LE SOLEIL / Boralex sème à tout vent (le 19 déc. 2007)
Les projets ne manquent pas pour Boralex. Après le Québec, l’Ontario, les États-Unis, la France et l’Espagne, voilà que le fabricant d’énergie a des visées en Colombie-Britannique et en Italie. De quoi redonner une poussée à son titre boursier.
Il faut dire que, depuis un an, l’action de la société québécoise est méconnaissable à la Bourse de Toronto. Il y a un an, elle valait 10 $. Le mois dernier, elle a atteint un sommet à 19 $. Hier, le titre a terminé la journée à 16,40 $. Pour l’heure, la société spécialisée dans la production d’énergie exploite 22 sites au Québec, aux États-Unis et en France. La capacité totale de son portefeuille s’élève à 347 mégawatts (MW).
Au Québec et aux États-Unis, par l’entremise du Fonds de revenus Boralex qu’elle détient à 23 %, Boralex exploite 10 centrales de production d’énergie hydroélectrique, thermique et de cogénération à base de résidus de bois ou de gaz naturel. Les sites affichent une capacité de production totale de 230 MW.
En France, Boralex possède notamment sept parcs éoliens pour une production totale de 103 MW. En Espagne, Boralex fait dans l’énergie solaire. La société compte une participation dans un projet de 5 MW (4000 maisons) avec un partenaire espagnol. Ce projet pourrait même atteindre une capacité de production de 100 MW d’ici cinq ans.
L’an dernier, sur des revenus de 120 millions $, Boralex a dégagé un bénéfice net de 15 millions $, ou 50 ¢ par action. Cette année, plusieurs analystes s’attendent à ce que les profits nets atteignent les 17 millions $ sur un chiffre d’affaires de 160 millions $.
Alors, intéressant le titre de Boralex? Évidemment, répond l’analyste Daniel Shteyn de Valeurs mobilières Desjardins. Selon ce dernier, le portefeuille énergétique de Boralex devrait grossir de façon importante au cours des prochaines années.
D’une part, le Fonds de revenus Boralex (BPT.UN) pourrait être bientôt vendu. Boralex, qui possède déjà 23 % des parts de ce fonds, est un sérieux prétendant, croit l’analyste. L’an dernier, le Fonds de revenus Boralex a généré des revenus de 115,2 millions $ et un bénéfice net de 58 ¢ par part.
D’autre part, à Windsor, en Ontario, la société mettra en service dès l’an prochain trois premiers sites éoliens de 10 MW chacun. Un total de neuf sites est prévu d’ici la fin de 2009. En Colombie-Britannique, Boralex lorgne des petites centrales hydroélectriques. On parle de projets dont la puisance pourrait varier entre 10 et 50 MW.
En Italie, la société fondée par Bernard Lemaire dit discuter avec trois firmes de développement dans le secteur éolien. La taille des projets étudiés varierait entre 10 à 50 MW. Plus près de nous, Boralex et Gaz Métro veulent construire un parc éolien de 375 MW sur les terres du Séminaire de Québec à Beaupré. Les deux partenaires participent à l’appel d’offres de 2000 MW lancé par Hydro-Québec. Les noms des gagnants seront connus au printemps.
Le site de la Seigneurie de Beaupré regorge d’ailleurs d’un potentiel de vents important. D’après Boralex, la capacité instalée d’éoliennes sur ce site pourrait atteindre les 1800 MW. D’ici 2011, Boralex espère ainsi tripler la production de son portefeuille énergétique. L’objectif : détenir plus de 1000 MW de capacités sous contrats.
Ce qui fait dire à l’analyste Robert Kwan de RBC Marché des capitaux que le titre de Boralex s’appréciera en raison de la diversification de son portefeuille et de la montée de la popularité de l’énergie éolienne en Europe et en Amérique du Nord. Au cours des 12 prochains mois, l’analyste s’attend à ce que le titre de Boralex gagne la barre des 20 $.
Et si Boralex ajoutait bel et bien les 650 MW prévus à son portefeuille actuel? Là, l’analyste estime que le prix du titre de Boralex devrait grimper à 22 $. Chez Valeurs mobilières Desjardins, l’analyste Daniel Shteyn fixe un prix cible de 20 $.
http://www.cyberpresse.ca/article/20071219/CPSOLEIL/71218199/6254/CPSOLEIL
Le mercredi 19 décembre 2007.
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