? Importer de l’électricité produite à partir du charbon de l’Ontario ou des Etats-Unis? D’autres grands barrages dans le Grand Nord québécois? Ce n’est pas parce qu’un projet est proposé dans une région ou une autre qu’il sera nécessairement retenu par Hydro-Québec, parce qu’au-delà du prix, parmi les facteurs que doit considérer la société d’État on note l’acceptabilité sociale et des critères de développement durable. De plus, le développement éolien est issu d’une volonté politique exprimée à la fois par le gouvernement du Québec et par le soutien de l’ensemble de la population.

Communiqués

Activités à venir

Liens Externes