PORTAIL QUÉBEC / Développement de la filière éolienne / (le 30 juin 2008)
QUÉBEC, le 27 juin /CNW Telbec/ - Le député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, a transmis aujourd’hui ses commentaires au ministère des Ressources naturelles relativement au projet de règlement publié dans la Gazette officielle du Québec concernant le prochain appel d’offres de deux blocs de 250 mégawatts d’énergie éolienne, l’un réservé aux projets autochtones et l’autre à des projets communautaires.
Dans ses commentaires, le député de Jonquière juge que la cible à 60 %
de contenu québécois est insuffisante. «Il s’agit d’un jeu d’illusion. Quand on regarde attentivement la répartition des coûts dans la fabrication et l’installation d’une éolienne, on observe que le 60 % est atteint avec la fabrication du mât, des pales et de l’installation, notamment le béton et l’acier pour la fixer au sol. Le 60 % ne doit pas être vu comme une cible, mais plutôt comme un plancher. Une cible de 85 %, par exemple, serait plus juste», a déclaré Sylvain Gaudreault.
Le député rappelle que la fabrication des composantes à haute teneur
technologique et les investissements dans la recherche et développement
constituent le véritable enjeu.
Il se désole de voir que des entreprises multinationales ont récemment
choisi d’établir des installations de R & D aux Etats-Unis. «Le gouvernement du Parti Québécois a fait le choix de développer, avec les régions, un créneau d’excellence éolien afin de faire du Québec un pôle économique et mondial en la matière parce qu’au Parti Québécois, nous croyons aux capacités des développeurs d’ici. Or, actuellement, le manque de vision et de fermeté du gouvernement Charest fait en sorte que le Québec est en train de passer à côté du développement le plus
structurant à long terme dans l’industrie éolienne», a déploré le député de Jonquière.
Par ailleurs, le porte-parole du Parti Québécois se questionne sur le prix maximum de 9,5 cents/KWh exigé par le projet de règlement aux développeurs de projets communautaires pour vendre à Hydro-Québec l’énergie produit par un parc éolien de 25 MW.
Des études de faisabilité démontrent que la viabilité économique de ce
type de projet est compromise à moins de 10,5 ou 11 cents/KWh.
«Pourquoi le gouvernement impose-t-il un prix plafond à 9,5 cents ?
Agir ainsi, c’est limiter la rentabilité des projets communautaires et c’est
agir en sens contraire de l’objectif visé par l’appel d’offres. Il faut espérer
qu’il ne s’agit pas d’un choix délibéré du gouvernement Charest pour décourager les communautés afin que ce type de projets ne voient jamais le jour», a souligné Sylvain Gaudreault.
Le député de Jonquière demande aussi à ce que le contrôle de propriété des projets communautaires soit de l’ordre d’au moins 50 % pour la communauté, identique à ce qui est prévu pour les projets autochtones. «Il s’agit d’une question d’équité, d’une part, mais d’autre part, il faut s’assurer que les projets communautaires ne servent pas de simple façade à des grands promoteurs. Ils ont déjà eu leur appel d’offres», a conclu Sylvain Gaudreault.
Le lundi 30 juin 2008.
Commentaires
Laissez un commentaire