CANOE / Réduction des gaz à effet de serre : La France, un exemple d’énergie éolienne pour le Québec (le 31 oct. 2007)

La France pourrait être un exemple en matière d’énergie éolienne pour le Québec. C’est ce qu’a démontré Bernard Saulnier, ancien chercheur de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, lors du Colloque sur l’énergie éolienne et les tarifs équitables organisé à la Biosphère de Montréal. M. Saulnier remplaçait au pied levé Bernard Chabot, le réputé analyste français des politiques tarifaires en matière d’énergie éolienne qui a été retenu en France.

M. Saulnier rappelle que la France connaît depuis plusieurs années une croissance marquée de l’éolien. «Nous avons certainement quelques leçons à apprendre de nos cousins français», affirme-t-il. Selon M Saulnier, l’objectif à long terme de la France est de diminuer de 75% l’énergie produisant des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 et d’augmenter de 21% l’énergie de source renouvelable d’ici 2010.

Une voie plus verte qui semble être soutenue par Nicolas Sarkozy, le président de la République française, qui a affirmé, le 25 octobre dernier, à la suite du Grenelle de l’environnement, vouloir faire des efforts soutenus pour contrer les effets négatifs des changements climatiques.

Avantages et les inconvénients

Après avoir présenté les diverses options qui ont été analysées puis adoptées par la France, M. Saulnier s’est permis d’étaler les différents avantages et inconvénients, tant pour le gouvernement que pour le réseau d’Hydro-Québec et, finalement, pour les consommateurs.

« L’énergie éolienne est insensible au prix du pétrole. Donc, en plus de ne pas être soumise aux variations des coûts de combustibles, l’énergie éolienne présente un coût très faible pour l’environnement », explique-t-il. Bernard Saulnier ajoute que l’implantation de ce marché au Québec propose des avantages économiques et sociaux intéressants au chapitre de la création d’emplois et de nouveaux revenus.

Mais le tableau ne peut pas être aussi rose. Parmi les inconvénients à considérer, M. Saulnier explique qu’il est difficile de prévoir les coûts, les prix et les différentes filières de production d’énergie à long terme. «L’investissement éolien peut devenir un gros risque si l’investisseur peut ne pas parvenir à rentabiliser le prix de ses éoliennes», juge M. Saulnier. Un autre inconvénient de taille reste l’acceptation ou non par l’opinion publique que l’énergie éolienne devienne une composante du paysage québécois. Le syndrome du « oui, mais pas dans ma cour » prend alors tout son sens.

Si Bernard Saulnier juge ne pas être en mesure de savoir si un système d’énergie éolienne est applicable au Québec, il soutient que la France reste tout de même un excellent exemple de réussite.

Le mercredi 31 octobre 2007
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2007/10/20071031-084905.html

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