CANOË.COM / La Côte-Nord devra patienter / (le 17 nov. 2008)

Le développement énergétique s’étalera de 2015 à 2035.
SEPT-ÎLES | Le fameux Plan Nord de Jean Charest ressemble de plus en plus à un miroir aux alouettes qui fera saliver la prochaine génération mais en attendant, les gens de la Côte-Nord n’ont rien de concret à se mettre sous la dent.
Devant une centaine d’invités au nouveau quai de transport intermodal près de l’aluminerie Alouette à Sept-Îles, le chef libéral a annoncé qu’il compte demander à Hydro-Québec d’ajouter 3 500 mégawatts à son portefeuille de développement énergétique pour la période s’étalant de 2015 à 2035. Cette commande s’ajoutera aux 4 500 mégawatts déjà en préparation dans le carnet de commande de la société d’État.
Jean Charest n’a toutefois donné aucun détail des rivières qui seront arnachées pour obtenir cette nouvelle puissance. Il a seulement précisé que 700 mégawatts proviendront de l’énergie éolienne, hydrolienne et solaire.Le seul nouveau projet qui se réalisera à court terme est l’ajout d’une troisième turbine de 400 mégawatts sur la rivière Sainte-Marguerite. Après avoir parlé du projet SM-2, Jean Charest a dû corriger : il s’agit bien de SM-3.
«Le Grand Nord possède un potentiel que nous sommes décidés de développer à sa pleine valeur pour créer de la richesse sur la Côte-Nord et pour tous les Québécois, en plus de produire de l’énergie propre», a répété le chef libéral.
Propagande politique
Pour convaincre une centaine d’invités de la justesse de son Plan Nord, Jean Charest leur a projeté la vidéomontage très partisane, qui avait servi au lancement de son projet au conseil général du PLQ en septembre. Une vidéo où il remplit l’écran. Un mélange des genres qui a fait sourciller.
«Je trouve indécent qu’il se serve de cette vidéo pour faire la propagande politique. M. Charest lance de la poudre aux yeux aux gens de la Côte-Nord. Il se moque d’eux», a répliqué la députée péquiste actuelle Lorraine Richard.
La mairesse de Fermont, Lise Pelletier, est partie déçue de ne pas avoir entendu parler de développement routier, comme la route 389 qui mène à sa municipalité nordique. Ou la 138 que les habitants de la Côte-Nord désespèrent de voir améliorée jusqu’à Québec.
Le chef libéral estime que le meilleur moyen de voir l’amélioration de ces routes est de développer de grands projets. «Il faut qu’il y ait du développement économique pour pouvoir avoir ce genre d’infrastructures. Un suit l’autre dans beaucoup de cas», dit Jean Charest. Le chef libéral est passé en coup de vent à Gaspé pour visiter une usine de fabrication d’éoliennes. En soirée, il était à Matane avec Nathalie Normandeau pour une assemblée partisane. Aujourd’hui, Jean Charest sera à Jonquière avant de s’envoler pour Val-d’Or dimanche.
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/lequebecvote/archives/2008/11/20081115-080903.html
Le lundi 17 novembre 2008.
Commentaires
Laissez un commentaire